fictions que je vous conseille de lire (2)

fictions que je vous conseille de lire (2)
Fictions yaoi:

-cherryhitomi(en cours): cette fiction est tout simplement magnifique. Les jumeaux ont été séparé très jeune (comme dans de nombreuses fics yaoi), ils vivent dans 2 mondes différents, une relation va se construire mais lentement et évolutivement. L'auteur prend son temps et c'est super, tout ne va pas trop vite, ce qui donne un réalisme fou à l'histoire. Le niveau d'écriture est vraiment très bon. À aller voir de toute urgence!^^

-dance-th-fan fiction (en cours): la situation est inspiré du film sexy dance (set up), j'ai adoré ce film faut dire^^. Les émotions sont divinement bien écrites, on ressent la douleur et la souffrances des personnages comme si c'était nous qui le vivions. Une scène a particulièrement été bien écrite, celle où Tom cauchemarde, je n'en dis pas plus. Allez y ça vaut vraiment le coup.

-dont-tell-mom-yaoi (en cours): à l'origine le texte est en anglais et traduit par une fille mais celle qui publie n'est pas la traductrice. Cette fiction est pour ainsi dire chronologique, elle commence quand les jumeaux ont 6ans et pour le moment ils ont 16. On voit à travers les années l'évolution de leur lien, de leur amour et quand j'ai fini de lire j'avais l'impression que le twincest est quelques chose de normal^^.


Fictions normales:

-fic-of-twins (en cours): une histoire d'amour? Mais pas seulement. Le personnage principale a ses parents de divorcé et est obligée de partir en Allemagne chez son père, elle y découvre un frère qui n'est pas un des membres du groupe^^ juste un ami de ces derniers. Vraiment j'ai beaucoup aimé et j'aime toujours autant. L'histoire est construite et réaliste.

-fanficth29-2 (en cours): celle là aussi j'aime beaucoup. Le personnage n'a pas une vie facile et les jumeaux tentent de l'aider. Ce n'est pas pour autant qu'elle leur tombe dans les bras et ça c'est super. Au début on pourrait croire à Cendrillon^^ mais pas du tout c'est beaucoup plus triste que Cendrillon. Et moi j'adore voilà!^^

-Ins4nity (terminée): tout simplement énorme! Le coté malsain est constamment présent mais tellement bien décrit. J'ai adoré même pire que ça! L'auteur écrit super bien, on dirait un écrivain professionnel. Là je vous oblige à aller lire!^^ elle a écrit une autre fiction terminée elle aussi et sa dernière en cours qui sont tout aussi magnifique, vous les retrouverez sur son blog. Mais des 3 ma préférée c'est celle-ci.

-th-haben-gelesen (en cours): cette fiction est écrit par 2 demoiselles de 12ans et 20ans et je peux vous jurer que le mélange est déroutant. Pour nous dire je ne vois pas quand c'est l'une ou l'autre qui écrit. Cette fiction est divisé en 4 actes où chacun des membres du groupe rencontre l'amour. Mais ces 4 actes sont tous en report les uns avec les autres, et puis ce n'est pas à l'eau de rose ça c'est sûr. Une écriture magnifique qui vous fait quitté le monde dans lequel vous vivez. À lire d'urgence!


Blog sur Tokio Hotel:

-in-diie-nacht-483: c'est vraiment un blog super! Rien à ajouter^^ à part cela ALLER VOIR XD



Donc voilà ce que je suis en train de lire en ce moment.
Comment faire fuir ses lectrices? Les envoyez voir des fictions 10 fois mieux que la sienne^^ si vous allez lire, ce que je conseille grandement, je vais me sentir ridicule à coté XD. Dîtes moi ce que vous pensez de ces fictions si vous y jetez un coup d'½il.
bisous


# Posté le dimanche 02 mars 2008 08:50

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:52

One Shoot: j'ai le coeur cassé maintenant que je te l'ai ouvert

One Shoot: j'ai le coeur cassé maintenant que je te l'ai ouvert
Nous étions heureux... c'est tout ce dont je me rappelle ou plutôt ce dont je préfère me rappeler.

Nous avions grandi pour ainsi dire ensemble, dans ce petit village accueillant. Notre amitié s'était forgée parmi ces champs, ces rues, ces arbres. Je me souviens de ces rires spontanés et tellement contagieux, de ces moments où l'innocence était reine et la joie son roi. Des bêtises nous en avions faits, plus que vous ne pouvez vous l'imaginer mais toujours avec le sourire aux lèvres. Des après midis entiers allongés dans l'herbe fraîche du parc à nous raconter nos petites existences, nous en avions passé.

Puis cette relation a évolué et inéluctablement un sentiment a pris possession de nous. Ce sentiment qui vous fait vous noyer dans les yeux de l'autre, qui vous fait frissonner quand sa peau frôle la sienne, qui vous fait tout oublier lorsque sa bouche s'étire en un vaste sourire. L'amour s'était emparé de nous. Pour tout le monde cela devait arriver et c'est arrivé. A à peine douze ans nos lèvres ne se quittaient déjà plus. Je me rappelle que ton frère ne cessait de nous taquiner, de dire que ça ne durerait pas, que c'était un amour de jeunesse. Mais ça a duré et souvent grâce à lui, le nombre de fois où il jouait les entremetteurs pour que nos disputes ne durent pas est incalculable. Et à chaque fois que la réconciliation était engagée il secouait sa tête faisant ainsi virevolter ses dreadlocks accompagnant ce geste d'un soupire d'exaspération devant notre couple qui dégoulinait de tendresse.

Tant de bons moments que je pleure aujourd'hui...

Le temps a passé, nous avons grandi mais notre amour restait impérissable. Tu as commencé à te lancer dans ta passion, y passant des heures et des heures, travaillant sans relâche. J'étais toujours là à te soutenir et tu m'en remerciais. Je croyais en ton talent, en ta détermination, en ta force. Je croyais en toi si fort. Et puis cette espoir que nous nourrissions tous à enfin pu voir le voir, ce manager vous a repéré. Ce jour qui avait été le plus beau de ta vie avait été en réalité le plus laid de la mienne. Mais je ne l'ai réalisé que trop tard.

