chapitre 35: J'ai décidé d'être heureuse parce que c'est bon pour la santé (même si ce n'est qu'ephémère)

La fin de semaine s'est passée normalement, banale et ennuyeuse... Anaelle a toujours ce sourire accroché aux lèvres et cela m'inquiète de plus en plus, pourquoi elle ne fait rien? Cette question commence à m'obséder, je m'imagine les pires scénarios débattant pour savoir lequel est le plus probable. Les suppositions fusent sans les réponses...
Mais ce soir je décide de mettre tout ça de coté et de m'endormir sereinement. Demain c'est samedi, et qui dit samedi, dit surprise de Bill en perspective! Alors au revoir les questions et bonjour les rêves.

.....

La musique de ma radio vient chasser les quelques restes d'une nuit plutôt calme. Au son de la mélodie je me réveille doucement et consens à m'extirper de mes draps encore chaud. Je descends les marches pour arriver dans la cuisine où je me prépare un bol de lait bien chaud alors que mes yeux s'habituent difficilement à la lumière du jour.


Quentin: hé bé t'es déjà debout!
Moi: pourquoi y'a quoi d'étonnant à ça?
Quentin: juste le fait qu'il soit que 8h du mat'
Moi: hein? Non c'est pas possible

Je me jette sur l'horloge la plus proche et lis avec stupéfaction que mon frère dit vrai.

Moi: mais c'est pas vrai... bon je vais aller me recoucher alors
Quentin: même pas en rêve
Moi: et pourquoi ça?
Quentin: parce que maman et papa doivent rentrer cette aprèm et qu'ils nous ont demandé hier de ranger la maison
Moi: ah oui j'avais complètement zappé
Quentin: ça t'a pas de mal à le zappé hein!

En guise de réponse je lui tire la langue et bois mon bol de lait chocolaté. Je prend tout le temps de me préparer histoire que mon frère est déjà commencé à faire sa part de travail parce que je sais très bien que sinon il va me regarder faire. Après avoir traîné une bonne demi heure je viens l'aider et bien sur on se dispute.

Quentin: mais tu le fais exprès ou quoi? Je viens de ranger la vaisselle et toi tu la remets sur la table
Moi: forcément quand on met les assiettes à la place des poêles j'suis obligée de tout ressortir pour remettre tout ça correctement. J'me demande desfois si tu vis ici toi
Quentin: pfff de toute façon y'a toujours un truc qui va pas
Moi: bizarrement qu'avec toi, ça doit être le fruit du hasard non? Et puis juste pour te prévenir tes bouquins de voiture, de jeux vidéos tu les fait disparaître du salon s'te plait
Quentin: attends y'a pas que moi qui les lis
Moi: ah bon? Et qui d'autres?
Quentin: bé heu... Sara de temps en temps
Moi: mais bien sur et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu
Quentin: exactement
Moi: tu m'exaspères
Quentin: mon Dieu! Madame est exaspérée! Fuyons alors!

Ça aurait encore pu durer des heures interminables si la sonnette de l'entrée de s'était pas faite entendre. Je regarde Quentin interrogative, pourtant on n'attend personne, il hausse les épaules n'en sachant pas plus que moi et je me décide donc à aller voir. Une fois la porte ouverte je reste interdite quelques secondes, le temps de réaliser qui est devant moi, puis le moment de surprise passé je saute au cou de ce bel inconnu que je rêvais de revoir. Je retrouve son odeur, ses mains douces, sa respiration chaude, je le retrouve...

Moi: tu m'as tellement manqué
Bill: toi aussi


Nous restons ainsi enlacé dans l'encadrement de ma porte d'entrée, je ne veux pas le lâcher par peur que ça ne soit qu'un rêve éveillé mais les toussotements de mon frère m'y obligent.

Quentin: heu... c'est qui?

C'est vrai que je n'ai finalement parlé de Bill à personne, même pas à ma mère...

Moi: c'est Bill mon copain et Bill voici Quentin mon petit frère
Quentin: qui est plus grand qu'elle quand même
Bill: ^^ salut (il sait quand même dire "salut" en français^^)
Quentin: salut

Je le fait entrer et referme la porte derrière nous, je le fais asseoir au salon. Pendant que mon frère trop content d'avoir une bonne raison d'arrêter de ranger s'exile dans sa chambre.

Moi: mais comment ça se fait que tu sois là?
Bill: c'est ma surprise, alors tu l'aimes?
Moi: qui? La surprise ou toi?
Bill: les deux
Moi: alors sans hésitation c'est oui


Il s'approche de moi et passe sa main sur ma joue. C'est horrible comme ce contact m'a manqué, je ferme les yeux sous ce sentiment de bien être retrouvé. Je sens ses lèvres se poser délicatement sur les miennes alors que son autre main s'évertue à me rapprocher de lui. Très vite je passe mes jambes de chaque coté de sa taille. Ses deux mains sont passées sous mon tee shirt dans mon dos brûlant, nous échangeons un baiser tellement désiré qu'aucun de nous deux n'arrive à y mettre fin. Finalement je dépose de simples bisous dans son cou qu'il m'offre en balançant sa tête en arrière, je sais qu'il aime ça, il soupire de plaisir. Puis il attrape mon menton pour relever ma tête et ainsi plonger mes yeux dans les siens, il me regarde intensément comme si c'était la dernière fois et me souffle

Bill: je t'aime

Je n'ai pas le temps de lui apporter une réponse car ses lèvres posées sur ma bouche m'en empêchent. Moi aussi je l'aime, je l'aime tellement! Il vient nicher sa tête dans mon cou et son souffle me fait frissonner mais je suis bien, là, dans ses bras. Je pourrais y rester des heures durant... Après plusieurs minutes à s'être nourri uniquement de la présence de l'autre, je romps le silence.

Moi: comment t'as pu venir? Vous êtes pas en promo normalement?
Bill: si mais j'ai harcelé David pour qu'il me donne mon week end avec l'aide des autres quand même. Tom a pas arrêté de le faire chier en se pointant systématiquement en retard, Georg lui a balancé toutes ses blagues les plus pourries et Dieu sait qu'il en a, et Gustav a fait la grève du réveil, le matin il a lutté pour rester tard au lit comme nous. Donc voila comment je me suis retrouvé ici.
Moi: il faudra que je les remercie alors. Mais d'ailleurs ils sont où là?
Bill: à Paris
Moi: ils font la promo sans toi?
Bill: oui
Moi: mais ça va pas paraître suspect?
Bill: en faite dernièrement j'ai ma voix qui faiblit donc il faut que je me repose
Moi: ok je vois! C'est pas bien de mentir
Bill: si tu veux pas que je mente alors je repars si y'a que ça
Moi: non non c'est bon, on va faire avec
Bill: je préfère ça


Il vient me déposer un léger baiser et ressert son étreinte autour de moi.

Moi: on monte dans ma chambre?
Bill: ok


Je descend de sur lui et lui prends la main pour qu'il me suive. Dans les escaliers on croise Sara qui se réveille, elle a encore la marque de l'oreiller sur la joue. Quand elle remarque la présence de Bill elle s'arrête quelques secondes et me regarde avec de grands yeux étonnés.

Sara: mais c'est le garçon bizarre de la dernière fois?
Moi: oui c'est lui
Sara: ok

Et elle continue son chemin vers la cuisine. Le matin Sara est aussi lucide que moi, Bill rigole de sa réaction et on rentre dans ma chambre. Il s'installe sur mon lit et tapote la place juste à coté de lui pour que je vienne le rejoindre. Ce que je fais sans me faire prier, instinctivement je me calle sur son torse, ma tête sur son coeur et ma main lui caressant le ventre. On discute pendant près de 2 heures de ce qui s'est passé pendant cette longue séparation. Il me dit que David a apparemment compris que notre relation est sérieuse et que malgré ses réticences finalement il sait que je ne suis pas une opportuniste. En réalité il a peur pour le groupe, c'est pour ça qu'il ne lui a pas parlé d'Anaelle. Je comprends sa réaction même si au début elle a été plutôt violente. Il me dit aussi que Tom a revu Carla et qu'étonnamment il ne sait rien passé, ils ont juste discuté. Mais d'après lui Tom a peut être trouvé la personne qui le fera changer, il parle d'elle différemment des autres filles. Et Georg est toujours avec Jeanne, ils sont follement amoureux mais la distance commence à vraiment poser problème, Jeanne a beaucoup de mal à supporter de le voir si occasionnellement. S'il savait à quel point moi aussi je souffre de le voir si peu de fois mais je préfère ne rien dire, ça n'avancerait à rien à part le faire culpabiliser. Quant à Gustav il ne s'est toujours trouvé personne mais son coté solitaire lui permet de rester joyeux et de rigoler sur le sujet. La sonnerie de mon téléphone vient couper court à notre discussion, sur l'écran s'affiche le nom de Maxime.

Moi: allo
Max: coucou ça va?
Moi: oui et toi?
Max: très bien, c'était pour te rappeler que vers 4 heures cette aprèm on avait une répét au centre
Moi: j'avais complètement oublié
Max: je sais bien c'est pour ça que je t'appelle donc c'est ok?
Moi: heu attends une seconde *m'adressant à Bill* ça te dis de me voir danser?
Bill: oui pourquoi?
Moi: parce que cette aprèm tu vas en avoir l'occasion
*à Max* c'est ok mais j'aurais un invité
Max: quel genre d'invité?
Moi: tu verras
Max: ok à tout à l'heure
Moi: bisous
Bill: c'était qui?
Moi: Maxime
Bill: Maxime?
Moi: oui Maxime un ami avec qui je vais danser cette aprèm
Bill: ah et c'est qu'un ami?
Moi: non c'est mon amant en faite et je vais te le présenter dans quelques heures! Mais bien sur que c'est qu'un ami, faut que tu arrêtes de te poser autant de questions
Bill: je peux pas m'en empêcher, on se voit pas souvent et j'ai toujours peur que tu en ais marre de m'attendre et que t'ailles voir ailleurs
Moi: mais non Bill je t'assures que je n'ai aucune envie d'avoir un autre petit ami que toi, tu es le seul pour qui mon coeur bat.
Bill: je t'aime tu sais
Moi: oui je sais


Il vient loger sa tête dans mon cou et y dépose de doux baisers, il remonte lentement vers ma bouche et finit par m'embrasser. Au début notre embrassade est superficielle mais il ne tarde pas à demander l'entrée de ma bouche, pour faire durer le plaisir je lui refuse malheureusement que trop peu de temps car mon envie me submerge. Il vient s'allonger sur moi et entremêle nos jambes, du bout des doigts je lui caresse le dos et remonte vers ses omoplates. Nos lèvres se séparent et il les dépose sur mon ventre en remontant vers ma poitrine, pendant ce temps là ses mains s'évertuent à dégager le chemin de sa bouche en relevant mon tee shirt. Finalement il le retire complètement, il regarde chaque parcelle de mon corps mis à nu et recommence là où il s'était arrêté, je soupire de désir mais je ne cesse pas pour autant de poser mes yeux sur lui. Le voir ainsi m'excite encore plus mais maintenant c'est à moi de lui faire plaisir. Je remonte son visage jusqu'au mien et l'embrasse furtivement pour ensuite échanger nos positions, je me mets à califourchon sur lui et cette fois ci c'est moi qui lui retire son tee shirt. Je reste en position assise et avec mon index je retrace le contour de ses muscles, en commençant par les pectoraux puis par ses abdominaux. Son regard est brûlant, je refais le même chemin mais à la place de mon index c'est ma bouche qui s'y trouve. Je m'attarde sur ses tétons ce qui à le don de lui arracher des souffles de désir, puis je descend lentement vers son ventre et passe ma langue à la lisière de son boxer. Je sais qu'il n'en peut plus et moi non plus de toute façon. Mes mains s'afférent à déboutonner son jean alors que les siennes l'aide à se relever pour s'asseoir, mais c'est à ce moment là que de l'entrée j'entends ma mère annoncer qu'elle est arrivé avec mon père. La poisse! Ils ne pouvaient pas attendre ne serait ce qu'une petite heure avant de débarquer?! On se regarde déçu sachant très bien qu'il va falloir attendre encore. Je descend du lit et vais chercher mon tee shirt que Bill a balancé je ne sais où.

