chapitre 42: retour de baton

chapitre 42: retour de baton
Coucou, on m'a posé cette question et je pense que la réponse peu intéresser tout le monde, alors je réponds ici que sur ton blog. Tu ne m'en veux pas?^ ^

Expéditeur : fic-carpediem483
Commentaire envoyé le : lundi 24 mars 2008 19:05
Article associé : chapitre 41: J-7 Voir l'article Éditer l'article
Mais kan tu sera a la fac. tu continura a écrire ta fic ??

Pour commencer, si j'ai mon bac (bé oui quand même ça serait utile pour faire des études^^) je n'irais pas en fac, ce que je ferais est un IUT et même si cette section, si on peut dire ça comme ça, est à l'intérieur d'une fac elle est indépendante. Pour y rentrer il faut un dossier alors qu'à la fac on y rentre uniquement avec le bac. Et l'avantage de l'IUT c'est que niveau travail et encadrement il se situe entre le lycée et la fac. Pour vous dire c'est tellement particulier que ça ne fait pas parti du dossier unique où on s'inscrit pour toutes les écoles, université, prépa, etc.. Mais pour la plupart d'entre vous, vous verrez le merdier que c'est dans pas longtemps^^

Donc je me suis déjà posé la question est sincèrement je ne sais pas. Tout d'abord je pense que cette fiction sera terminée d'ici la rentrée prochaine, alors maintenant la question est: est-ce que je ferais une autre fic? J'en ai envie mais je sais pas si ça sera possible. Parce que en plus des études je travaillerais sûrement pendant les vacances scolaires (qui sont les mêmes que les lycéens) et là bas je pense avoir internet. Y'a 2 ordinateurs chez moi, dont un qui a pas internet et qui est pour ainsi dire le mien. Donc je pense que je l'emmènerais avec moi et je prendrais certainement un abonnement parce que de toute façon je survivrais pas sans internet XD rien que pour msn, bé oui c'est gratuit alors que le téléphone non lol

Le vrai problème viendra à mon avis du temps qui me manquera. Parce que comme je vous les dis je travaillerais les cours, mon boulot et le week end je rentrerais chez moi tous les 15 jours finalement. Et ces week end là je n'écrirais pas parce que vous comprenez bien que les amis et la famille passent avant.

En conclusion je sais pas si j'ai vraiment répondu clairement à la question^^. Donc pour paraître plus net je pense que je continuerais d'écrire mais je posterais beaucoup moins souvent.




Mes yeux se sont ouverts instinctivement il y'a de ça déjà plus d'une heure. Le soleil pointe le bout de son nez pendant que je tente de contenir mon excitation. Dans quelques heures le spectacle de fin d'année aura lieu, enfin, ce moment que j'attendais avec impatience va se réaliser. Je me retourne pour la énième fois dans mon lit, si je continue je vais arriver à réveiller Bill.

Bill: mais t'as fini de bouger

Oups! C'est fait. J'essaye de m'apaiser mais c'est une cause perdue. Comme Bill est réveillé autant en profiter. Je me mets donc face à lui, qui est positionné sur le coté gauche, et commence à lui retirer une mèche de cheveux qui s'est glissé devant ses yeux clos. Une fois fait je descend mes doigts sur son visage fin et lui caresse la joue rosie par la chaleur du sommeil.

Bill: tu me laisseras pas me rendormir?

Sa question sonne plus comme une affirmation mais j'y réponds malgré cela.

Moi: non
Bill: c'est bien ce que je pensais.

Il soulève ses paupières et me permet d'apercevoir de petits yeux encore ensommeillés, il a une tête d'enfant tellement innocent et pur ainsi, il est vraiment à croquer. Je m'approche de lui et dépose doucement mes lèvres sur les siennes, alors que j'allais m'écarter de lui il approfondit notre baiser et me glisse entre ses lèvres ces quelques mots.