La célébrité t'était enfin offerte et tu l'as croqué à pleine dent. Au début tout n'était que rêves réalisés et je les vivais avec toi. Mais après quelques mois passés tu as commencé à te faire plus rare, nos retrouvailles se faisaient moins fréquentes et notre couple ainsi que moi même commencions à en souffrir. Je te voyais t'éloigner de moi sans pouvoir rien y faire. La distance devenait océan et notre amour s'étouffait peu à peu. J'ai lutté, tu as lutté, on a lutté, rien n'y faisait. Comme une obligation notre rupture s'est imposée, intransigeante elle nous a séparé. Lorsque tu as pris cette décision qui n'en était pas vraiment une en réalité, nous avons pleuré dans les bras de l'autre. C'était la dernière fois que je sentais ton odeur fruitée, que je touchais ta peau douce, que je goûtais tes lèvres sucrées, que tu me disais que tu m'aimerais quand même. Pour me consoler tu me disais que c'était mieux ainsi, qu'on aurait trop souffert autrement.

Mais j'ai souffert. La vie était différente dorénavant sans mon soleil pour m'éclairer. En détruisant notre histoire tu m'avais détruit, mes larmes ravinaient mes joues creusé par la fatigue de pleurer. Mes yeux étaient vides, ils avaient perdu tout leur éclat. Je ne vivais plus vraiment, je n'en avais plus l'envie ni la force. Alors le dernier recours que j'avais trouvé pour ne pas définitivement sombré était la colère. Cette colère qui me faisait marcher, cette haine envers toi. Oui Bill Kaulitz je te détestais de m'avoir rendu faible, de m'avoir blessé, de m'avoir abandonné. Et tout ça pourquoi? Ta passion, tu avais choisi entre elle et moi. Entre l'amour et la haine il n'y a qu'un pas et je l'avais franchi. La rage avait pris possession de moi, se ressentant dans les moindres de mes muscles, dans ce coeur glacé par ta faute. Elle ne m'appartenait pas, non, je lui appartenais. La petite fille douce et sensible était morte pour laisser place à cette femme agressive et froide. Mes murailles étaient devenues acier alors que mon coeur était de porcelaine pillée. Quiconque m'approchait était remercié à ma manière, plus de pitié, plus de compassion, plus d'humanité. Mon regard était noir comme mon âme.

Un jour, des années après notre dernière au revoir, tu es venu sonné à ma porte. Lorsque je t'ai ouvert tu ne m'as reconnu, tu ne pouvais pas, voyant que je m'impatientais tu as fini par me demander si c'était bien moi. Mon premier réflexe avait été de rire, mais pas d'un rire enjoué, d'un rire sombre et glaciale. C'est alors que tu as compris et tu as lâché ces quelques mots "Qu'est ce que j'ai fait..." ce qu tu avais fait? Tu avais créé une personne excessivement mauvaise qui refusait d'être sauvé.

Ma haine m'habite toujours même quand j'avale cette trop forte dose de somnifères. J'avais décidé de tuer le monstre qui était né, je ne voulais plus être cet être là, non je ne pouvais plus. Je me haïssais autant que toi. Lentement je sentis le poison s'écouler dans mon sang, se propager à mes organes, m'embuer l'esprit. Mais une seule pensée m'était présente: nous avons été heureux!



Verdit?

# Posté le dimanche 02 mars 2008 13:34

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:52

chapitre 39: vive les problèmes!

chapitre 39: vive les problèmes!
Je me lève ce mardi matin avec un mal de tête en guise de compagnon, je crois qu'il est à l'image de la journée qui se profile. Le démenti ne sera fait que dans quelques heures et donc la presse n'en parlera que demain dans ses torchons. Ses heures de cours vont être un véritable calvaire, c'est pour ça que j'ai mis mon réveil une heure plus tôt que d'habitude pour pouvoir aller au lycée à pied et ne croiser personne, je sais que je ne fais que reculer l'inévitable mais le plus tard sera le mieux.

Comme prévu j'arrive à 7h 30 devant les portes du bâtiment, je n'habite pas très loin, il n'y a pour ainsi dire personne. Je m'engouffre dans le hall et me dirige directement vers ma salle de cours, évidemment aucun élève n'est présent à mon grand soulagement. Je me laisse glisser contre le mur et m'assois sur le sol, je n'ai plus qu'une chose à faire: attendre. Alors que je somnole je sens une main se poser sur mon épaule, je lève la tête pour savoir à qui elle appartient, ce n'est d'autre que Anaelle.


Anaelle: salut

Je m'abstiens de toute réponse, je sais qu'elle jubile intérieurement et elle a bien raison. Mais elle ne s'arrête pas là, elle veut déguster et non goûter sa victoire.

Anaelle: c'est bien triste ce qui t'arrives... tous ses regards braqués sur toi! À ta place je ne le supporterais pas. Vraiment je te plains mais bon c'est la vie, il fallait bien qu'un jour ça se sache.

Aucune compassion n'est présente dans sa voix, maladroitement elle retient un sourire narquois. Comme si je voulais la convaincre une ultime fois ces mots sortent de ma bouche tel un automatisme.

Moi: je ne sors pas avec lui, je ne le connais pas...

Un rire noir sort de sa gorge.

Anaelle: Alex! Oh ma pauvre Alex! Garde ces beaux discours pour les naïfs, nous savons toutes les deux que tout est vrai.

Je préfère me taire, à quoi bon lutter... Anaelle à une allure si innocente au premier bord mais en réalité se cache un vrai démon à l'intérieur. Ses vêtements toujours sobre, sa coiffure impeccable, son maquillage léger masquent un être tellement intelligent et manipulateur. S'il y a bien une personne que je ne pourrais faire changer d'avis c'est bien elle. Alors même si je viens de perdre une bataille je ne la laisserais pas m'achever pour autant. Je suis plus forte que ça! Je me lève pour me retrouver en face d'elle, je plonge mes yeux dans les siens et avec toute l'assurance que j'avais perdu ces dernières minutes je lui fais comprendre que ce n'est pas fini.