Moi: t'en as fait quoi de mon tee shirt?
Bill: pourquoi? T'es très bien comme ça
Moi: Bill arrête c'est pas drôle


Il s'approche de moi avec son tee shirt sur le dos, lui il l'a retrouvé. Il commence à m'attraper par la taille me collant à lui, sa bouche embrasse mon cou. Pas les points sensibles! C'est de la triche!

Moi: mes parents sont en bas
Bill: on peut être discret
Moi: Bill... han...non pas maintenant


Il arrête enfin la torture et me tend mon tee shirt qu'il avait caché depuis le début, avec le sourire aux lèvres. Je me dépêche de me rhabiller suite aux paroles de ma mère qui se demande où on est.

Moi: t'es prêt à rencontrer ma famille?
Bill: oui
Moi: il faut que je prévienne avant, ma mère tu l'as déjà vu y'aura pas de problème même si elle s'est pas encore qu'on est ensemble.
Bill: tu leur as pas dit? Pourquoi?
Moi: en fait je voulais lui dire mais sans mon père et l'occasion s'est pas vraiment présentée donc voila...
Bill: et pourquoi tu voulais pas le dire à ton père?
Moi: bé voila le vrai problème, il aime pas ton groupe, il trouve que vous êtes un boys band et il a particulièrement une dent contre toi
Bill: mais je lui ai rien fait
Moi: non mais c'est ton look tu vois, il trouve que tu fais... comment dire...
Bill: tapette c'est ça? T'inquiète j'y suis habitué


Je baisse les yeux honteuse de ce que peut penser mon père de lui, je suis vraiment mal face aux préjugés que peut avoir mon père. Bill vient me prendre dans ses bras et me caresse les cheveux.

Bill: t'en que c'est pas toi qui pense ça je m'en fous.

Ses paroles me réconfortent mais ce n'est pas pour autant que je suis plus sereine. J'ai peur de la réaction de mon père quand il verra Bill et surtout quand il saura que c'est mon petit ami. J'ai peur qu'il s'oppose à notre histoire, qu'il gâche tout comme il a très bien su le faire avec mes ex. Mon seul espoir est que ma mère soi de mon coté. Bill se détache de moi et en me tenant la main il appuie sur la poignet de ma porte.

Bill: allez viens! On y va



Alors pour une fois pas de long blabla!^^
Vos avis me suffiront LOL
ah si! un truc! vous pensiez y passer à travers mais non ^^ la vidéo que je vous ai mise et une des premieres que j'ai vu twincest, moi je l'aime bien! j'espère que vous aimez le twincest sinon tant pis XD
Et le lien pour la personne qui avait trouvé ce qu'était la surprise de Bill: chloe1209
Bisous

# Posté le dimanche 10 février 2008 10:59

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:40

chapitre 36: on choisit ses amis mais pas sa famille

chapitre 36: on choisit ses amis mais pas sa famille
Ne me tuez pas mais ce week end il n'y aura sûrement pas de suite, ou alors tard dimanche soir.
Je sais que les vacances commencent (enfin pour la zone A) mais en faite je pars en Espagne avec 2 amis donc je serais pas là. En plus j'ai déjà commencé à écrire le chapitre mais j'ai trop de mal, j'arrive pas à décrire la scène comme je la vois et j'ai peur de vous décevoir. Donc voilà la petite info est passée ^^
bisous et à dimanche soir ou lundi au pire.

les liens qui me manquent pour l'espèce de jeu que j'avais fait^^, en fait c'est trop merdique à faire parce que personne ne lit en même temps donc les liens s'étalent sur plusieurs chapitres pour ce qui ont trouvé (c-à-d presque tout le monde en gros) XD alors les nouveaux gagnants sont: tokiohotel-fur-immer-483 et xx-th-x-fanfic-xx


petit message important: Alors voilà j'ai reçu un com me demandant de faire passer ce message. En fait pour le concert du 9 mars à Paris bercy, pour faire plaisir au groupe, il faudrait imprimer sur des feuilles A4 "ich auch" (moi aussi) et les lever lorsqu'ils joueront "ich bin da" (je suis là). Aparrement il y a près de 5 100 "ich auch" d'imprimés. Le blog officiel de ce projet est http://projet-ich-auch-09-03.skyblog.com
Moi je ne vais pas au concert mais je trouve que l'initiative est sympas et puis ça pourrait faire comme les "merci" qui ont été brandi à un concert à Paris. Je sais pas si vous avez vu le DVD mais sur le documentaire, au moment où ils racontent le concert de Paris, ils parlent de ces "merci" qui leur ont fait plaisir, donc ils les ont bien vu et ce genre de projet peut être mené à bout et avoir l'effet désiré, c'est à dire montrer qu'ils ont de vrais fans.


sinon la suite arrive d'ici la fin de la journée promis, j'ai du retard je sais mais je vous expliquerais tout à l'heure. Pas le temps dsl



On descend les marches toujours main dans la main. C'est lui qui devrait être le plus anxieux mais en fait c'est moi, chaque pas nous rapproche un peu plus de mes parents. Je m'arrête devant la porte de la cuisine qui est close et embrasse rapidement Bill pour me donner du courage. Nous entrons, mon père est face au plan de travail et ne nous a pas encore remarqué, ma mère est quant à elle assise à la table en train de boire un café et ma soeur finit de déjeuner.

Sara: coucou le monsieur bizarre!
Moi: Sara il s'appelle Bill
Sara: bonjour Bill alors
Bill: bonjour

Mes parents arrêtent leur activité et dirigent leur regard vers le prénommé Bill. Dans les yeux la même expression: la surprise. Mais ce regard encore neutre change radicalement. Ma mère a bien compris ce qui nous li lui et moi et je lis sur son visage qu'elle est contente voir même heureuse pour moi. Alors que l'expression de mon père ne reflète que le dégoût et une totale animosité. Personne ne dit un mot, laissant place à l'observation mais avant de devoir répondre à une rafale de questions je préfère prendre les devants.

Moi: alors voilà je vous présente Bill mon petit ami
Maman: enchanté

Elle se lève et vient lui faire la bise. Puis Bill se dirige vers mon père pour lui serrer la main mais il ne la prend pas se contentant juste de rester les bras croisés. Je m'y attendais mais j'avais espéré...

Maman: ça fait longtemps que vous êtes ensemble?
Moi: pas loin d'un mois et demi je crois
Bill: 1 mois et 12 jours exactement
Moi: t'as compté?
Bill: bé oui tu crois quoi?!
Maman: ^^ tu parles allemand?
Bill: oui et très mal le français,
"malheureusement je ne parle pas très bien français"
Maman: c'est pas mal je trouve
Bill: faut dire que c'est la seule phrase que je sais dire correctement en français
Maman: ah d'accord! C'est déjà un début! Sinon parles moi de toi Bill parce que la dernière fois on a pas vraiment eu le temps de discuter
Papa: comment ça? La dernière fois vous n'avez pas eu le temps de discuter? Il est déjà venu ici?


La première fois que mon père prend la parole et pas d'une façon des plus agréable, son ton est sec et cassant.

Maman: oui y'a 2 mois à peu près parce qu'une de leur ami avait eu un problème
Papa: je vois
Maman: Donc Bill je t'écoute
Bill: je m'appelle Bill Kaulitz et j'ai 17ans, j'ai un frère jumeau que vous avez vu la dernière fois Tom...
Maman: je te stoppe tout de suite, interdiction de me vouvoyer!
Bill: d'accord comme vous... heu... tu voudras ^^ je viens de Magdebourg en Allemagne...
Maman: on a de la famille là bas
Moi: maman arrêtes de le couper
Maman: oui désolé continues
Bill: et je suis chanteur dans un groupe de rock Tokio Hotel...


A ce moment je vois dans le regard de mon père qu'il a assemblé le puzzle, ce garçon lui disait quelque chose mais sans sa coupe de cheveux ébouriffée et son maquillage prononcé (pour passer incognito il s'était pas maquillé^^) cela ne lui donnait qu'une impression de déjà vu. Alors qu'avec cette nouvelle pièce "Tokio Hotel" en plus, le mystère était dévoilé et il allait enfin pouvoir passer à l'attaque.

Papa: ah c'est ton groupe le boys bande!

Bill lève les yeux vers moi et je lui souffle un "je t'avais prévenu".

Bill: sauf votre respect monsieur, Tokio Hotel n'est pas un boys bande, on est un vrai groupe de rock qui s'est battu pour se faire connaître et puis on se connait depuis plus de 7 ans maintenant alors ne nous rabaissez pas à un assemblage préfabriqué.

Son ton a été calme et respectueux.

Papa: ouais c'est ça
Maman: Chéri fait un effort s'il te plait
Papa: et pourquoi je ferais un effort hein? Regarde avec qui sort notre fille, un mec qui se maquille comme une fille et qui doit prendre plus de temps dans la salle de bain que toi et moi réunis. En plus il est connu dans toute l'Europe et pas besoin d'être fan du groupe pour savoir que leurs admiratrices sont pour les 3/4 des groupies qui sont complètement givrées. Tu te rends compte que ce type peut la mettre en danger?


Il avait craché ses mots comme s'il crachait du venin, en ignorant presque notre présence, il cherchait à faire mal et il avait réussi. Bill a baissé la tête, je sais que les mots de mon père l'ont blessé. Mais ce n'était pas fini, il fallait enfoncé le clou maintenant.