Bill: tu ne comptais pas me donner un unique petit bisou après m'avoir réveillé tout de même? Je veux avoir une compensation à mon réveil brutal.


Je souris face à son exagération mais ne me retire pas pour autant, il quitte sa position initiale pour se coller à moi et passer sa main sur ma hanche. Notre baiser s'intensifie et frôle la limite du langoureux. Qu'est ce que c'est bien d'avoir un début de journée si tendre! Si on continue comme ça on va déraper et je serais en retard.


Moi
: je vais passer à la douche
Bill: tu peux pas me planter comme ça!
Moi: c'est vrai. Viens avec moi


Sa bouche se fend alors en un large sourire et il saute du lit avant moi même. Sous la douche on se câline mais rien de plus, il faut savoir rester raisonnable même si l'envie ne nous manque pas. Nous y restons une quinzaine de minutes et quand je sens que le temps va nous manquer j'attrape une serviette et en sort. Je me sèche rapidement et attrape un jean bleu foncé et un tee shirt léger à manche courte noir tout simple. Peu importe comment je m'habille puisque pour le spectacle on a prévu des costumes pour les chansons. Pour le maquillage c'est différent, à part pour "Maria Maria" il restera noir. Je me dirige après mettre habillé devant la glace de la salle de bain et je me rends compte que Bill n'est toujours pas sorti de la douche.

Moi: t'es encore là toi? On va être en retard
Bill: mais non il faut juste que je m'habille et que j'avale un truc et c'est bon, comme je n'ai pas à me maquiller ni à me coiffer ça ira vite.


C'est vrai, j'avais oublié qu'il devait rester entre guillemet normal. Rapidement je passe du crayon noir sur le contour de mes yeux en l'accentuant volontairement. J'attrape ma brosse et essaye de dompter mes cheveux rebelles, pour finir je les ébouriffe un peu pour leur donner du volume et sort de la salle de bain. Je vais dans la cuisine où je trouve ma mère.


Maman: coucou chéri
Moi: bonjour man'
Maman: alors c'est le grand jour aujourd'hui
Moi: et oui enfin


J'attrape un bol de lait, le fait chauffer au micro onde. Quand j'entends la sonnerie de ce dernier retentir je le sort et y rajoute des céréales. Bill descend à ce moment là, il salut ma mère et s'assoit. J'allais lui demander ce qu'il voulait mais ma mère me devance et déjà elle lui prépare son bol malgré ses protestations. Alors que Bill touche à peine à son petit déjeuner je remonte me brosser les dents. Cinq minutes plus tard je fais le pied de grue devant la porte de l'entrée en attendant monsieur.


Moi: allez Bill dépêche toi!
Bill: il est seulement sept heures et quart
Maman: arrête de lutter Bill, quand Alex est stressée elle est impossible
Moi: je suis pas stressée
Maman: et t'appelles ça comment alors?
Moi: bé heu... je l'appelle pas voilà


Bill et ma mère rigolent de moi mais je m'en moque on va être en retard. En plus on doit y aller à pied parce que les cours étant officiellement terminés depuis vendredi dernier les bus scolaires ne passent pas. On pourrait d'ailleurs croire que très peu d'élèves seraient présent puisque les vacances sont commencées mais c'est l'inverse. Tout le monde est trop content de revenir au lycée pour y faire autre chose que travailler et les absents se comptent sur les doigts de la main.

Je sors de chez moi et me mets en marche, Bill court pour me rattraper. Arrivé à ma hauteur il passe son bras autour de mes épaules et nous continuons la route ainsi. Le portail blanc du lycée se profile et je sens un boule d'adrénaline jouait au yo yo dans mon ventre. Dans la cour je retrouve le groupe qui est dans le même état que moi, il n'y a que Mel qui reste stoïque. On se dit tous bonjour et on se dirige vers le gymnase. Les élèves ont été invités pour dix heures donc il n'y a pour ainsi dire personne dans les couloirs.