La sonnerie du lycée rompt cet instant et je m'aperçois alors que toute ma classe est présente et nous regarde. Je ne leur prête aucune attention et rentre dans la salle, je m'assoie près de la fenêtre et vois arriver Mel quelques minutes plus tard. Elle me demande si j'ai encore loupé le bus et lorsque je lui réponds que non elle me reproche de ne pas l'avoir prévenue que je venais à pied. Je sais que si je lui vais dit elle aurait voulu m'accompagner et pour une fois je préférais être seule alors je n'ai rien dit. Le cours de maths commence et je m'intéresse au maximum à ces nombres complexes qui me semblent complètement étranger, depuis quand un carré donne un résultat négatif? Encore un scientifique qui se croyait plus malin que les autres en son temps mais son invention totalement absurde m'occupe l'esprit alors je lui pardonne.

Une fois de plus la sonnerie met fin à ce cours pour mettre en marche le suivant: allemand. Dans les couloirs je me fais bousculer à plusieurs reprises, cela aurait pu être normal si ils n'étaient pas joint à des regards haineux. Pour l'instant je me contiens parce que je sais que normalement demain ça ne sera qu'un mauvais souvenir mais ce n'est pas l'envie qui me manque de montrer un peu plus les crocs. Je commence sincèrement à douter de mon self-control.

En cours, comme à mon habitude je rêvasse et ne prête que très peu d'intérêt à ce que raconte notre chère professeur mais comme si tout le monde s'était donné le mot elle me tombe dessus.


Prof: Melle Dizario, au lieu de rêver à votre beau chanteur écoutez plutôt ce que je dis!

La classe se met à ricaner et la prof attend une réaction de ma part. J'hésite à lui donner satisfaction, Mel me supplie du regard pour ne pas relever mais c'est plus fort que moi. Alors que les mots n'ont même pas franchit la barrière de mes lèvres elle soupire d'exaspération.

Moi: vous lisez les journaux people? Je pensais que ce n'était plus de votre âge.

Le rouge lui monte aux joues, elle démarre au quart de tour et on peut très facilement la faire tourner en bourrique. En temps normal je ne me serais pas permise de dire de telle chose à un professeur, même s'ils m'insupportent je les respect tout de même. Mais elle s'est différent, elle ne me respecte pas alors pourquoi je le ferais?!

Prof: comment osez vous?
Moi: et vous comment osez vous lire ces torchons et en faire par en cours? Je ne pense pas que le proviseur sera très heureux de savoir que vous faîtes des remarques douteuses sur la vie privé de vos élèves.

Elle pâlit et sait que j'ai raison. Ce genre de réplique a beaucoup plus d'effet sur un professeur que des insultes car je dis vrai. Finalement elle continue son cours comme si ne rien était.

Mel: t'as pas pu t'en empêcher!
Moi: et ben comme tu l'as vu non

Elle me sourit et est contente que je réagisse ainsi plutôt que je me morfonde sur moi même, elle n'aurait pas pensé la même chose si elle m'avait vu ce matin. La récré passe vite et je me retrouve déjà dans les vestiaires en tenue de sport. On fait gym, j'aime bien en plus je ne suis pas vraiment mauvaise sans prétention, la danse n'y est pas pour rien je dois l'avouer. Les dernières séances je me suis même entraînée sur une ou deux figures acrobatiques que j'ai du mal à réaliser pour la chorégraphie. Les tapis sont déjà installés et l'échauffement se met en route. Après quelques minutes on se met par groupe de travail aux quatre coins des tapis et on s'entraîne. Je suis avec Mel, on se met à l'écart pour ne gêner personne et fait un ATR que je tente de tenir, Mel me pare. J'ai souvent des difficultés à le tenir alors je m'entraîne la dessus. Je réessaye plusieurs fois mais mes jambes ne restent que trop peu de secondes en l'air, au bout de la cinquième tentatives j'y arrive enfin mais quelqu'un me pousse, je tombe et heurte le mur. Mon genoux à toucher assez violemment le béton et je me suis écorchée. En premier je pense que c'est juste une ou un élève qui m'a percuté sans faire attention vu que les tapis ne sont pas bien grands mais lorsque j'entends Mel s'énerver je change d'hypothèse.

Mel: mais ça va pas ou quoi! Pourquoi t'a fait ça? Elle aurait pu se faire mal!
...: c'était peut être le but
Mel: t'es complètement fêlée ma parole! Tu fais partie de ces groupies qui meurent de jalousie c'est ça?
...: Bill Kaulitz est à nous ok, pas à cette salope de bas étage!
Mel: c'est pire que ce que je pensais! De toute façon ce n'est pas son mec, comment il va falloir vous le dire! Il va sûrement y avoir un démenti pour calmer les folles furieuses dans ton genre
...: hé tu me parles meilleur ok!
Mel: quand tu seras moins conne peut être que ça sera envisageable.

Je n'ai jamais vu Mel s'énerver ainsi, c'est la première fois, elle est prête à lui sauter dessus. Sincèrement ça me touche que ça soit pour me défendre. Mais je préfère y mettre mon grain de sel avant que ça ne dégénère.

Moi: allez Mel viens! Elle n'en vaut pas la peine
...: c'est de moi que tu parles?
Moi: qui d'autre?
...: pff vraiment je sais pas ce qu'il te trouve.
Moi: mais bordel je ne sors pas avec lui! Vous avez tous entendu JE NE SORS PAS AVEC BILL KAULITZ!!!!!!!