Papa: Et tu crois réellement qu'il est une bonne fréquentation pour Alexandra? Il vit dans ce monde de strasses et de paillettes, là où plus rien n'est inaccessible, là où tout semble simple et là surtout où tu perds la notion de réalisme. Ce monde est pourri et à travers lui il la pourrira aussi...
Bill: c'est donc ce que vous pensez de moi?
Papa: oui exactement


Mon père a gardé l'assurance du chef commercial qu'il est, droit et fière. Un champ de bataille avait été découvert et le vainqueur n'était pas celui que j'aurais voulu. Je vois mon chanteur se lever de sa chaise, il me regarde une dernière fois et commence à se diriger vers la porte. Ah non ça se passera pas comme ça! Je le rattrape et le ramène à mes cotés. Je plonge mes yeux dans les siens et viens poser mes lèvres sur les siennes, il semble surpris mais partage tendrement notre baiser. Je sais que mon père bouillonne de voir cette scène mais le but n'est que celui là. Nos bouches se quittent et je plante mon regard assassin dans les yeux de mon père.

Moi: tu sais que si tu ne voulais réellement que mon bien tu te rendrais compte à quel point j'aime Bill et à quel point il me rend heureuse, plus que je ne l'ai jamais été. Peu importe les risques comme tu dis, je les connais déjà. Toi même, qui est mon père, tu ne t'ais même pas rendu compte de notre relation alors comment voudrais tu que des fans qui nous sont inconnues s'en perçoivent. Après tu n'aimes pas son look, qu'il se maquille, mais c'est toi qui sors avec? Non! Alors laisse ça de coté et puis ce n'est qu'une apparence, tu ne juges que sur le physique, tu ne cherches même pas à savoir qui il est réellement. Pour sa célébrité, elle ne me "pourrira" pas comme elle ne l'a pas pourri lui. Et une dernière chose, tu t'es toujours débrouillé pour t'impliquer un minimum dans ma vie alors continues, finalement ça m'allait très bien.

Sur ces derniers mots cinglants j'attrape la main de Bill et monte dans ma chambre. Je ne leur laisse pas le temps de réaliser, juste envie de m'échapper de cette pièce où il est présent. Une fois dans ma chambre un silence s'installe, on est tout les deux un peu retournés après ce qui s'est passé. Je m'allonge sur le lit en fermant les yeux pour réfléchir à tout ça. Bill s'est dirigé vers la fenêtre et la ouverte, il y est accoudé et regarde les quelques passants se promener. Après plusieurs minutes je me lève et viens enlacer sa taille posant ma tête sur son dos.

Bill: tu m'avais prévenu...
Moi: t'en fais pas pour ça
Bill: attends c'est pas rien quand même
Moi: je connais mon père et je peux te dire que s'il a réagit comme ça c'est parce qu'il a peur, je tiens bien ça de quelqu'un^^


Il se tourne pour se retrouver face à moi et pose ses mains sur mes hanches.

Bill: ce que tu as dit m'a touché tu sais
Moi: tout était vrai...
Bill: je t'aime
Moi: moi aussi et mon père n'y changera rien


Il vient poser sa tête dans mon cou et y reste comme pour se ressourcer. Je sais très bien quand temps normal Bill ne se serait jamais laissé parler ainsi mais je crois que par respect pour moi il a préféré ne rien dire, taisant la colère qu'il a pour mon père. Je l'en remercie pour ça, ce qui ne veut pas dire que je cautionne les propos de mon père, juste que c'était à moi de défendre notre couple face à lui. Il m'a déçu aujourd'hui... et je pense que le pire était le but de ses mots, celui de faire mal, celui de blesser. Et rien que pour cela je ne le comprends pas, pourquoi autant de haine? Autant de préjugés? Autant de colère? Envers une personne qu'il ne connait pas... Quelques minutes plus tard j'entends toquer et vois la tête de mon frère se profiler dans l'encadrement de la porte, je lui fais signe qu'il peut entrer.

Quentin: qu'est ce qui s'est passé en bas? Parce que j'ai entendu crier.
Moi: c'est papa...
Quentin: ah... et j'imagine que c'était par rapport à Bill c'est ça?
Moi: oui...
Bill: Alex je vais appeler mon frère je reviens
Moi: ok pour être tranquille t'as qu'à aller dans la chambre de ma soeur. C'est celle juste en face de la mienne
Bill: d'accord merci


Il sort et j'entends la porte de la chambre de Sara claquer. Quentin n'a toujours pas bougé et pour la première fois peut être, il me regarde avec un sentiment de compréhension dans son regard. Ses yeux ne me jugent pas comme la grande soeur qui cherche constamment la confrontation, ce qu'il a pensé trop souvent, mais uniquement comme la soeur qui a besoin du soutien de son frère. Il s'approche de moi, vient poser sa main sur ma joue et me dit avec une voix emplie de sincérité.

Quentin: papa n'avait pas le droit de dire ça mais il l'a fait... Il faut pas que tu l'écoutes, toi tu sais qui es vraiment Bill et maman l'aime bien tout comme moi et Sara, alors laisse l'avis de papa de coté. Il a tord et il s'en rendra vite compte, je me charge de ça.

Un seul mot me vient à l'esprit.

Moi: merci! Mais je croyais que tu aimais autant son groupe que papa? Sans parler de son style?
Quentin: c'est vrai, on va dire que j'apprécie pas forcément ce qu'il fait et son style... enfin je m'habillerais comme lui quoi, mais c'est pas pour autant que je ne lui laisse pas faire ses preuves. Si tu l'aimes c'est qu'il a bien une raison et j'ai plus confiance en toi qu'en les apparences.

Sa main glisse et il vient m'enlacer, je le sers contre moi autant que lui. Je viens de découvrir une facette de la personnalité de mon frère et elle me plait à un point inimaginable. Malgré nos nombreuses disputes, nos engueulades perpétuelles, il est là pour moi lorsque j'ai besoin de lui et je ne l'en remercierais jamais assez. Une larme coule le long de ma joue mais pas une larme de tristesse, une larme de soulagement. Après quelques minutes il met fin à ce moment et me lance un sourire réconfortant avant de sortir de ma chambre. Je le suis et me dirige vers la salle de bain pour me passer un coup d'eau sur le visage, mais alors que je passe devant la chambre de Sara j'entends un bout de la conversation de Bill et la curiosité l'emportant je colle mon oreille à la porte.

Bill: ouais ça va... c'est sûr ça fait bizarre mais je suis habitué maintenant... je sais pas si ça s'arrangera, j'pense pas qu'il changera d'avis de si tôt... mais bien sur je suis du genre à faire ça moi!...ouais t'as raison, mais j'ai peur que ça soit elle qui finalement se range du coté de son père... évidemment que je lui fait confiance!... c'est pas si simple Tom... Je compte pas la lâcher mais c'est juste que c'est dur... tu te rends pas compte, on se voit pas souvent et quand on se voit c'est en cachette, son père peut pas m'encadrer, nos vies sont complètement différentes... si tu le dis... allé je vais te laisser... tu me manques tu sais... quoi je suis fleur bleue? T'es pareil!... si c'est vrai...si... bon t'as fini? J'ai raison de toute façon... bye.

J'entends souffler et des bruits de pas, je me dépêche de m'engouffrer dans la salle de bain et de faire couler de l'eau. Il a dû aller dans ma chambre. Je savais pas qu'il le vivait aussi mal et une nouvelle possibilité s'ouvre devant moi: et s'il me quittais? Comme il l'a dit lui même on se voit pratiquement pas, mon père ne veut pas de lui et le secret devient lourd pour nous deux. S'il faisait ça je ne sais pas comment je réagirais. Pendant que ses idées me traversaient l'esprit je m'aspergeais d'eau, puis j'attrape une serviette et me sèche rapidement. Faut que j'arrête de penser à ça, il ne me quittera pas. Je chasse cette idée futile de ma tête et vais le rejoindre dans ma chambre. Il est près de mon bureau et regarde les photos que j'ai accroché au mur, il y en une de Sara et moi, une autre avec Quentin et toujours Sara et plusieurs de tout le groupe, sans oublier une de Mel et moi. Bill s'attarde sur celle où on est tous ensemble, dès que je la regarde je ne peux pas m'empêcher de sourire. Elle a été prise en été dans un parc non loin d'ici, Solène avait programmé le retardateur de l'appareil photo mais au moment de le poser sur son support elle n'arrivait pas le faire tenir correctement. Du coup quand elle a enfin réussi à le stabiliser elle a couru pour nous rejoindre mais avec toute la délicatesse dont elle est capable elle nous percutait, l'appareil s'est déclanché alors qu'on se cassé tous la figure. Ce qui fait que sur la photo on est tous mort de rire.

Moi: ça te dit de manger en ville et d'aller les rejoindre au centre ensuite?
Bill: ok c'est parti


Il semble avoir repris son entrain habituel et j'ai l'impression que c'est contagieux.

Moi: juste avant faut que je prenne mes fringues de sport
Bill: c'est sûr qu'en jean ça doit pas être pratique de danser
Moi: pas vraiment


J'attrape un tee shirt et mon perpétuel pantalon en coton noir, parce qu'il faut pas croire mais danser un jogging c'est pratiquement impossible, c'est pas assez extensible et on est vite limité dans les mouvements alors que le coton est étirable et donc beaucoup plus confortable. Je les enfourne dans mon sac, attrape une pince au passage et descend les escaliers suivis de Bill. Je passe rapidement dans la cuicine en priant pour ne pas croiser mon père, ouf il n'est pas là, pour dire à ma mère où on va.

Moi: mam' on va manger un bout un ville et après on retrouve le groupe au centre donc on rentre pas avant ce soir.
Maman: ok amusez vous bien! Heu... Alex?
Moi: oui
Maman: il faudra qu'on parle ce soir.
Moi: j'pense aussi... bon on y go.

J'attrape mon manteau et sort de la maison, on marche tranquillement dans la rue. Il fait beau aujourd'hui, le soleil est au rendez vous et une légère brise nous caresse le visage. Bill a passé son bras autour de ma taille et j'ai fait de même. Je n'avais pas remarqué mais il a mit une casquette, il n'a plus de vernis couleur noir sur les ongles, et est vêtu d'un jean banal mais qui lui va quand même bien, d'un tee shirt noir avec un logo tribal en bas à gauche et d'une veste de survêt grise. Qu'est ce qu'il faut pas faire pour se fondre dans la masse qu'on a tellement rêvé de quitter il y a quelques années!
Après quelques minutes de marche silencieuse on arrive près d'un bar sympas où on vient souvent passer l'après midi avec le groupe, on a même fait une démonstration ici. Le patron nous avait mis au défis et on l'avait relevé, il nous connait bien et on est un peu les jeunes du coin^^. À peine rentrée j'ai déjà droit aux salutations de Franck.