Moi: au fait pour pas que Bill se fasse reconnaître, pour aujourd'hui, on l'appellera Josh
Bill: Josh?
Moi: t'aimes pas?
Bill: c'est pas ça c'est juste que je suis pas sûr de répondre à ce prénom quand tu m'appelleras
Moi: tu feras un effort
Bill: un tout petit alors

Je souris et le laisse avec Mel pendant que l'on va se changer dans les vestiaires ouverts spécialement pour nous. D'ailleurs je n'ai pas encore vu les profs responsables de la journée, ils ne doivent pas être loin. Dans les vestiaires on croise d'autres filles qui se changent aussi. Et oui il n'y a pas que nous qui faisons une animation, en plus de la danse un groupe d'acrosport fera une démonstration, ainsi que de judo, de karaté et un élève apprenti DJ mixera. C'est d'ailleurs lui qui s'occupera de notre musique.

J'enfile un baggy bleu clair, le même que les garçons, et un tee shirt moulant descendant à mi ventre orange fluo. Malgré qu'on soit au mois de mai à huit heures il fait encore frais alors par dessus, le temps de l'échauffement, je passe une veste de survêtement. Une fois prête je sors et rejoint les garçons déjà prêts. Et c'est parti pour des étirements à n'en plus finir.

......

Dix heures moins dix, heure fatidique. Le stresse a entièrement pris possession de moi, je suis une vraie pile électrique, je sens que je vais imploser si le temps ne passe pas plus vite. Le gymnase est plein à craquer, c'est impressionnant autant de monde réunit dans une même salle. Les gradins ne sont pas suffisant et un bon quart d'élèves sont sur les cotés. La tension est palpable. Tout les cinq nous sommes reclus dans le couloir entre les vestiaires et le gymnase, je ne cesse de passer ma tête pour voir le nombre de personne grandir. En plus les vitres du bâtiment ont été obscurci en y plaçant de grands rideaux opaques et des projecteurs ont été suspendu au plafond pour éclairer la scène improvisée. Je lance encore un coup d'oeil pour savoir où est Bill et je le vois dans le coin droit de la salle avec Sam à coté de lui. Ils semblent bien s'entendre, pourquoi en douerais-je de toute façon? A non il ne faut pas que je pense à ça maintenant, ce n'est pas le moment.

J'entends Baptiste, le DJ, faire un appel au micro invitant les élèves à se préparer au premier show. A ces mots mon sang ne fait qu'un tour et je sais qu'il ne reste que quelques secondes avant de rentrer dans la fosse au lion. Les gens crient et tapent dans leurs mains pour nous faire venir. Maxime commence à marcher et tel un robot je le suis tout comme Sosso, Marjo et Chris. Alors que je vais sortir je m'aperçois que je n'ai toujours pas quitté ma veste. A la hâte je l'enlève, ça commence bien!

Dès que Maxime a posé son premier pied dans le gymnase les crient redoublent. C'est affolant l'engoumant que nous produisons, c'est sûrement l'effet vacances qui fait ça. Ces encouragements me réchauffent le coeur et je laisse apparaître un large sourire sur mes lèvres, je jette un regard futile vers Mel qui est à quelques centimètres de Baptiste, elle me renvoie une image confiante. On se positionne en cercle, dos au public comme prévu et instinctivement nous commençons à taper la mesure avec notre pied de la chanson qui va venir.

Le silence fait sa place et nous retenons notre souffle en trépignant d'impatience d'entendre la première note sortir de la plage de mixage.

"Hey! It's the first.."