Je crois que effectivement tout le gymnase l'a entendu, le silence prend place et personne n'ose rien dire. Je quitte le cours furieuse et me change rapidement dans les vestiaires. La prof me rappelle à l'ordre mais c'est à peine si j'entends le son de sa voix. Je suis déjà dehors en train de marcher vers la salle d'étude. Je mets tellement d'énergie dans ma lutte que j'ai parfois l'impression que c'est vrai, je me surprends même à me dire que j'aimerais que ça soit vrai, je me sentirais peut être plus courageuse, je me battrais pour une cause juste au moins et non pour un mensonge. Car pour l'instant je lutte contre une vérité que je ne suis pas prête à partager, mentir est beaucoup plus simple...

En étude il n'y a presque personne, je m'installe près des radiateurs encore allumés malgré le re-doux de ce moi de Mars. Je sors une feuille et un crayon de papier, je me mets à écrire, dessiner, noter tous ce qui me passe par la tête, pour au final ne voir qu'une page à l'origine blanche gribouillée. Une élève à la silhouette fine entre dans la salle, elle est habillé d'un slim noir qui redessine ses hanches, son tee shirt est orange bardé de têtes de mort de toutes les couleurs, sa coupe de cheveux ressemblent à celle d'Avril Lavigne sauf que la couleur de ses cheveux est noir et la mèche rouge écarlate, son maquillage n'est que de noir ce qui fait ressortir ses yeux bleu. Elle vient s'installer à ma table, juste en face de moi. Elle ne sort aucune affaire et se contente de me fixer. Ça doit encore être une de ces groupies! Je l'ignore complètement, près d'un quart d'heure après son entrée elle ouvre seulement la bouche.


...: ça doit pas être facile
Moi: de quoi tu parles?

Mon ton est froid. Je me méfie maintenant, avant j'aurais pensé qu'elle compatissait mais maintenant j'en doute.

...: de ce qui t'arrives, tout ces gens qui te regardent de travers, ses insultes, ses problèmes... tout quoi.
Moi: qu'est ce que ça peut te faire?
....: rien c'est vrai

Cette fille commence à m'intriguer, elle me répond sans vraiment me répondre, comme si elle pensait à autre chose. Vu qu'elle ne rajoute rien je me replonge dans mes gribouillis.

...: au fait je me suis pas présentée, moi c'est Samantha mais appelle moi Sam plutôt
Moi: Alexandra
Sam: je le sais déjà
Moi: ah et pourquoi tu me parles au juste?
Sam: parce que tu sors avec Bill Kaulitz

Mais c'est pas possible, je vais péter un câble je pense! Les gens ne comprendront jamais. Alors que j'étais déjà en train de ranger mes affaires pour sortir de la salle elle me lance sur un ton des plus anodin.

Sam: je le connais aussi

Je la regarde dubitative, soit c'est une fan mythomane qui prend ses rêves pour des réalités, soit elle dit vrai.

Moi: j'ai le droit d'en douter?!
Sam: oh que oui! Ça m'étonne d'ailleurs que tu ne m'ais pas encore rit au nez.
Moi: alors avant que je ne le fasse tu m'expliques d'où tu le connaîtrais
Sam: en fait je suis née en France mais j'ai vécu dix ans en Allemagne parce que mon père a été muté la bas, je suis tombée dans le même collège que les jumeaux et on quatrième on été même dans la même classe. Ils n'étaient pas encore célèbres, ils débutaient seulement. Mais mes parents ont divorcé et ma mère a eu ma garde et comme elle est rentrée en France j'ai bien été obligé de la suivre. Ça n'a pas empêché que je garde des contacts avec les garçons, assez régulièrement j'ai des nouvelles d'eux. Donc voilà comment je les connaîs.
Moi: qu'est ce qui me dit que tu dis la vérité?
Sam: rien, absolument rien sauf peut être si tu les appelles et que tu leur demandes.

A ce moment là, comme une illumination, je vois le piège qu'elle me tend. Si je lui dis ok, je les appelle, elle saura que je sors réellement avec Bill ou du moins que je les côtoie. Il est vrai qu'elle m'inspire confiance mais je suis devenue plus méfiante. Je préfère ne pas m'avancer tant que je suis sûre de rien.

Moi: comment veux tu que je les appelle je ne les connais pas
Sam: bien dit! Même si c'est faux, au moins tu es intelligente, Bill a toujours eu bon goût contrairement à Tom est ses poufs à deux balles. Pour te faciliter la tâche je vais les appeler moi même.

Elle sort son téléphone et compose un numéro, quelqu'un répond et elle lui parle en allemand quelques minutes puis me tend l'appareil, vu mon air interrogateur elle ajoute.

Sam: je sais bien que tu me croiras pas sur parole, je pourrais très bien faire semblant d'avoir une conversation téléphonique en allemand et en réalité n'avoir personne au bout du fil.

J'attrape le portable et le mets à mon oreille, tout de suite je reconnais Tom.

Tom: mais t'as finis Alex de nous harceler! Nous aussi on t'aime mais il va falloir te calmer quand même.

C'est bien Tom ça sait sûr. Je discute un peu avec lui et mets fin à la conversation.

Sam: tu vois bien que je te disais pas n'importe quoi.
Moi: il fallait que j'en sois certaine
Sam: c'est normal. Bill m'a parlé de toi à demi mot il y a quelques semaines maintenant, il ne voulait pas me dire qui tu étais. Même autour de lui il garde votre histoire assez secrète il a peur qu'il y ait des fuites et il a bien raison. Mais quand je lui ai dit à quel lycée j'étais il a eu comme un blanc donc je me suis doutée que tu devais être dans ce lycée. Et puis quand il y a eu ta photo en première page je me suis plus posé de question.
Moi: mais vous êtes super proche? Parce que sans vouloir te vexer il ne m'a jamais parlé de toi.
Sam: on va dire qu'on est pas les meilleurs amis du monde non plus, de bons copains quoi. Je l'ai à peu près tous les quinze jours au téléphone.
Moi: je vois
Sam: tu me fais confiance maintenant?
Moi: je n'irais pas jusque là, je te crois c'est tout
Sam: en tout cas moi je te fais confiance, d'ailleurs si c'était pas le cas je t'aurais pas dit tout ça, même mes amis d'ici ne le savent pas. Bon sur ce moi je dois y aller. Si t'as besoin de moi ou je ne sais quoi je te laisse mon numéro et à une prochaine fois.