Franck: salut Alex! Ça va aujourd'hui?
Moi: comme tous les jours
Franck: mais il sont où les autres monstres?
Moi: j'ai réussi à m'en débarrasser pour la journée

Il rit de bon coeur et va s'occuper d'un client. J'emmène Bill à une table, nous nous installons puis nous commandons. Tous les deux un steak frites, ils sont délicieux ici et en dessert une tarte citron meringuée pour moi et une glace à la vanille pour Bill.

Bill: il a l'air sympas le barman
Moi: trop! Il commence à me connaître faut dire. Mais t'as compris ce qu'on a dit?
Bill: vaguement
Moi: ouais c'est ça vaguement! En fait tu comprends mais comme t'as un peu de mal tu préfères faire croire que non pour pas avoir besoin de faire d'efforts
Bill: tu m'as découvert^^
Moi: t'es chier quand même!
Bill: attends si je disais que je comprenais aux interviews françaises on arrêterait pas de me demander de parler français et ça ferait des jaloux par rapport aux autres pays, pourquoi le français et pas l'espagnol ou le polonais par exemple? Donc je préfère jouer le mec qui est nul en langue, ça apporte beaucoup moins de complications.
Moi: c'est vrai mais avec moi tu feras un effort hein?
Bill: bien sur, tu vas voir pour tes amis je vais essayé
Moi: tant mieux parce que ils font de l'allemand en cours mais ils sont pas bilingue quoi!
Bill: de toute manière c'est pas avec des cours qu'on devient bilingue
Moi: c'est sûr.


On continu de discuter, entre temps nos plats de résistance nous sont servis et on se met à manger. Les frites sont super bonnes, c'est pas des frites congelées, Franck va les acheter au près des producteurs eux même donc c'est loin d'être les même que celles des cantines. C'est l'avantage des petits bars restaurant comme celui là. Une fois nos assiettes vide les dessert arrivent et Bill plonge sa cuillère dans la glace, il la ressort et la lèche de façon provocante. Il a pas le droit de me faire ça ici et maintenant, si on était autre part je lui aurais sauté dessus mais un peu de tenu tout de même. Je tente de me concentrer sur ma tarte au citron mais vainement, alors je décide jouer au même jeu que lui. Je sort mon pied de ma chaussure et commence par lui frôler le mollet et remonte lentement vers la cuisse pour me rapprocher de son entre jambe. Il a reposé sa cuillère et me fixe avec une expression crispée sur le visage dû à l'effort qu'il fait pour se contenir. J'adore le voir comme ça et le plus marrant c'est qu'à chaque fois qu'il veut jouer à ça je gagne.

Bill: arrêtes stp
Moi: pourquoi? C'est toi qui a commencé non?!
Bill: promis je recommencerais plus, pitié!
Moi: raahh t'as de la chance je suis dans mon bon jour


Je descend mon pied et renfile ma chaussure tout en lui lançant des regards amusés.

Bill: rigoles va! Mais je me vengerais
Moi: j'attends de voir ça
Bill: prépares toi psychologiquement à souffrir
Moi: je suis toute prête


On finit de manger, sagement cette fois ci, nos desserts. Bill insiste pour payer l'addition, j'abdique et on sort main dans la main. Il est un peu tôt pour aller au centre donc on décide de se balader dans les environs, je lui montre les coins sympas et lui raconte par la même occasion leur histoire, enfin l'histoire qu'on leur a créée avec le groupe. Ça fait plus d'une heure qu'on discute tout en marchant, il s'approche de mon oreille et me chuchote discrètement:

Bill: te retournes pas mais je crois qu'il y a un paparazzi qui nous suit. Depuis tout à l'heure il va au même endroit que nous mais j'ai pas vu d'appareil photo.
Moi: mais comment il pourrait savoir? T'es méconnaissable et qu'est ce que tu foutrais au fin fond du sud de la France?
Bill: bé je pourrais venir voir ma copine^^
Moi: c'est pas drôle!
Bill: c'est bizarre quand même, il nous suit depuis près d'une heure maintenant
Moi: tu dois te faire des idées!
Bill: je commence à les reconnaître maintenant tu sais
Moi: alors tu proposes quoi?
Bill: alors ma technique préférée: rentrer dans un magasin de fringues de préférence, faire tous les rayons pour bien le semer, et comme on est deux on va se séparer comme ça il saura plus qui suivre. Et une fois qu'il est hors de vue, sortir en courant en s'en éloignant le plus possible
Moi: c'est limite une mission commando ton truc!
Bill: t'inquiète ça marche bien, j'ai déjà eu l'occasion de tester
Moi: bon bé ok c'est parti


Je suis à la lettre les recommandations de Bill, et tout se passe comme il l'avait dit. A peine avons nous mis les pieds dans un magasin que cet homme fait de même. Il avait raison alors, j'espère qu'il n'a pas pris de photo de nous. Après avoir fait et refait de nombreux rayons je ne le vois plus et cours comme je ne l'avais jamais fait dans la rue la plus proche. Une fois que je me suis suffisamment éloignée j'appelle Bill qui est parti dans une autre direction que moi et on se retrouve quelques rues plus loin. On est complètement essoufflé mais apparemment c'est loin d'être sa première fois, j'espère que ça n'arrivera plus et surtout que ce type n'a rien pris. Après avoir calmé nos respirations, on reprend notre balade normalement comme s'il ne s'était rien passé. Ni vu ni connu on arrive au centre avec un peu d'avance, j'ouvre la porte et déverrouille la salle où on s'entraîne habituellement.

Moi: alors voilà où je passe mes meilleurs moments^^
Bill: la salle semble neuve
Moi: elle l'est, elle a été refaite y'a à peine trois ans. Bon je vais me changer
Bill: je viens avec toi
Moi: te sens pas obligé hein!
Bill: t'inquiète pas, je ne me sens obligé de rien


Un sourire charmeur s'accroche à ses lèvres et l'espace d'un instant j'ai l'impression d'avoir Tom sous les yeux, c'est affolant comme au fond ils se ressemblent. Je vais dans les vestiaires, retire mon tee shirt et m'apprête à passer celui qui est dans mon sac mais Bill m'en empêche, il me l'enlève des mains et le balance non loin de là. Il m'enlace de ses bras et laisse la trace de ses lèvres dans mon cou. Je le laisse faire, c'est tellement bon!

...: *toussotement* on dérange peut être?

Je m'aperçois alors que Max et Marjo sont dans l'entrebâille de la porte, rouge de honte je me dépêche de retrouver mon tee shirt et de l'enfiler.

Max: rougis pas comme ça, on t'a déjà vu en sous vêtements et tu ne me choques plus depuis longtemps!
Moi: quel compliment! C'est trop gentil
Max: je sais! Mais y'en a encore qui me choque par contre

Il regarde avec insistance Marjo.

Marjo: hé mais tu vas voir toi! Tu te crois beau peut être?!

Et ça y est une bataille rangée s'engage, Bill n'a sûrement pas tout compris, quoi que... vu le sourire qu'il affiche... Marjo court après Max et arrive à se hisser sur son dos mais très vite elle perd le semblant de maîtrise qu'elle avait et se retrouve allongée sur le dos avec Max qui la chatouille. Des grands gamins moi je vous dis!

Moi: bon les jeunes! On se calme s'il vous plait
Max: oui chef!
Moi: oula t'es motivé toi aujourd'hui
Max: oh que oui et tu vas en pâtir
Moi: défoules toi sur Marjo plutôt, je crois qu'elle est pas encore morte^^
Max: bonne idée
Marjo: merci de ton soutient Alex, je te revoudrais ça

Après une dizaine de purs délires enfantins, nous sommes à peu près calme.

Moi: bon je vais peut être pouvoir vous présentez Bill maintenant.
Max: il t'en a fallu du temps quand même
Moi: la faute à qui? C'est qui qui arrête pas de faire le con depuis tout à l'heure?
Max: c'est Mel
Mel: hé mais toi alors!
Moi: pause, temps mort! Il va bientôt falloir vous attacher et vous bâillonner pour attirer un minimum votre attention
Max: ça rigole plus
Moi: Max?
Max: oui c'est moi
Moi: ta gueule pour voir
Max:...
Moi: c'est mieux! Bon bé voila je vous présente Bill
Max: et c'est tout?
Moi: oui pourquoi?
Max: tout ça pour ça? Je croyais que t'allais nous faire un discours où je sais pas moi mais pas un "je vous présente Bill" Alex ça va pas, il va falloir revoir tout ça
Moi: mais t'as décidé d'être chiant toi aujourd'hui
Max: hé oui pas de chance
Moi: oui vraiment pas.

Voila comment Bill était accueilli: avec les conneries à n'en plus finir de Max, quelle belle première impression! Mais apparemment son humour lui plait et ils se mettent même à délirer ensemble. Il fait des efforts en français et avec mon aide il arrive presque à tenir une conversation, d'un coté valait mieux parce que vu comment ils parlent allemand ils seraient pas allés bien loin. On passe une bonne partie de l'après midi à discuter, ils semblent tous bien s'apprécier.

Sosso: bon on danse un peu quand même?
Chris: ouais parce que j'ai les jambes qui ne demandent que ça
Mel: vous faîtes "we believe" histoire de s'échauffer et vous enchaînez sur celle qui est en court "run it"?
Moi: ouais on fait ça.

Mel s'occupe de la chaîne pendant qu'on s'échauffe, Bill va se mettre en face de nous pour jouer les spectateurs. J'espère qu'il ne sera pas jaloux parce que sur "We believe" Max et moi sommes assez proches. Cinq minutes plus tard on est en position et Mel lance la musique avant d'aller rejoindre Bill. C'est parti! Comme d'habitude la musique m'encens et tout parait plus facile, cette chorégraphie on l'a fait tellement de fois que les pas sont devenus automatiques et elle ne nous pose plus aucune difficulté. La chanson se termine et Bill s'approche pour nous féliciter.

Bill: vraiment c'est super! Vous êtes fait pour ça! Vous étiez tous synchro, vraiment parfait! Tu danses vraiment bien, tu as un réel talent!
Moi: merci


Je viens déposer mes lèvres sur les siennes et l'embrasse comme pour le remercier de ses mots. Finalement il n'a fait aucune réflexion sur Max donc en discutant avec lui il a dû comprendre que nous ne sommes que de très bons amis et rien d'autre.

Chris: désolé de vous interrompre mais on rien compris de ce que tu as dit Bill^^

On rit tous de bon coeur et je leur traduis les compliments de Bill.
Même si cette journée avait très mal commencé, elle se finit bien pour ne pas dire très bien. Je suis heureuse qu'ils s'entendent tous aussi bien, il a très bien été intégré et lui les apprécie tout autant. Maintenant pour finir ce samedi en beauté il faudrait que mon père vienne s'excuser mais c'est tout aussi probable que de voir le père noël venir toquer à ma porte. (Super comparaison je trouve^^)

Sur les coups de 18 heures on décide de renter chacun chez soi, après des aux revoirs chaleureux nos chemins se séparent. Alors que je passe le pas de ma porte, ma mère nous demande de la suivre. Ah oui sa fameuse discussion! Je suis curieuse de savoir ce qu'elle va nous dire...