Le départ est donné! Comme un seul homme on se retourne et on enchaîne à l'unisson nos enchaînements. Plus de tresse, plus d'anxiété, plus de pression, juste du plaisir. Notre style hip hop semble plaire vu les acclamations du public, j'ai l'impression de danser pour chacune des personnes présentes dans ce gymnase. Mon corps entier diffuse cette envie et cette foi de montrer ce que je sais faire et plein d'assurance je joue avec la musique. Je regarde futilement mes compagnons et je lis ce même plaisir sur leur visage, cette même passion. Les figures qui nous semblaient compliquées sont réalisées avec une facilité déconcertante, c'est comme si cette ambiance nous donnée des ailes. Mais malheureusement tout cela à une fin et pour nous c'est lorsque la dernière note retentie. S'en suit un tonnerre d'applaudissement, on se rassemble, s'attrape la main et salut. Des sourires niais ne peuvent quitter nos bouches.

Pour notre plus grand bonheur la chanson suivante ne va pas tarder à se faire sa place. A peine cinq minutes plus tard elle commence déjà et le scénario se déroule une troisième et une quatrième fois encore. A chaque fois les mêmes sensations, la même montait d'adrénaline, la même fièvre. Mais cette fois ci il faut bien s'arrêter ne serait-ce que pour aller se changer. Dans les vestiaires les filles de l'acrosport nous félicitent. Je ne peux décrire la joie dans laquelle je baigne, j'ai l'impression d'être sur mon nuage et que personne ne peut m'en détrôner. Je suis animée d'une vague d'invincibilité qui me submerge.

Pour la danse de Maria Maria je porte une robe rouge sang à bretelles fines qui tombe à mi cuisse, elle glisse sur mes formes et est volante au niveau des jambes, comme chaussure se sont des escarpins et j'ai lâché mes cheveux. L'allure est assez provocante mais la chanson s'y prête. Je dépose un rouge à lèvres rouge lui aussi et suis prête pour la dernière danse. Le tresse remonte une nouvelle fois mais cette fois ci je le maîtrise.

Arrivée dans le gymnase pour la deuxième entrée des sifflements se font entendre. Ça ne m'étonne pas vraiment et cette tenue va superbement bien à Sosso et Marjo. Je cherche Bill du regard et vois qu'il n'a pas bougé, Sam toujours près de lui. Il ne semble pas s'être fait reconnaître, un sourire est affiché sur ses lèvres se qui m'encourage beaucoup plus qu'il ne peut le penser.

On se met au centre de la scène: Sosso avec Chris, Max avec moi et Marjo entre nous quatre. Je passe mes bras autour de la nuque de mon partenaire et remonte ma jambe droite à sa taille alors que lui pose ses deux mains sur mes hanches. Le doux rythme de Maria Maria empli la salle et sensuellement nous mettons en application les longues heures de travail que nous avons faites. A certain pas les acclamations se font entendre mais ne nous déstabilisent en rien. La danse est vraiment un plaisir à l'état pur.

.....

Déjà nous redescendons de notre nuage, nous nous sommes changés et avançons vers le gymnase mais coté gradin par contre. Nous retrouvons Bill, Sam et Mel qui les a rejoint entre temps.


Sam: c'était vraiment super! Tu m'as scotché
Moi: merci
Bill: tu m'as épaté! Vous avez un talent fou! T'as vu comment le public a aimé!
Moi: j'ai cru entendre ouais^^

Là il s'approche de moi et me glisse à l'oreille.

Bill: et ta dernière tenue t'allait très bien, tu étais super sexy dedans. Tu la remettras pour moi?
Moi: mais t'as fini oui

Je joue la gamine outrée mais arrête vite lorsqu'il m'embrasse.

Sam: au fait je sais pas si vous avez vu mais y'a des journalistes et là bas y'a deux caméramans
Max: c'est pas vrai? Où ça?

Elle lui montre du doigt.

Max: ah mais c'est génial! Ils nous ont filmé tu penses?
Sam: bé sûrement sinon pourquoi voudrais tu qu'ils soient là?

Alors que j'allais me moquer de Max j'entends la voix malheureusement familière d'Anaelle, mon sang se glace à son entente.

Anaelle: bravo, je dois avouer que vous êtes doués
Moi: qu'est ce que tu veux?