Elle écrit rapidement son numéro au dos de ma feuille et s'en va aussi furtivement qu'elle était arrivée. Cette Samantha est vraiment spéciale, je sais pas pourquoi, mais j'ai du mal à la cerner. Elle a un quelque chose de particulier qu'on pourrait qualifier de bizarre mais ce n'est pas ça, c'est autre chose. La sonnerie me sort de mes pensées, je me lève et me dirige vers la sortie du lycée. Ma journée de cours est terminée, le mardi est mon jour le plus léger de la semaine. J'attends Mel dehors quelques minutes et ensemble on prend le chemin de chez nous. Elle me raconte que finalement la fille qui m'a fait tombé a été exclu du cours et que la prof ne m'a pas marqué absente, je l'en remercierais au prochain cours. Quant à moi je lui parle de ma rencontre avec Samantha, elle semble elle aussi perturbait par cette fille, apparemment elle en a déjà entendu parlé mais pas en bien. Mais comme elle me dit ce n'est pas les rumeurs qui font les gens, on est très bien placée pour le savoir toutes les deux. Après dix minutes de marche on se séparent pour prendre le chemin de nos chez nous respectifs.

Lorsque je passe la pas de ma porte je me dis que c'était mon dernier jour en enfer. C'était sans me douter que j'y retournais quelques semaines plus tard...



Je voulais vous postez le chapitre hier mais j'ai eu un imprévu, et si je le publie qu'à cette heure ci c'est parce que ma mère utilise beaucoup l'ordi pour son boulot, en fait elle fait du traitement de texte donc elle pourrait très bien le faire sur l'ordi de ma chambre qui n'a pas la connection Internet mais elle préfère l'autre. Elle a pas l'esprit de contradiction appart ça! Donc bon j'y ai pas trop accès du coup.
J'espère que ça vous plait toujours et merci à celles qui m'ont souhaité bonne chance pour mon bac blanc, j'en ai eu besoin^^
Déjà sur toutes les matières normalement présentes il en manquait 2: SVT (mon plus gros coef) et H-G, c'est évidemment là où j'ai meilleurs notes. Donc la philo bizarrement ça passe, le sujet c'était "Douter, est ce renoncer à la vérité?" ça allait parce que j'avais fait le cours y'a pas longtemps^^, ensuite la physique chimie je me suis ramassée mais à un point c'est énorme, je vais rire quand je vais avoir ma note. L'anglais ça va, heureusement que j'ai inversé mon LV1 et mon LV2 parce que sinon je pense que j'aurais été mal. L'espagnol c'est la grosse catastrophe, le texte je l'ai compris, je peux même vous faire une traduction si vous voulez^^ mais les questions laisses tomber, trop dur. Et pour finir les maths ça s'est bien passé, saurait pu être beaucoup plus dur.
En conclusion c'est assez mitigé quand même, de toute façon maintenant c'est fait! Une bonne chose de faite!
Voila les dernières nouvelles du front LOL
Bisous

# Posté le dimanche 09 mars 2008 15:15

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:53

chapitre 40: les souvenirs ne sont d'autres que l'histoire de nos vies

chapitre 40: les souvenirs ne sont d'autres que l'histoire de nos vies
Aujourd'hui ma journée a été divine, il n'y a pas d'autre terme. Lorsque je suis arrivée en cours ce matin tous les regards haineux avaient disparu, plus d'insultes, plus rien. Il n'y avait de présent que de l'indifférence que je connaissais jusque là. C'est comme s'il ne s'était jamais rien passé. Au début j'ai eu du mal à réaliser que le cauchemar était réellement terminé, comme si je rêvais mais non c'était bien fini. Du jour au lendemain tout avait changé.

Les élèves avaient apparemment lu les mêmes journaux qui criaient au scoop du siècle il y a quelques jours et se rendaient à l'évidence que ce n'était qu'une fausse rumeur de plus. A mon plus grand étonnement des filles sont même venaient s'excuser, bien entendu ce n'étaient pas les groupies ou les anti-fan mais leurs vraies fans qui étaient désolées de m'avoir « importuné » comme elles disent. Cela m'a fait me rendre compte que le groupe était encore soutenu par de vrais fans équilibrés même si elles ne font pas parties de la majorité malheureusement. Mais la seconde chose que cette expérience m'a fait comprendre est aussi l'immense pouvoir que possédait la presse. Les médias ont la main mise sur les gens, ils peuvent les manipuler comme ils le souhaitent et c'est déroutant de s'en rendre compte. Je ne préfère pas m'imaginer si ils n'avaient pas publié le démenti, l'horreur aurait duré et je ne sais pas de quelle couleur aurait été la fin...

Je vais enfin pouvoir reprendre ma petite vie tranquille et le plus miraculeux c'est que ma famille n'a pas eu le temps d'être mise au courant. C'est vrai que tout s'est passé tellement vite et heureusement que David a réagi rapidement parce que si l'histoire avait traîné je ne suis pas sûre que le démenti aurait eu le même effet. Mais n'y pensons plus, c'est de l'histoire ancienne maintenant.

Annaelle est quand même venu me dire que je ne m'en sortirais pas comme ça mais ma seule réponse fut de lui offrir un sourire béat. J 'ai aussi revu Samantha, on a passé la journée ensemble. Malgré ce coté encore mystérieux que je n'arriverais pas à percer de sitôt j'en ai bien peur, elle est très agréable et on a bien rit. Elle m'a raconté plusieurs anecdotes sur les garçons.

Comme la fois où Tom avait tenté de draguer une fille de leur collège mais qu'il s'était fait remercier pas très gentiment, elle l'avait affiché devant tous les élèves en se moquant ouvertement de lui. Du coup il n'osait plus la croiser dans les couloirs et dès qu'il l'apercevait il changeait de direction, étant même prêt, une fois, à faire le tour de tout le bâtiment pour ne pas se retrouver en face d'elle. Cela m'étonnait vu le Tom que je connaissais actuellement mais au fond, à l'époque, il n'était qu'un jeune adolescent avec un style peu commun, il était loin d'être la star international qui a toutes les filles qu'il désire à ses pieds.