Et voilà! Enfin vous me diriez et vous auriez raison, mais comme je vous les déjà dit j'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre, surtout le début. Sans mentir j'ai dû y passer près de 5h dessus, et oui 5h pour sa!^^ par contre le chapitre est long, j'allais pas vous faire attendre si longtemps pour 30 lignes quand même! LOL
Pour celles que ça intéresse (c-à-d personne) j'ai passé un bon week end ou on a déliré comme jamais. Par contre on est monté en Andorre et évidemment comme on était 3 jeunes dans une voiture tunnée on s'est fait contrôlé. Quelle discrimination n'empêche! Surtout qu'on était dans les limites autorisées. Mais bon c'est pas le plus important! Je crois que le pauvre torse de mon pote va s'en souvenir un moment, on l'a épilé à la cire XD. Pour notre défense il l'avait cherché LOL. Je m'en souviendrais de ce week end!
Bisous à toutes et pour la énième fois merci d'être là^^



# Posté le vendredi 15 février 2008 17:17

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:50

One Shoot: Elle les a tué

One Shoot: Elle les a tué
Je voulais savoir si des one shot vous intéresseraient ou pas?
parce que j'ai plein d'idées qui se bousculent et qui ne collent pas du tout avec la fiction en cours.
donc si vous voulez que j'en publie dîtes le moi^^ sinon je m'abstiendrais

photo: raahh sur cette photo il a un regard!!!!! je fonds LOL ça devrait être interdit de regarder comme ça!

Finalement j'ai pas attendu l'avis de tout le monde est j'en publi quand même une. Vous me direz si ça vous plait et si c'est pas le cas ça sera la première et le dernière ^^
bonne lecture!




ça va faire un an aujourd'hui... un an qu'il maudit ce jour où elle a croisé sa route... un an qu'elle lui a volé... un an qu'il l'a perdu... un an que ce mal l'a atteint... un an qu'il souffre en silence... un an qu'il meurt...

Elle lui a pris l'être qu'il aimait le plus au monde, elle a rompu ce lien si unique qui faisait d'eux des jumeaux. Et cela dans une totale impunité, elle est arrivée à ses fins, elle a réussi ce que tout le monde pensait impossible. Une seule des deux victimes s'est rendue compte de ce malheur. Celle qui a l'heure actuelle pleure toutes les larmes de son corps dans sa chambre d'hôtel. Naïvement l'autre vit dans la bulle de joie et de bonheur qu'elle lui a créé.

Mais pour comprendre comment cette tragédie a pu survenir il faut revenir ce mercredi 12 décembre 2007:

Flash back
Le groupe le plus prisé de la scène européenne est descendu dans ce grand hôtel, le Ritz, dans l'est de Berlin. Ils viennent d'achever leur deuxième tournée et ne rêvent que de vacances sous un ciel ensoleillé, où leur principale préoccupation serait de décider quel maillot de bain enfiler pour plonger dans les eaux turquoise d'un pays exotique. Dans quelques jours ils auront droit à ce paradis mais ce n'est pas encore l'heure, avant une multitude d'interviews, de shooting photos, de séances de dédicaces les attendent.
Épuisés, à à peine vingt deux heures, les quatre musiciens sont déjà emportés par le sommeil dans des songes bien irréels. Lorsque le lendemain matin le réveil se fait entendre la réaction de tous est la même, un grognement suivi de quelques minutes d'émersion où chacun préférerait ne jamais avoir entendu cette sonnerie leur ordonnant d'attaquer cette nouvelle journée qui promet qu'être harassante. Après s'être battu contre des paupières trop lourdes, les garçons arrivent à se retrouver dans le hall de l'hôtel. Ils savent tous ce qui les attendent, ils sont habitués maintenant, il n'y a plus l'excitation des débuts, plus cette nervosité qui pouvait les tenir éveillée des heures durant, uniquement cette routine. Suite à un sommaire rappel du programme de la journée, de la part de leur manager, ils plaquent leur fidèle sourire prêt fabriqué sur leur visage et se dirigent tels des soldats vers leur champs de bataille.

Encore une journée, encore des questions, encore des autographes, encore des flashes... Lorsque la grande horloge de Berlin sonne ses huit coups, le groupe est dans le restaurant de leur hôtel, ils attendent leur commande et dans un silence olympien patientent. Il n'y a rien à dire, plus maintenant. Alors que chacun ressasse les rares épisodes marquant de la journée elle fait son entrée. D'un pas sûr et étudié elle marche la tête haute, son métier de mannequin n'y est sans doute pas pour rien. Sa démarche est parfaite, ses cheveux châtains glissent dans son dos vêtu d'une veste Chanel, son pantalon droit de soie affinent ses longues jambes au bout desquelles sont chaussées des talons aiguilles de la maison Dior. A peine a-t-elle franchi les portes du restaurant que ses yeux se sont instinctivement braqués sur elle, interrogatif devant le regard de son frère Tom le suit et comprend alors. Au moment où elle passe près de leur table le serveur arrive avec des rafraîchissements pour ces clients spéciaux, ne regardant pas devant lui il l'a percute créant pour conséquence un tailleur imbibé de coca cola. Le malheureux employé ne cesse de se confondre en excuses acceptées avec un sourire bien veillant par la jeune femme importunée. Instinctivement le chanteur se lève et armé de serviettes tente de limiter l'étendu des dégâts.
Fin flash back

Voilà comment ils se sont rencontrés. Grâce à cet incident mineur elle était rentrée dans leur vie, elle avait pu y prendre prise pour ne plus jamais s'en défaire. Bien entendu personne ne s'était méfié, qui aurait pu? Son visage rayonnant, son sourire angélique et ses yeux pétillants avaient charmé tout le monde. Mais très vite Tom avait ressenti un malaise, cette sensation inexpliquée qui vous tiraille le ventre. Au début il n'y avait pas trouvé de réponse, le temps seulement lui en apporté mais c'était déjà trop tard.

En peu de temps elle avait pris une place démesurée dans leur vie. Au bout d'une quinzaine de jours seulement le couple faisait les premières pages des magazines people. La célébrité ne l'inquiétait pas, non pas elle, les projecteurs l'attiraient inexorablement. Elle jouait avec eux comme un chat joue avec sa pelote de laine, les menant par le bout du nez là où elle le désirait. Bill était comme obnubilé, il se pliait en quatre pour lui faire plaisir, étant prêt à tous les sacrifices pour ses beaux yeux. Même au sacrifice de son frère... Dès le deuxième mois elle émettait des préférences pour les magazines qui les interrogeraient, ainsi que les lieux où ils se produiraient, sans compter les influences musicales. Leur troisième album qui devait sortir en milieu d'année prochaine avait pratiquement été co-écrit avec elle. Elle s'immisçait dans les moindres décisions, agissant comme un serpent qui enlace doucement, de ses anneaux sa proie, pour finalement l'étouffer. Personne ne voyait rien, ébloui par sa prestance et son charisme. Personne? Non! Une personne était restée lucide.

Au fils des jours la méfiance de Tom n'a cessé de croître, il a été le seul à rester sur ses gardes, à ne pas s'abreuver de ses paroles, à lutter contre cette femme qu'il considérait comme une pieuvre étendant ses tentacules. A plusieurs reprises il a tenté d'en discuter avec son frère mais inlassablement il se heurtait à un mur, près à lui tomber dessus si il médisait une nouvelle fois sur elle.
Face à ce refus il s'est battu avec ses armes, la contredisant dès qu'il en avait l'occasion, voulant faire des concerts là où elle n'avait pas sélectionné la destination, se présentant à des cérémonie et autres soirées où elle ne voyait pas l'intérêt de leur présence. Bien que cette technique fonctionna quelques temps très vite elle contre-attaqua et se mit à le discréditer. Elle insinuait que ses décisions étaient sans fondement, n'étant que le résultat d'une célébrité qui lui montait à la tête. Ainsi elle l'isola du groupe et de son frère, le poussant à se retrancher derrière ses barrières devenues trop faible.

Près de neuf mois déjà qu'il essayait de garder la tête au dessus de l'eau. Mais elle avait lancé le coup fatal, celui qui l'empêcha de se relever. Leurs fiançailles. Elle venait de les annoncer à la presse dans l'après midi. Bill ne lui avait même pas dit, il l'apprit en même temps que la cinquantaine de journalistes convoqués pour le communiqué de presse. Cette bombe lâchée avait détruit ses derniers espoirs. Ce jour là il avait abandonné, s'enfonçant dans ses retranchements. Plus de sourires charmeurs, plus de moqueries, plus de blagues vaseuses, juste un regard vide. Il avait pris ses distances avec le groupe et le pire c'est que personne ne s'en était rendu compte, à part elle qui jubilait de sa victoire. Son coeur le faisait souffrir, il avait perdu ce qui faisait qu'il était lui. Ce lien s'était comme évaporé ne laissant que de futiles traînées derrière lui. Il passait son temps à se remémorer des épisodes de leur enfance où ils étaient si complices. Un jour, à l'âge de leurs huit ans, ils s'étaient mêmes jurés que personne ne les sépareraient jamais en le gravant sur un arbre de leur jardin. Bill avait trahi sa promesse... il l'avait trahi... Il lui en voulait terriblement pour ça, comment avait-il fait pour l'abandonner? Pourtant il l'avait vu prendre le large, il l'avait vu partir mais Bill avait toujours refusé de prendre la main tendue de son frère et avait préféré celle de cette femme. Tom dont le coeur noirci par cette solitude si inhabituelle se morfondait sur lui même, restant de marbre devant les autres. Mais le soir, seul, dans sa chambre, il laissait sa douleur sortir avec ces larmes trop présentent, il laissait sa peine rugir dans l'étouffement d'un oreiller. Ils n'étaient à présent plus vraiment jumeaux, non, ils étaient devenus deux personnes qui partagées juste le même sang. Ils ne ressentaient plus quand l'autre avait mal, ils n'avaient plus ces regards où une entente profonde en ressortait. Ils avaient tout perdu...

Ce soir, le mercredi 12 décembre 2008, un dernier soubresaut de force avait pris possession de lui, le poussant à lutter une ultime fois. Il sèche les quelques larmes qui ont pris possession de lui comme tous les soirs et se lève, décidé, de son lit. Il rajuste rapidement sa tenue, ouvre la porte de sa chambre et se dirige vers celle de son frère. Avant d'y toquer il s'arrête, se donnant du courage, puis mécaniquement frappe ce qui le sépare de Bill.