Mon ton est loin d'être enjoué contrairement à tout à l'heure. Plus personne ne dit rien.

Anaelle: je viens vous féliciter je n'ai pas le droit?

Bien sur qu'elle n'est pas là pour ça, elle est narquoise et aime jouer à ce petit jeu.

Moi: arrêtes de jouer les hypocrites et réponds à ma question
Anaelle: c'est comme tu voudras, je suis venue saluer ton petit ami

A ce moment là je suis prise de tremblements. Qu'est ce qu'elle va faire? J'ai réellement peur de ce qu'elle a derrière la tête. Cette fille est tellement glaciale et perfide qu'elle est capable de tout par vengeance, même de détruire les autres si c'est pour prouver qu'elle est la meilleure. Son sourire noir ne cesse de s'étendre sur son visage et à l'instant où elle ouvre la bouche pour la seconde fois je sais que c'est la fin.

Anaelle: enchantée BILL KAULITZ!

Sa voix est tonitruante, elle l'a dit suffisamment fort pour que les personnes autour de nous l'entende et fasse suivre le mot. Un murmure parcourt le bâtiment alors qu'un silence lourd a fait place à l'excitation. Je n'ai même pas la force de la fusiller du regard alors qu'elle me lance son sourire narquois. Le murmure est de plus en plus fort et les gens commencent à se rapprocher pour savoir si la rumeur juste partie est vraie.

...: hé mais attends je crois que le chanteur de Tokio Hotel est là
...: où ça je vois pas?
...: mais oui c'est lui
...: il est juste à coté de la fille qui était sur le magazine y'a pas longtemps
...: pousses toi! Je veux le voir
...: Bill! Bill!
...: je suis là Bill
...: non je suis là Bill! Là!

Un mouvement de foule se crée et devient vite hystérique, les filles se poussent pour passer devant. Des cries se font entendre, elles essayent toute de s'approcher tels des rapaces, la panique m'envahit.
Puis trou noir, mon dernier souvenir est ce sourire mauvais et satisfait accroché aux lèvres d'Anaelle.




Verdict?
J'ai beaucoup aimé l'écrire, j'espère que vous avez aimé le lire.
Au fait vous n'avez pas aimé les 2 précédents chapitres? Parce que j'ai eu la moitié moins de coms alors si c'est le cas dîtes le moi
Sinon pour aider une amie je continues sa fic c'est ici
Bisous

# Posté le lundi 24 mars 2008 17:22

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:58

anniversaire Georg + taguée (et oui encore T______T)

anniversaire Georg + taguée (et oui encore T______T)
BON ANNIVERSAIRE GEORG!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et oui monsieur fête ses 21 ans, alors j'espère qu'il les a fêté dignement même si j'en doute pas une seconde^^
Merci a lui de nous faire partager sa passion et nous emmener avec ses 3 acolytes dans leur univers qui nous fait tant rêver.
bisous


C'est encore pour moi! Merci qui? Merci fanficth29-2, en plus c'est la deuxième fois de sa part, j'suis sûre que je lui ai fait un truc et qu'elle m'en veut^^ Bon elle a de la chance parce que j'adore sa fic mais c'est pas une raison.

Chaqu
e personne taguée doit écrire 7 choses à savoir sur elle .
L
es personnes taguées doivent écrire sur leur blog les Règles
La personne taguée doit taguer à son tour 7 personnes et les
Mettr
e sur son blog . Il faut préciser qui vous a tagué. Tu n'as
Pas le droit de taguer la personne qui t'as tagué.