Bill aussi a eu droit à sa petite histoire. A la rentrée scolaire, après avoir été réparti dans les différentes classes leur professeur avait fait l'appel, et lorsqu'il était tombé sur les deux jumeaux qui portaient le même nom il s'était exclamé "On a des faux jumeaux dans la classe!" Bill s'était empressé de dire qu'ils étaient de vrais jumeaux mais leur enseignant l'avait contredit en disant que c'était impossible puisqu'ils étaient de sexe différent. La classe avait éclaté de rire sachant que le professeur prenait Bill pour une fille. Bill vexé n'avait rien répondu alors que Tom s'époumonait en scandant que son frère était bien un mec, il s'était tellement énervé qu'il avait fini par être exclu du cours. Maintenant Bill était passé au dessus de ça mais à l'époque de l'adolescence ce genre de situation peut vraiment faire mal.

Samantha avait connu Georg et Gustav plus tard mais elle avait aussi de quoi dire sur ces deux phénomènes. Gustav avait un soir de fête tellement bu qu'il avait commencé à débiter tout ce qui lui passé par la tête, en écorchant pratiquement tous les invités au passage. A cause de tant d'alcool ingurgité il en avait perdu la mémoire mais les autres élèves, eux, non. Le lundi de la semaine suivante il n'avait eu droit qu'à des regards noirs mais le pire était sans doute qu'il ne comprenait pas pourquoi. Bien entendu les trois autres s'étaient bien gardés de lui expliquer le pourquoi, préférant le voir patiner dans la choucroute.

Georg quant à lui était, une après midi de week end, en charmante compagnie dans sa chambre. Alors que la situation se précisait entre les deux jeunes Tom était rentré en trompe dans la pièce en disant à peu près ces mots ci "Ta mère me dit de te dire qu'il faut que tu passes le balai dans la salle de bain après avoir utilisé ton babyliss parce que tu fous des cheveux partout. Bon moi je dis que c'est des poils de cul que tu sèmes plutôt que tes cheveux main bon!" Georg ne savait plus où se mettre après la superbe affiche que venait de lui infliger son ami.

En écoutant Samantha j'apprenais à connaître le groupe du façon différente et j'imaginais la situation et la même pensée revenait à chaque fois: ils étaient comme n'importe quel jeune choisi au hasard dans la rue. Même s'ils devaient porter une image impeccable sur eux devant les médias, au fond ce n'étaient que de grands gamins. Malheureusement la célébrité a obscurci ce coté enfantin, les obligeant à ne le garder que dans leur intimité. D'une certaine façon ils ont grandi trop vite, trop tôt. Je n'espère qu'une chose: qu'ils ne le regretteront pas.

......

Les journées passent et se ressemblent. L'histoire de notre présumé couple a totalement était enterré, plus personne n'en parle, c'est déjà loin dans les mémoires. Maintenant les sujets de conversation sont tournés vers la fin de l'année scolaire, plus qu'un petit mois. Nous sommes mi-mai et avec le groupe on commence sincèrement à travailler pour le spectacle que l'on doit présenter. Évidemment, aussi un peu pour notre bac de français, même si nos têtes sont ailleurs. Mes parents n'arrêtent pas de me répéter qu'il ne faut pas que je le loupe parce que j'ai un an de retard. Ça je le sais bien mais si j'ai redoublé ma seconde c'est uniquement parce que je ne voyais aucun intérêt à travailler, d'une certaine manière je n'étais pas assez mûre comme ils disent. J'ai compris que plus je m'attellerais à cette tâche laborieuse plus vite je sortirais de ce système éducatif qui m'ennuie. Je crois qu'au fond ce qui a le plus fait enrager mes parents est le fait que je suis une bonne élève et que si j'avais de mauvaise notes c'était uniquement parce que je ne faisais rien du tout. Pour être honnête je dois pouvoir compter sur les dix de mes mains le nombre de fois que j'ai dû ouvrir mes cahiers cette année là. Mais maintenant tout cela est terminé et en ne travaillant que le strict minimum je m'en sors avec les encouragements, c'est à dire environ douze et demi de moyenne général, ce qui me va très bien, tout comme à mes parents. Alors entre deux séances de danse avec le groupe j'ouvre mon classeur de français.

D'ailleurs pour le spectacle, le professeur en charge des préparatifs nous a demandé de monter cinq chorégraphies assez différentes les une des autres pour que tout le monde soit contenté. Pour cela on a choisi deux thèmes centrales: le hip hop et le modern jazz, désolé pour les rockeurs mais danser sur du rock ce n'est pas facile et surtout loin de nos habitudes. Trois danses sont déjà terminées, il ne manque plus qu'à faire quelques améliorations dessus, pour les deux dernières c'est une autre histoire. Aucun de nous n'est d'accord sur les musiques à choisir.


Chris: mais pourquoi on prend pas Maria Maria de Carlos Santana*?
Sosso: c'est pas du hip hop ni du modern jazz
Chris: justement ça change, ça pourrait donner une chorégraphie sensuel et douce
Moi: elle est un peu lente quand même et tout de suite ça devient plus dur à danser
Max: dis plutôt que t'es pas assez bonne pour danser dessus?!

Maxime me cherche depuis le début de l'après midi, il n'arrête pas. Il n'attend qu'une chose c'est que je craque et en me piquant au vif comme cela il ne va pas tarder à y arriver.

Moi: bien sur que si j'avais juste peur que toi tu n'y arrives pas.
Max: t'inquiète pas pour moi
Moi: ok donc on fait celle là

Notre quatrième chanson est déterminée et la cinquième suit quelques minutes plus tard, il s'agira de Step up de Samantha Jade*, celle du film Sexy Dance. Il ne manque plus qu'à mettre une chorégraphie dessus, ce qui risque d'être épique encore une fois. Mais bon courage! Ce qui me motive encore plus c'est que Bill m'a dit qu'il serait sans doute là, il ne sait pas comment il y arrivera mais il me l'a promis alors j'y crois. Il me tarde cette fin d'année encore plus que les précédentes.