-C'est qui?
-Tom
-Vas'y rentre c'est ouvert

Une dernière hésitation puis il pousse la porte. Bien sur elle est là, étendue sur le lit près de Bill. Elle le regarde surprise par sa visite impromptue et cherche le moindre détail lui donnant un indice. Tom quant à lui à la tête baissée et le ton grave.

-Je pourrais te parler Bill? dit-il d'une voix à peine audible
-Oui je t'écoute
-Heu... en tête à tête si possible. L'assurance de sa voix est absente.
-Comme tu veux.

Bill se retourne vers elle et lui demande gentiment de les laisser quelques minutes. Cette situation ne lui plait pas, elle n'aime pas ne pas avoir toutes les cartes en main et celle de Tom est encore masquée. A contre coeur elle les laisse finalement mais lorsqu'elle passe à coté de Tom elle lui glisse discrètement

-Fait attention à ce que tu lui dis

A ces mots Tom se raidit, il en est même venu à avoir peur d'elle. Rien qu'à cette pensée il se sent pitoyable de s'être incliné, de l'avoir laissé gagner. Mais une fois qu'elle a fermé la porte cette panique qui s'était emparé de lui le quitte, c'est comme si elle était partie avec elle. Il peut enfin se re-concentrer sur les mots qui se formulent dans sa tête.

-Bon j'imagine que c'est important si tu as voulu qu'elle parte dit Bill sur un ton amer.
-Oui ça l'est.
-Alors je t'écoute
-Je ne veux plus de cette situation
-Quelle situation?
-Celle qu'elle a créée
-Qui?
-Ta fiancée! Elle a tout bousillé et toi tu te rends compte de rien. On a l'impression que t'es aveugle, elle te fais marcher à la baguette et toi tu suis. Elle t'a accaparé et t'as coupé de tout, même de moi scande Tom.

Plus aucune hésitation dans la voix, juste de la rancoeur trop longtemps accumulée qui veut enfin voir le jour.

-Tu dis n'importe quoi! On est heureux ensemble et t'es tout simplement jaloux de ça dit-il dédaigneux.
-Oui je suis jaloux! C'est vrai! Je suis jaloux de ce que tu lui donnes alors que moi tu m'as privé de tout. Tu m'as privé de nos moments de complicité, de nos fous rires que seul nous comprenions, de ces instants où le fait d'être que tout les deux suffisait, tu m'as privé de toi! Et le pire c'est que tu ne vois rien, à croire qu'on n'était pas aussi proche que ça. Ça va faire un an que ça ne va pas, depuis qu'elle est là en fait, un an que je souffre à en crever! Combien de fois tu t'es demandé si j'allais mal? Ça n'a même pas dû t'effleurer l'esprit. Elle s'est mise entre nous deux et tu l'as laissé faire, tu l'as pas empêché de nous séparer. Le jumeaux que j'avais n'aurait jamais laissé faire ça! T'es plus le même Bill et moi non plus du coup... JE T'AI PERDU avait-il hurlé.

Bill secouait la tête nerveusement comme pour l'aider à réfléchir. Il n'arrivait pas à s'avouer que les dires de son frère étaient vrais, il luttait contre cette possibilité de toutes ses forces. Il ne pouvait pas laisser Tom détruire le monde si parfait qu'il avait mis tant de temps à construire avec elle. Il se l'interdisait. Après avoir écrasé ses dernières hésitations il planta son regard glacial et vide de toute tendresse dans les yeux espérant de son frère.

-Je n'aurais jamais cru ça de toi. Je ne savais pas que tu serais prêt à dire les pires choses par jalousie. Je l'aime Tom, tu comprends? Je l'aime et elle m'a rendu heureux comme tu ne l'as jamais fait. Elle m'a apporté tellement de chose contrairement à toi! En fait tu fais ça parce que tu as peur que je m'en sorte tout seul, sans toi et que toi par contre tu te retrouves seul. Hé bé tu vois je n'ai pas besoin de toi Tom, je n'ai pas besoin de ton aide alors vas te trouver une autre épaule sur qui pleurer! Moi je marche seul à présent.

Tom avait reçut de plein fouet chaque mot, lui détruisant un peu plus le coeur déjà brisé. Il venait d'anéantir dix huit ans d'amour. Les larmes lui montaient aux yeux alors que son frère restait de marbre, fier de sa réplique cinglante qui avait eu l'effet désiré: blesser. Tom n'arrivait pas encore à réaliser, ce n'était pas possible mais malheureusement si ça l'était. Son jumeau venait de lui tourner le dos et de l'abandonner lâchement sur le bord du chemin qu'était sa vie. Dans une lutte finale Tom réussi à articuler ces quelques mot.

-Alors c'est elle que tu as choisie?
-Oui dit-il intransigeant.

Tête baissée il quitta le champs de bataille où il venait d'y perdre son frère...

Trois jours plus tard une lettre de démission de la part de Tom était sur le bureau de leur manager, ainsi que de leur producteur et de leur maison de disque. Bill n'a même pas cillé à l'annonce de son départ. Bien sur Gustav, Georg ont essayé de le faire changer d'avis mais il n'y avait plus rien à faire. Résignés ils ont tenté de continuer à trois sous le même nom mais l'esprit du groupe avait disparu, l'envie aussi et encore plus les fans. Alors l'aventure Tokio Hotel c'est arrêté là. Chacun est retombé dans l'anonymat emportant avec lui ces trois années de bonheur partagées à quatre et non à cinq. Suite à la chute du groupe elle a plaqué son chanteur, il n'avait plus aucun intérêt pour elle, sans les projecteurs il n'était qu'un être banal et dénué d'utilité. Malgré cette rupture Tom n'est pas pour autant retourné vers son frère comme Bill ne l'a pas fait non plus. Il ne pouvait pas aller s'excuser et avouer sa faute, sa fierté l'en empêché, son orgueil aussi, c'était beaucoup trop dur. Tom lui avait été trahi et pardonner lui sembler impossible, l'affront était encore plus grand qu'il venait de cette personne en qui il aurait confié sa vie les yeux fermés. Les deux jumeaux si proches sont devenus des étrangers par sa faute, ils n'eurent plus aucun contact, vivant avec ce vide en eux, avec la perte de leur moitié. Cette femme avait ruiné ce qui les rendait si unique.

Chacun replié dans son monde écoute la seule trace de cet amour disparu "In die nacht".




Apparemment y'en a qui ont pas compris, alors j'éclairci tout ça^^ cette one shot n'a rien à voir avec la fic en cours, elle est à part, ce n'est pas la suite. Mais je l'ai publié sur ce blog parce que je me voyais pas faire un autre blog uniquement pour cette one shot même si je pense que j'en publierais d'autre, comme vous avez été assez enthousiaste face à celle-ci ^^ d'ailleurs encore merci pour tout ce que vous m'avez dit, ça m'a beaucoup touché! j'espère que je t'ai aidé Camille XD

Et pour la suite je voulais la mettre aujourd'hui mais je l'ai pas fini et ce soir je fête les 18ans de ma meilleure amie donc je pense qu'elle sera pas là avant dimanche soir voir lundi. Désolé de vous faire attendre comme ça!
bisous

# Posté le mercredi 20 février 2008 09:37

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:40

chapitre 37: la réalité rattrape toujours les rêves

chapitre 37: la réalité rattrape toujours les rêves
Elle nous emmène vers le bureau de mon père. C'est là qu'elle va quand une discussion importante se profile, comme si cette pièce la réconfortait et la rassurait. Après avoir soigneusement fermé la porte, elle vient s'installer sur le fauteuil du bureau et nous invite à faire de même sur les deux chaises présentent dans la pièce. Dans un silence de marbre nous nous exécutons, je scrute chaque parcelle du visage de ma mère essayant de déceler les mots qui vont suivre. Son expression reflète l'inquiétude et l'hésitation, elle est tracassée et ne sait pas comment aborder le sujet. Ne sachant pas bien par où commencer, elle triture ses doigts nerveusement comme si ça lui donnait la force de commencer. Finalement elle lève ses yeux et les dirige tour à tour vers Bill et moi, son regard se balade de l'un à l'autre et un sourire étire enfin sa bouche. Elle va pouvoir se lancer.

Maman: Alors voilà, j'y ai réfléchit toute la journée et ça m'a vraiment tracassé. Alex, j'ai essayé de parler avec ton père de votre histoire et il est catégorique il ne veut rien entendre. Je pense que la meilleure chose serait que...

Cette phrase en suspend laisse beaucoup de possibilités qui me font peur. Je pense que la meilleure chose serait que vous arrêtiez de vous voir, que Bill parte, que tu ailles t'excuser auprès de ton père, que Bill change de style... Mes suppositions deviennent de plus en plus grotesques, il faut que j'arrête de m'imaginer n'importe quoi et que j'attende juste, sagement, ma mère le fond de sa pensée mais cela devient interminable.

Maman: ... que Bill parle avec ton père

Elle vient de me clouer sur place, quoi? Que Bill lui parle? Je ne veux pas que mon copain se fasse taper dessus non plus!

Moi: non non et non tu sais comment est papa, il ne lui laissera pas en placer une et le renverra comme un mal propre.
Maman: Alex, il ne m'écoute, il ne t'écoute, si Bill va lui parler il verra que pour lui finalement votre histoire est importante et que ce n'est pas un caprice de star enfin j'espère que c'est pas ça...
Moi: Maman, t'y met pas toi aussi
Maman: désolé, mais je t'assure que ça serait la meilleure de toutes les solutions et puis Bill sait très bien se défendre.


Elle le regarde comme pour qu'il approuve son propos. Il n'a pas dit un mot depuis que maman a lancé cette idée, comme s'il réfléchissait. Je m'inquiète vraiment de ce qui pourrait arriver.

Bill: j'irais lui parler

Son ton est ferme, je sais déjà que je ne pourrais pas le faire changer d'avis mais je peux toujours essayer.

Moi: mais...
Bill: il n'y a pas de mais Alex, je tiens à nous et je te l'ai déjà dit, je ne laisserais pas ton père détruire ça. Alors je vais lui parler et peux être qu'il comprendra.


Voyant que j'allais objecter une nouvelle fois il prend les devants.

Bill: Tu sais depuis que j'ai douze ans j'ai dû m'imposer, faire mes preuves, m'opposer à tout un monde. Mon métier m'a obligé à me battre et il ne me fait pas peur, j'ai convaincu bien plus d'un producteur ou manager de m'accepter comme je suis alors pourquoi pas ton père?!
Moi: mais là ce n'est pas ta carrière qui est en jeu c'est nous.
Bill: je sais.... ai confiance en moi et ça suffira
Moi: j'ai confiance en toi
Bill: alors tout ira bien


Il m'adresse un sourire bien veillant et se dirige vers le salon, là où est mon père.
Je vois la porte se fermer derrière lui et l'entends descendre les marches, puis plus rien. Je sors alors du bureau et vais vers ma chambre, je n'ai qu'une envie celle de rester en haut des escaliers et d'écouter mais ma mère me fait signe d'avancer. Je me résigne et rentre pour aller m'allonger sur mon lit. J'attends, encore et encore mais il ne remonte toujours pas et aucun son ne me parvient, je me demande vraiment ce qu'ils peuvent se dire pendant tout ce temps. Finalement je m'endors fatiguée de cette journée.