Ce
tte chose sur moi (que j'ai pas déjà dit dans les autres tags de préférence^^)
- je
suis une grosse dormeuse
- je
suis loin de travailler autant qu'il faudrait pour mon bac (je sais que c'est pas bien mais je suis feignante, c'est pas ma faute!^^)
- j'adore l
es films sur la danse
-
ma famille passe avant tout, même si on se dispute et que je rêve de temps en temps de meurtre je les aime et ne peut me passer d'eux (enfin de certain si quand même^^)
- je co
mpte rencontrer 2 filles avec qui je parle sur msn depuis un moment cet été
- je
stresse beaucoup plus pour mon permis que mon bac
- la m
usique est ma drogue

Voi
c'est fait! La prochaine qui me tague je la tu, je ferais la grève du tag^^
Et
moi je suis gentille je fous la paix à tout le monde
All
é bisous et bonne soirée

# Posté le lundi 31 mars 2008 15:56

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:58

chapitre 43: éclair de lumière et d'obscurité

chapitre 43: éclair de lumière et d'obscurité
David: MAIS VOUS ETES COMPLETEMENT INCONSCIENT MA PAROLE! Je te l'avais dit Bill en plus mais tu n'écoutes jamais rien. Tu crois que tu peux faire tout ce que tu veux quand ça te chante. Mais ça marche pas comme ça! Est-ce que vous vous rendez compte de la pagaille que ça va créer. Tout le monde va être au courant pour vous, c'est certain! En plus des caméramans étaient là et ont tout filmé donc c'est pas la peine d'espérer un quelconque démenti cette fois. D'ailleurs pourquoi ils étaient là ces cons? Ah oui pour votre super représentation c'est vrai. Avec vos conneries vous mettez le groupe en danger. Mais comment je vais vous sortir de cette merde moi?!

Cela faisait maintenant près d'une demi heure que David était dans une colère noire en train de nous rappelant à quel point nous avions été stupide. Il était arrivé avec les trois autres membres du groupe il y a une heure et nous avez traîné de force loin des regards dans une chambre d'hôtel. Georg, Tom et Gustav installés dans des canapés ne disaient pas un mot et leur comportement ne semblait en rien nous soutenir. J'avais la tête baissée et me taisais face aux dires de David. Après tout il avait entièrement raison.

Un mal de crâne ne cesse de me marteler le cerveau et mon bras me lance à m'en faire venir les larmes aux yeux. Cela est dû à ce qui s'était passé dans le gymnase. Quelques heures plus tôt j'étais encore la bas, je me rappelle de tous ces cries, de ces « Bill » hurlés, de ces coups de coudes involontaires ou pas, de ces bousculades qui n'en finissaient plus, de cette impression d'étouffer, de ces visages déformés par la folie... J'ai vraiment eu peur pour ma vie. Puis une adolescente qui devait avoir une quinzaine d'années s'est approchée de moi et à l'aide de sa paire de ciseau m'a entaillé le bras gauche. C'est à ce moment ci que j'ai perdu connaissance plus paniquée par la situation que par ma blessure. Après je me souviens de rien, c'est Bill qui m'a raconté.

Apparemment les professeurs et les élèves sains et saines d'esprit ont tenté de maîtriser l'hystérie générale, un enseignant à appeler la police et quelques minutes plus tard ils sont intervenus, tentant de calmer la foule déchaînée. Inconsciente, Max m'a porté et a essayé de me sortir de la foule mais il ne semblait pas y arriver à cause de Bill qui était près de moi et qui involontairement rameutait des élèves a n'en plus finir. Alors dans un accord silencieux Bill s'est écarté à contre coeur, ramenant l'attention entièrement sur lui, loin de moi. Max a finalement réussi à s'extirper du gymnase suivi de près par Sosso, Marjo, Chris, Sam et Mel qui commencé à paniquer à la vue du sang qui ne cessait de s'écouler de mon bras. Ils m'ont fait un bandage de fortune et près de quarante cinq minutes plus tard Bill se retrouvait avec nous, sorti inextrêmiste de cette folie furieuse par des policiers. C'est à ce moment là que j'ai repris connaissance mais complètement épuisée par ce liquide rouge que j'avais perdu. Les policiers nous ont emmené au commissariat le plus proche pour notre sécurité disaient-ils. Il y avait un médecin de permanence qui m'a prise dans son cabinet et qui a examiné ma blessure. Pour lui le seul coté positif était que la lame du ciseau était bien aiguisée et n'avait donc pas déchiqueté la peau mais l'avait fendu linéairement, ce qui était un grand avantage pour la cicatrisation d'après lui. Il m'a désinfecté et m'a posé des points américains le long de la coupure puis il m'a bandé le tout, m'ordonnant de changer le pansement tous les jours pendant une dizaine de jours et ensuite de la laisser à l'air libre en ne l'exposant pas au soleil. Pendant ce temps Bill a appelé David pour le mettre au courant, ce dernier lui a répondu qu'il prenait le premier avion avec les trois autres le plus tôt possible.