Bon il se passe pas grand chose je sais, désolé de vous postez un chapitre comme ça mais en ce moment c'est pas trop la joie.
L'IUT dans lequel je devais rentrer l'année prochaine va peut être me refuser vu le bulletin catastrophe que je me suis payée au second trimestre, et tout ça à cause de cette garce de prof de bio! Donc je vais sans doute devoir partir de chez moi, donc de Toulouse, pour faire mes études plus loin à Tarbes, à 2hrs de chez moi. Vous me direz 2hrs c'est pas long mais je ne pourrez rentrer que le week end et les vacances et quitter ma famille et mes amis c'est pas vraiment ce que j'envisageais. Et par dessus ça j'ai plus msn, je sais c'est rien à coté du reste mais ça fait chier quand même.
Bon j'espère que ça vous a plu quand même^^
Bisous


édit: bien sur si vous êtes allés au concert racontez moi tout^^ ça me remontera peut être le moral

# Posté le dimanche 16 mars 2008 16:05

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:54

chapitre 41: J-7

chapitre 41: J-7
ça y est j'ai a nouveau msn! En plus j'aurais jamais trouvé toute seule, merci les forums^^ en fait fallait aller dans outils puis options internet ensuite avancé et sécurité et en fait c'était une toute petite case de rien du tout à décocher. Le genre de truc auquel tu ne touches pas tellement c'est chinois pour toi^^. Enfin bref voilà, contente de savoir tout ça hein?! Sinon pour la suite bé je sais pas pour quand ça sera. Parce que le mercredi c'est un peu chaud pour que je publies et le weed end prochain je suis solo chez moi mais j'ai deux 18ans à fêter donc ces 3 petits jours vont passer très vite, mais sur le week end je suis sûre de publier mais je peux pas vous dire quand exactement.

PS: mon conseil de classe est demain soir! Je vous fais de gros bisous et me prépare à ma mort certaine^^

édit 19/03: Comme prévu je me suis faite descendre au conseil de classe... Je pourrais avoir mon IUT mais pas à Toulouse, uniquement à Tarbes. Bon je me dis que déjà je pourrais le faire, je n'aurais qu'à serrer les dents que 3 ans normalement. En plus là bas je serais hébergée chez mon oncle et ma tante mais ils ne seront là qu'à partir de Février donc je serais la moitié de la première année toute seule. ça me dérange pas de rester seule au contraire, je m'entends pas avec mon oncle... et je pense que la cohabitation sera très dur, je me connais... Donc je cherche quand même un logement étudiant, un petit appart ou studio.

Qu'est ce que j'aimerais ne pas avoir à grandir... J'ai même pas 18 ans (bon c'est dans à peine 2 mois aussi^^) et déjà rentrer dans le monde adulte me décourage...


Sosso: mais merde Chris concentre-toi!
Chris: hé ho ça va toi, lâche moi un peu
Sosso: t'as failli assommer Marjo
Chris: forcément t'as vu la figure que je dois faire aussi
Moi: on se calme les jeunes ok. On fait une pause de dix minutes.

Cela faisait plus de trois heures que nous étions enfermés dans cette salle du centre pour répéter notre représentation. Les esprits commençaient à s'échauffer alors que les corps fatigués. Chaque soir depuis maintenant quinze jours nous nous retrouvions ici pour travailler nos chorégraphies une heure durant, sans compter le week end et les mercredi après midi où ce temps était parfois multiplié par quatre. Tout le monde était épuisé mais la fin était loin d'être proche et ça nous le savions tous.

La quatrième choré était terminée, pour celle là nous nous étions bien amusés. Je craignais que la lenteur de ses accords soit un problème mais en réalité cela facilitait la sensualité de la danse, qui faut avouer était assez langoureuse. Je m'attends à quelques sifflements surexcités lorsque nous la danserons. Par contre la cinquième était toujours en construction, en plus la cadence rythmée de la chanson nous exténue. Nous avons tous créé plusieurs enchaînements qu'on essaye d'apprendre aux autres mais ce travail donne un résultat relativement catastrophique. Il faut dire que le niveau est élevé, on se donne à fond dans le projet, quitte à y laisser des plumes au passage.

Après ces quelques minutes de repos on se remet en action. Plus de temps à perdre maintenant, il faut avancer.

......

Je suis étalée sur le canapé du salon en train de regarder la télévision, j'ai mis le DVD des Choristes. J'aime bien ce film, il est simple et ne ressemble pas à ces supers productions américaines qui sont tellement bourrées d'effets spéciaux que le scénario en est oublié. En plus la voix du jeune Jean Baptiste Maunier m'hypnotise, elle est vraiment exceptionnelle. Mais la sonnerie de mon portable me sort de mon admiration. Je le cherche quelques secondes et réponds à mon interlocuteur.


Moi: allo
...: coucou c'est Bill, ça va?
Moi: oui et toi?
Bill: très bien? Mais au fait t'es pas en cours?
Moi: Bill on est samedi, il n'y pas de cours le samedi
Bill: ah oui c'est vrai, désolé mais je perds un peu le fils du temps
Moi: je vois ça
Bill: bon je t'appelais pour quelque chose d'important, pour deux choses importantes exactement.
Moi: je t'écoute, c'est pas grave j'espère
Bill: non non t'inquiète. Alors voilà la première, c'est que pour ta représentation je serais là
Moi: c'est vrai?! Mais c'est super, j'suis trop contente Bill
Bill: moi aussi mais par contre il faudra mieux se débrouiller que la dernière fois parce que David m'a dit clairement qu'il ne voulait pas que je vienne et on va dire que les gars sont plutôt d'accord avec lui vu ce qui s'est passé la dernière fois.
Moi: je comprends mais tu sais c'est pas si grave si tu viens pas, ça sera pour une prochaine fois.