Je sens des doigts caresser mon virage ensommeillé, j'ouvre les yeux et regarde mon réveil par réflexe, il est 23h. Je me retourne vers celui à qui appartient cette main et distingue dans la pénombre Bill, il me sourit gentiment. Tout à coup les évènements de la soirée me reviennent à l'esprit et je m'empresse de questionner Bill.


Moi: alors comment ça c'est passé?
Bill: bien
Moi: j'ai pas dû bien comprendre, bien?
Bill: oui bien, ton père a finalement changé d'avis.


Ça ne peut pas être aussi simple, il y a quelque chose d'autre, quelques choses de moins joyeux.

Moi: et c'est tout? Mais qu'est ce que tu lui as dit?
Bill: ah ça c'est entre lui et moi
Moi: mais Bill...
Bill: c'est pas la peine d'insister, je te dirais rien, ce qui compte c'est que ça se soit arrangé.
Moi: oui mais il doit y avoir une contrepartie ou quelques choses d'autre?
Bill: non, je t'assure qu'il n'y a rien. Ton père n'est pas si buté que ça, il m'a écouté et a compris. Bon ça va pas devenir mon meilleur pote mais il me supportera dans la pièce que lui, c'est déjà ça!
Moi: oui


L'attitude de mon père m'étonne sincèrement, il n'est pas du genre à changer d'avis comme ça. Je ne sais pas ce que lui a dit Bill et une chose est certaine je ne l'apprendrais pas par lui. Mais je lui fais confiance et préfère ne pas me poser de question et profiter pour une fois de ce qui nous arrive de bon. A partir de maintenant j'arrête de me tracasser pour rien et regarde le bon coté des choses.

Bill: je dors avec toi?
Moi: non dans la chambre d'ami
Bill: ...
Moi: mais je rigole, bien sur que tu dors avec moi
Bill: bé je sais pas peut être que tes parents veulent pas
Moi: mais non y'a pas de problème. Je vais me mettre en pyjama je reviens, t'as qu'a en faire autant
Bill: ouais


Je descends du lit et me dirige vers la salle de bain. J'attrape mon short ainsi que mon tee shirt qui me servent de pyjama, les enfile et me lave les dents. Après m'être rincé la bouche j'attrape un élastique et relève mes cheveux pour me passer de l'eau sur le visage. Alors que je me rafraîchi je sens deux mains se poser sur mes hanches, je prends une serviette et m'essuie le visage. Je n'ai pas besoin de regarder dans le miroir en face de moi pour savoir qui est présent. Ses lèvres se baladent déjà dans mon cou.

Moi: Bill laves toi les dents au lieu de m'embêter
Bill: je t'embête?
Moi: ah un point! Tu ne peux même pas imaginer!


Il se détache de moi et fait une mine boudeuse sur jouée.

Bill: puisque c'est comme ça pas de câlin ce soir
Moi: Bill tu vas encore perdre à ce jeu là
Bill: on verra bien


Je soupire exaspérée puis ouvre la porte et rentre dans ma chambre. J'ouvre la fenêtre pour fermer les volets, une fois fait je me glisse sous les draps de mon lit et attends patiemment que Bill me rejoigne. Quelques minutes plus tard il franchit le pas de ma porte et vient se coucher à son tour. Mais au lieu de venir m'enlacer il se met sur le coté me tournant le dos. Alala c'est pas vrai celui là! Il va encore perdre. Je me rapproche de lui, me collant à son dos et passe ma main le long de ses côtes.

Bill: je dors Alex
Moi: menteur
Bill: oui mais j'aimerais bien dormir quand même


Il retire ma main et se rapproche un peu plus du bord, se détachant ainsi de moi. Serait-il d'humeur joueur? Moi en tout cas je le suis. Je me décale une nouvelle fois vers lui et passe, contrairement à précédemment, ma main sur son ventre en le caressant des bouts des doigts, l'effet est immédiat, il frissonne, je sens ses poils s'irisé sur sa peau. Mais il ne semble pas prêt à céder alors je commence à déposer de tendres baisers sur son épaule en descendant tout doucement vers son cou, ma main a quitté son ventre et joue plus bas avec l'élastique de son boxer. Je le sens se contracter sous mes caresses comme pour se contenir, je fais cela plusieurs minutes mais il n'admet toujours pas la défaite moi par contre je commence à me décourager. Finalement j'arrête et me remet à ma place. A peine ai-je stoppé mon action qu'il se retourne vers moi tel un ressort.

Bill: est ce que par hasard j'aurais gagné?
Moi: pfff
Bill: mauvaise joueuse!
Moi: oui et alors?
Bill: j'adore quand tu boudes, t'es trop mignonne
Moi: contente que ça fasse plaisir à un de nous deux au moins.
Bill: allez viens par là


Il m'invite à aller dans ses bras, je ne me fais pas prier et respire déjà son odeur si douce. Il dépose ses lèvres sur mon front, puis mon nez et enfin ma bouche. Très vite le baiser devient langoureux et passionné, ses mains sont passées sous mon tee shirt alors que les miennes s'affairent à nouveau sur son boxer. Je commence à le retirer et il se soulève pour m'aider, il en profite pour passer au dessus de moi. À son tour il retire le mien ainsi que mon tee shirt qui reste la seule barrière entre nos deux corps brûlants. Il bouge son bassin en cadence contre le mien, augmentant notre désir et la chaleur ambiante, mon souffle commence à se saccader.

Bill: ça fait tellement de temps que j'attendais ce moment. Tu me rends fou.

Je rougis devant cette dernière déclaration et me sens comme dans une autre dimension lorsque nos corps ne font plus qu'un. J'échappe un cri de plaisir sous la sensation et une invasion de bien être me submerge alors. Je me délecte de ce moment tant désiré par nous deux et me laisse emmener dans un autre monde.

....

Le dimanche se déroule entre chamailleries, câlineries et discutions. Je ne vois pas la journée défilée et lorsque le taxi enlève Bill j'aie encore du mal à réaliser que le week end est déjà terminé. Il est passé tellement vite avec lui à mes cotés. Ma gorge s'est serré quand la voiture a tourné à l'angle de ma rue, j'aurais tellement aimé qu'il reste encore au près de moi mais cela est impossible, je l'ai accepté maintenant. Je ne sais pas quand on se reverra mais je sais que ça arrivera et c'est ce qui compte, je suis prête à attendre pour lui.

Je rentre dans la maison et me dirige vers la cuisine pour aller manger. Ils sont tous présent et me regarde d'un air insistant, comme pour juger de mon état, même mon père me scrute des yeux.


Moi: hé ça va! Vous inquiétez pas comme ça.

Ils retournent à leur occupation et quelques minutes plus tard on passe à table. Un repas silencieux et calme se déroule. À 22h les lumières de ma chambre sont déjà éteintes, ces deux petits jours ont été riches en rebondissements qui m'ont épuisé. En conclusion on peut dire qui ce week end a plutôt était positif. Pour égayer ma semaine je n'aurais qu'à me remémorer ces bons moments passés.

Et c'est ce que je fais lorsque mon réveil se fait entendre à 6h30 le lendemain matin. Allez une nouvelle semaine qu'il faut abattre, je me motive comme je peux et arrive par miracle à l'arrêt de bus. Bon en retard mais j'y arrive, c'est déjà ça! Lorsque je franchis les portes du lycée une drôle de sensation s'empare de moi, je ne pourrais la décrire, le seul mot qui me vient à l'esprit est « mauvais pressentiment » mais je ne sais pas pourquoi. Sur mon trajet, jusqu'à ma salle de cours, je sens des regards se poser inhabituellement sur moi, des murmures sur mon passage. Mais qu'est-ce qu'ils ont les gens aujourd'hui ou alors c'est moi qui devient paranoïaque? C'est la tenue que j'ai enfilé qui ne leur plait pas? Mais pourtant je suis habillé comme tous les jours.

La matinée se passe normalement, en objectant l'attention qui semblait s'être concentrée sur moi. Je questionne Mel mais elle ne trouve aucune réponse qui pourrait m'aider, en réalité elle est dans le brouillard tout comme moi. Comme tous les midis on retrouve le groupe pour manger, on s'installe à une table près des baies vitrées et je les questionne eux aussi, peut être qu'ils pourront m'éclairer?


Sosso: la raison c'est sûrement ça!

Elle se penche vers son sac et trifouille dedans. Au bout de quelques secondes elle en sort un magazine, qu'elle me tend. Je l'attrape et lorsque mes yeux se posent sur la couverture le premier mot qui me vient à l'esprit est « merde! »



Voila! Voili! Voilou! Un énorme désolé pour le retard.
On va dire que c'est les allé à du direct hein!^^
Mais en ce moment j'ai dû mal à écrire, pourtant j'ai les idées, je sais comment ça va se passer, je sais même la fin pour vous dire! Mais j'ai du mal à mettre des mots dessus, à mettre en forme quoi.
J'espère que ça vous a plu....
Bisous et je pense vous mettre une suite avant la reprise des cours (qui sera lundi prochain pour moi T_______T)

pix: il a une de ces classe ce type je sait pas comment il fait!!!!!!^^

# Posté le mercredi 27 février 2008 10:55

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:41

chapitre 38: les lumières des projecteurs peuvent brûler

chapitre 38: les lumières des projecteurs peuvent brûler
Mon regard se balade sur le papier glacé s'attachant à chaque détail de l'image. La mise en page a été faite de façon à ce que une unique photo soit vue. On peut y apercevoir une jeune fille vêtue d'un jean simple, d'un tee shirt coloré et portant un sac de sport à l'épaule. Elle a son bras gauche autour de la taille de l'homme qui l'accompagne, celui-ci est habillé d'un jean lui aussi et d'une veste de sport dans les tons gris, sa main est posée négligemment sur l'épaule de la demoiselle. Ils marchent tout deux dans la rue. À première vue il pourrait s'agir d'un couple des plus banale mais un cercle rouge est dessiné sur l'avant bras du garçon avec une flèche renvoyant à un grossissement de l'image. Et ce grossissement n'est d'autre que le tatouage « freiheit 89 » de Bill, en grosse lettre noire on peut lire « le célèbre chanteur du groupe Tokio Hotel Bill Kaulitz semble avoir trouvé chaussure à son pied! »

Bien entendu mon visage est largement visible et reconnaissable, qui compte me connaît ou m'a déjà croisé dans les couloirs du lycée serait capable de faire le lien entre cette image et moi. Bill avait bien raison alors, c'était bien un paparazzi qui nous suivait samedi et son appareil photo devait être dissimulé. Je comprends mieux pourquoi tous ces regards suspicieux et curieux me désignent ainsi. Mais voilà je ne suis pas au bout de mes surprises.