Et voilà où nous en sommes... Ce jour que j'attendais avec une telle impatience vient d'être ruiné et par ma faute en plus. Je savais que j'aurais dû le convaincre de ne pas venir, que je n'aurais pas dû être égoïste mais voilà je n'ai pensé qu'à moi et le résultat est tellement laid. Je m'en veux terriblement.

David est encore en train de parler, ou plutôt de hurler. Je vois que Bill commence réellement à en avoir marre. Il est d'un naturel impulsif et ne cesse de se contenir depuis le début. Il ne se laisse pas facilement marcher sur les pieds et encore moins parler ainsi, lorsqu'en plus la personne qui fait cela a raison c'est bien pire. Je sais qu'il peut être de mauvaise foi dans ces cas là, j'en ai moi même fait l'expérience.


Bill: ça suffit ok! À t'écouter on a l'impression qu'on avait prémédité tout ce bordel. On y ait pour rien si cette fille a foutu la merde, si elle avait fermé sa gueule personne de m'aurait reconnu.
David: la faute à qui si elle l'a ouverte? Toujours là même
Bill: ah non tu recommences pas. Alex n'y est pour rien, ne rejettes pas la faute sur elle!
David: c'est quand même elle qui a gaffé au départ.


Ils se disputent comme si je n'étais pas là, comme si j'étais absente. J'entends mais n'écoute plus vraiment..

Bill: tu crois que c'est facile toi de garder une relation secrète? Non, d'ailleurs tu n'y ais pas vraiment arrivé quand il a fallu que tu caches ta maîtresse à ta femme.

Les mots de Bill me sorte de ma léthargie. David aurait trompé sa femme et elle l'aurait appris? Je regarde David presque choquée, ses yeux sont devenus noirs et son teint rouge. La tension est palpable, je sens que David est à deux doigts de laisser son poing se retrouver dans le visage de Bill, alors que son geste va sûrement se produire Gustav décide d'intervenir.


Gustav: je pense qu'il faudrait mieux finir cette conversation plus tard. Viens David on va descendre en bas manger un bout.


Alors que David n'a pas arrêté de fixer Bill, il se fait entraîner par Gustav à l'extérieur de la chambre. Une fois la porte refermée un lourd silence prend place, personne ne dis un mot, trop préoccupé par ses propres pensée. Puis Tom rompt ce moment.


Tom: t'es allé trop loin cette fois
Bill: oh toi ça va hein


Et sans prévenir il se lève brusquement du lit où nous étions assis et sort telle une tornade de la chambre. Je veux le rattraper mais à peine me suis je levée que ma tête me tourne, je n'ai pas encore produit la quantité de sang que j'ai perdu. Je me rassois maladroitement et me sens mal, comme si j'étais sur un bateau en pleine tempête. Georg quitte son canapé et vient s'asseoir au bord du lit.


Georg: ça va?
Moi: pas trop mais ça va passer
Georg: t'es sûr?
Moi: mais oui t'inquiète
Georg: de toute façon il vaut mieux laisser Bill seul, il peut être blessant lorsqu'il est dans cet état.