Bien sur que je mourrais d'envie de le voir ce jour là, mais il fallait rester réaliste: David avait raison. C'était risqué qu'il vienne jusque dans l'enceinte du lycée, beaucoup trop risqué même. S'il se faisait reconnaître c'était notre mort assuré.

Bill: mais non je t'ai dit que je viendrais alors je viens, il faudra juste faire super attention
Moi: mais Bill...
Bill: chut je veux plus rien entendre ok


Je sais que j'aurais dû le contredire et le convaincre de ne pas venir mais la partie rationnelle de mon cerveau avait été terrassée par mon irrésistible besoin de le voir. En ne me battant pas plus je laissais l'égoïsme de l'avoir près de moi prendre le dessus sur la raison. J'en paierais sûrement le prix plus tard...

Moi: d'accord
Bill: alors c'est dans trois semaines c'est ça?
Moi: oui le lundi 23 juin, juste après que les examens soient passés.
Bill: ok bé j'arriverais la veille en avion et un taxi m'emmènera chez toi comme la dernière fois. Je te donnerais l'heure quand j'aurais pris le billet, ça te va?
Moi: oui très bien
Bill: bon maintenant la seconde nouvelle, la meilleure des deux.
Moi: la première est déjà pas mal
Bill: oui mais celle là est plus mieux
Moi: Bill ça se dit pas "plus mieux"
Bill: je sais^^ Donc voilà en juillet on aura près de trois semaines de vacances et je me demandais si tu voudrais les passer avec moi?
Moi: hein? Mais t'es sérieux?
Bill: bien sur que je le suis, on se voit pratiquement pas et tu seras aussi en vacances donc y'a pas de problème. Tu me manques tellement, j'ai envie de me réveiller le matin avec toi dans mes bras.


Intérieurement j'explosais de joie. Trois longues et merveilleuses semaines en sa présence m'apparaissaient comme un véritable eldorado. Lui et moi en compagnie de tout ce temps pour nous était presque illusoire. Mais tout de suite je pensais à toutes les raisons qui pourraient faire que ce projet ne se réalise pas.

Moi: t'en as parlé aux garçons et à David?
Bill: oui et ils sont ok, ça ne dérange pas David parce qu'il y a beaucoup moins de chance qu'il y ai des fuites puisqu'on aura aucun déplacement professionnels à faire, enfin en théorie. Et puis les gars t'aiment beaucoup donc pas de problème.
Moi: par contre c'est peut être du mien qu'il y aura un problème
Bill: pourquoi tu veux pas venir?


Sa voix était presque suppliante.

Moi: bien sur que si idiot! C'est juste qu'il va falloir que je convaincs mes parents, ma mère ça devrait aller mais mon père c'est autre chose.
Bill: au pire je vais lui parler
Moi: heu non c'est bon, une fois ça suffira
Bill: attends ça a bien marché n'empêche
Moi: j'avoue que oui mais je sais toujours pas ce que tu lui as dit
Bill: tu ne sauras jamais
Moi: ouais c'est ce qu'on verra
Bill: bon désolé mais je dois te laisser parce que Georg vient de s'écraser par terre et apparemment il s'est fait mal à la main ce boulet. Il doit encore faire la comédie, si c'est fan savait à quel point c'est une chochotte!
Moi: t'es méchant
Bill: même pas en plus, gros bisous. Je t'aime
Moi: moi aussi bye


Si seulement tout se passait comme prévu se serait parfait.

......

Plus qu'une semaine avant que Bill ne vienne, je commence déjà à tresser. Je ne sais pas si c'est par rapport au spectacle ou à l'excitation de le revoir. Dans tous les cas il me tarde ce 23 juin.
Les chorégraphies sont bouclées et bien mémorisées. Il n'y a qu'un enchaînement qui nous pose problème, j'espère bien qu'il n'existera plus d'ici la fin de la semaine.
J'ai mis le groupe au courant que Bill viendra, ils sont contents de le revoir mais je leur ai bien dit qu'il fallait être super prudent pour ne créer aucun autre scandale. Je peux compter sur eux, je le sais.

Samantha le sait aussi même si Mel a tenté de me persuader de ne rien dire. Elle est réticente à son égard, elle me dit qu'elle lui fait pas confiance mais je ne comprends pas pourquoi, elle même n'a pas pu me l'expliquer. C'est juste une sensation étrange qu'elle a en sa présence, comme si quelque chose ne tournait pas rond, une imperfection dans une toile de peinture, un pas de trop dans une danse. Je sais bien que Mel est de nature méfiante mais là je ne vois aucune raison de l'être. Samantha semble honnête. Mais c'est vrai qu'au fond je ne la connais pas vraiment. Dès qu'il s'agit de parler de sa vie, de son histoire elle en dit le minimum et en garde le maximum. Elle est mystérieuse et intrigante. Ces personnes là m'ont toujours attiré inexorablement, comme si j'avais besoin de percer ce secret, de voir derrière la carapace. Je suis peut être aveuglée par cette obstination à connaître le personnage... sûrement même...

Mais d'un autre coté en sachant que Bill vient je pourrait les voir ensemble et donc juger plus facilement de la relation qu'ils entretiennent. Pas que je sois jalouse, je fais entièrement confiance à Bill pour cela, juste que ma curiosité me pousse à savoir à quel point ils sont amis. J'ai parlé de Sam à Bill et il m'a donné la même version qu'elle, ils sont de bons amis. Mais je veux le voir de mes propres yeux.

J-7



Merci pour vos encouragements, c'est vraiment sympas de votre part. Mon coup de blues est passé (enfin normalement^^) donc je repars à l'attaque XD Alors vous en pensez quoi de ce chapitre? Je sais bien qu'il ne se passe pas grand chose et en plus il est pas long mais le prochain chapitre va être assez mouvementé, vous pouvez me faire confiance pour ça^^ Vos avis sont comme toujours hyper important.
Bisous et mangez pas trop de chocolat, faîtes pas comme moi quoi! lol

# Posté le lundi 17 mars 2008 16:56

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:55