Sosso: tous les magazines people ou à scandale sont recouverts de cette photo, celui là n'est pas le seul à avoir fait de votre histoire leurs premières pages.

Je reste songeuse. Comment je vais me sortir de là moi? Il faut que je prévienne Bill tout de suite, à moins qu'il soit déjà au courant? J'espère que lui aura une solution parce que moi je suis perdue, je ne sais pas quoi faire. Tout ça m'est inconnu et je n'ai aucune idée de comment me défendre contre ces médias charognard sans aucun état d'âme pour leur victime.

Je dis rapidement au autre que je sors pour appeler Bill et un sentiment qui ne m'a en réalité jamais quitté s'empare de moi: la peur. La peur de ce qui pourrait se passer.
J'empreinte la porte du self menant directement sur l'extérieur et m'assois à même le sol contre le tronc d'un arbre. Je sors mon portable et compose son numéro. Je n'entends que les sonneries et toujours pas sa voix, rageusement je raccroche et réessaye mais cela ne donne pas plus de résultat. Vu qu'apparemment il n'a pas son portable sur lui je tente le numéro de Tom peut être que lui répondra et pour mon plus grand bonheur c'est le cas.


Tom: allo
Moi: oui c'est Alex, je peux avoir Bill s'il te plait?
Tom: oui merci ça va très bien et toi?
Moi: Tom j'ai pas envie de rire, c'est urgent
Tom: Bill est en pleine séance photo il peut pas te parler il te rappelle après si tu veux
Moi: non je veux pas et tu vas voir si il peut pas me parler! Tu lui fais arrêter tout de suite de se dandiner devant l'objectif et tu me le passes!
Tom: hé ben je sais pas ce qui se passe mais tu sembles vachement contrarié
Moi: non tu crois?! Je t'assure que c'est hyper important sinon je l'interromprais pas
Tom: ok je vais me débrouiller pour que le photographe le lâche cinq minutes.
Moi: merci je te revoudrais ça
Tom: j'espère bien!


Il pose le téléphone je ne sais où et j'entends en fond sonore Tom demander une pause pour son frère. Bien entendu le photographe refuse et pour arriver à ses fins il ajoute qu'il faut qu'il s'arrête pour manger sinon il va faire une crise d'hypoglycémie et son chouchou risque de s'effondrer pendant les prochaines prises. Géné il lui accorde et j'entends Bill demander à son frère d'où il sort cette idée complètement débile.

Tom: tu m'engueuleras plus tard quelqu'un doit absolument te parler apparemment.

Le téléphone est pris en main vu les bruits qui en sortent et j'ai enfin Bill à l'autre bout du fil.

Bill: allo
Moi: oui c'est Alex
Bill: Alex? Mais je suis en pleine...
Moi: séance photo je sais. J'suis désolée mais c'est super important. Est-ce que tu as regardé les magazines people aujourd'hui?
Bill: heu... non je les regarde plus depuis longtemps pourquoi?
Moi: parce que t'aurais dû! Y'a une photo de nous deux en première page de tous les magazines! Tu te rappelles samedi quand on a semé un type que tu prenais pour un paparazzi? Bé t'avais raison s'en était bien un, il a pris une photo de nous quand on était dans la rue.
Bill: mais on nous reconnaît t'es sûre?


Je n'ai pas le temps de répondre que j'entends quelqu'un crier que ça va chauffé pour les oreilles de Bill, ce n'est sans aucun doute David. Voilà il doit être au courant et il lui expliquera plus facilement que moi au téléphone.

Bill: heu Alex je te rappelle hein! Je préfère pas t'avoir au téléphone au moment de ma mort
David *au loin*: et tu fais de l'humour par dessus le marché!


Notre conversation est coupée et je souffle contre mon arbre. Dans quoi je me suis encore fourré? Pour une fois je compte sur David, car même si je sais que nos relations ne sont pas des plus cordiale il ne laissera pas le couple de son protégé en pâture aux loups. Je l'espère tout du moins.
Je décide de me lever mais finalement y renonce en sachant ce qui m'attend à l'intérieur, je préfère attendre qu'il me rappelle pour savoir comment agir. De toute façon cette histoire m'a coupé l'appétit. J'attrape mon MP3 que j'ai toujours sur moi et mets de la musique pour penser à autre chose, je monte le son de façon à ne plus entendre les élèves qui passent murmurer sur moi. J'enfouie la tête entre mes genoux que j'ai ramené près de ma poitrine, à la manière d'une autruche. Comme si cacher mon visage pouvait les empêché de me reconnaître...

Je réfléchis encore et encore, je ne veux pas que ma vie change à cause de cette stupide photo, je ne veux pas vivre sous les projecteurs, je ne veux pas être exposé au monde entier, JE NE VEUX PAS! Alors que je commence à désespérer je sens le vibreur de mon portable, je m'empresse de couper la musique et de répondre à mon interlocuteur.


Moi: allo
Bill: oui c'est moi, alors voilà j'ai vu les journaux et c'est vraiment partout
Moi: merci mais tu m'apprends rien là
Bill: on en a parlé avec le groupe et David et la meilleur solution ça serait de démentir
Moi: et tu veux faire ça comment? On me reconnaît bien sur la photo.
Bill: c'est mon identité qu'on va mettre en doute pas la tienne. A part mon tatouage à l'avant bras y'a rien qui prouve que c'est moi, donc on va dire que t'as juste un copain qui à le même tatouage que moi et David est en train de me faire un super alibi comme quoi j'étais en train de faire des examens à l'hôpital pour une trachéite, ce qui avait d'ailleurs était la première excuse annoncée aux fans pour justifier que je ne sois pas là.
Moi: t'es sûr de toi?
Bill: bon j'avoue que le coup du même tatouage c'est pas top mais avec des papiers de l'hôpital à l'appuie ça devrait passé.
Moi: j'espère...
Bill: mais oui t'inquiète pas
Moi: ho que si je m'inquiète! Si t'avais vu les regards que me lancent les gens tu comprendrais mieux pourquoi je m'inquiète
Bill: allez ça va s'arranger je te dis, David a prévu de faire un communiqué de presse demain matin. Bon désolé mais je dois te laisser je t'appelle ce soir pour savoir comment s'est fini ta journée
Moi: d'accord à ce soir, bisous
Bill: bisous


Et voilà quelle aller être notre stratégie! Démentir, j'espère sincèrement que les gens y croiront. De toute façon je ne suis pas prête pour que notre relation soit affichée au grand jour et je pense que lui non plus. Je quitte alors mon arbre et me dirige vers l'intérieur du lycée, à peine ai-je franchi la porte du hall que plusieurs filles me tombent dessus. Ah non pas elles! Il s'agit des trois pimbêches qui n'arrêtaient pas de persécuter Mel. Ça faisait longtemps que je ne les avais pas vu.

Laura: alors comme ça madame se fait sauté par le grand Bill Kaulitz! Je pensais qu'il avait meilleur goût que ça.
Moi: je pense que je vais détruire ton fantasme mais on sort pas ensemble, je les jamais rencontré ce type.
Laura: mais bien sur! Une photo de vous deux est affichée sur tous les magazines.
Moi: une photo de moi oui mais c'est pas lui à coté c'est mon copain, ils ont le même tatouage c'est tout.
Laura: bizarrement on l'a jamais vu ton soit disant copain
Moi: normal il est pas au bahut.

J'ai appliqué le plan de Bill à la lettre mais elle ne semble pas totalement convaincue. Qu'est-ce que je peux dire de plus? Ah si j'ai une idée mais elle me rebute. Je ne veux pas dire ça de lui mais c'est la seule façon qu'elle me laisse enfin tranquille et puis je ne pense pas mais mot.

Moi: et puis sincèrement les filles m'intéressent pas vraiment.
Laura: c'est pas une fille.
Moi: Il est encore plus féminin que toi! On va dire que son coté viril est pas très frappant donc très peu pour moi.
Laura: t'es trop conne! Bill est magnifique
Moi: ouais chacun a sa définition de la beauté alors, si je le croise je te l'enverrais hein!

Elle me regarde d'un air dédaigneux et s'en va suivi de ses deux acolytes. J'ai encore du mal à réaliser que ces mots sortaient de ma bouche, ils vont tous me prendre pour une intolérante maintenant. Parce que je peux être sûre que Laura aura parlé de notre discutions à tout le lycée d'ici quelques jours et la moitié qui l'idolâtre la croira, il n'y a plus qu'à prier pour que l'autre moitié ne soit pas des fans de Tokio Hotel ou plutôt des groupies du groupe.

Tout au long de la journée j'ai à plusieurs reprises étais interpellée par des élèves qui me posaient des questions sur Bill ou le groupe mais inlassablement je leur donnais la même réponse qu'à Laura sauf qu'eux étaient moins suspicieux et je n'avais pas besoin de descendre mon petit ami. Mais le groupe n'a pas que des fans malheureusement, j'ai aussi eu le droit aux insultes des groupies me traitant de tous les noms, mais n'en venant jamais aux mains heureusement. Et les anti-fans ne m'ont pas oublié non plus, ils m'ont réservé de gentilles petites remarques sur mon passage tels que « alors t'es bi Je savais pas! » ou encore « le boys band va bien? » et la meilleure « tu t'es fait le calamar aussi ou tu t'es contentée du trans-porc-épic? ».
J'ai fini la journée sur ces bonnes paroles toutes plus chaleureuse les unes que les autres.

Il me tarde que David fasse le démenti demain, les gens se calmeront peut être, ils pourraient même m'oubliaient. Juste me laissais vivre tranquillement ma petite vie. Je ne suis pas prête, pas encore. Laissez moi le temps!




Je demande toujours la même chose: vos avis!^^
Comme je pense pas reposter avant la rentrée bé bonne rentrée même si c'est impossible une bonne rentrée^^
Moi j'ai mon bac blanc T____T mais le coté positif c'est que du coup pas de devoir et j'ai pas mal de trou^^
bisous à toutes et encore merci. Je crois que le mot merci est celui qui est le plus présent dans mon blog LOL

pix: à l'origine y'avait une fille à coté mais j'ai préféré l'enlever, pas qu'elle soit moche hein!^^ mais juste que on sait jamais qui passe sur mon blog! donc photo spontanée, genre devant l'hôtel ou un truc comme ça et moi je l'aime bien! Tom est vraiment bien dessus, il a un regard lui aussi. Mais c'est de famille c'est pas possible!!!!!^^

# Posté le samedi 01 mars 2008 14:59

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:52