Je me résigne alors, et reste assise à ma place. J'ose un coup d'oeil vers Tom et vois un visage fermé, lui qui pourtant est tellement expressif habituellement. Il sent mes yeux posés sur lui mais volontairement refuse de croiser mon regard. Pourquoi? Je persévère, je sais qu'à travers ses yeux je peux savoir son ressentiment, sur ce point là il est exactement comme Bill, leurs yeux parlent pour eux. Mais il ne lâche rien, que cache-t-il à la fin? Au bout de quelques minutes il se décide enfin à plonger son regard dans le mien, à ce moment là j'aurais préféré qu'il ne le fasse jamais en fin de compte. L'image qu'il me donne est glaciale, tel un poignard il me transperce de part en part. ça me fait si mal, je voudrais me détourner mais je ne peux pas, une force invisible m'en empêche. De marbre il se lève et casse ce lien, c'est comme si je me réveillais en sursaut. Par réflexe je me lève aussi.


Moi: Tom attends


Je lui dis ça mais après tout pourquoi je le rattraperais? Qu'est ce que je pourrais ajouter de plus? Son regard en a dit long sur ce qu'il pensait. De toute façon la réplique de Tom rend inutile ces interrogations.


Tom: on parlera plus tard, vaut mieux pour l'instant


Je me rassois pour la deuxième fois, et un de plus qui part. Georg lui ne bouge pas, il est toujours installé à mes cotés et ne semble pas vraiment surpris de la réaction de Tom. Alors que moi je suis dans le flou total. Les proportions de cette erreur sont devenues démesurées et j'en perds le fil. Devant l'expression tracassée que j'affiche Georg tente de faire face à mon trouble.


Georg: Alex il faut que tu comprennes une chose, si Tom est ainsi c'est qu'il a ses raisons. Tu sais bien qu'il t'apprécie beaucoup mais voilà la musique passe avant tout pour lui. En réalité dans le groupe ceux qui s'investissent le plus sont les jumeaux, ils y mettent toute leur énergie, toute leur force et leur foi. Pour eux, la musique est toute leur vie, leur unique raison de vivre. Pour Gustav et moi c'est à quelques notes la même chose sauf que l'on a ouvert les yeux, sûrement grâce à notre âge, et ont sait très bien que l'aventure Tokio Hotel se finira un jour ou l'autre. On n'est pas naïf, si en ce moment le groupe marche si bien c'est parce que nous sommes dans le vent, c'est la mode. Mais bientôt ça passera et nous certainement avec, il ne faut pas se leurrer nous avons très peu de chance de faire parti de la grande famille des groupes de rock mythiques. J'ai accepté cela et Gustav aussi mais les jumeaux s'est différent, ils s'accrochent à leur rêve comme si c'était leur propre vie, ils n'ont pas encore appris à relativiser. Particulièrement Tom, il peut être très fou fou, gamin mais lorsqu'il s'agit du groupe c'est dans un sérieux hors paire qu'il s'investi. Et tu viens de mettre en danger son rêve, il sait bien que ce n'est pas volontaire mais voilà le mal est fait. Nous sommes tous conscient de la nature de nos fans, la moitié sont des vraies fans, l'autre je ne préfère même pas les qualifier. Et en mettant au grand jour votre relation, des fans vont partir, parce qu'un groupe qui a des petites amies est beaucoup moins attractif qu'un groupe célibataire. Surtout que les "sex symbol" du groupe sont les jumeaux alors si l'un d'eux à une femme dans sa vie c'est moins intéressant, parce que la mince petite chance qu'elles nourrissaient de sortir peut être un jour avec eux est ruinée. En plus Bill commence lui aussi à voir qu'il n'y a pas que la musique dans la vie, surtout depuis que tu est rentrée dans la sienne. Il a d'autres raisons d'avancer maintenant alors que Tom non, et d'une certaine façon ça le frustre.

Je reste silencieuse face aux dires de Georg, je n'avais pas vu la situation ainsi. Il m'a ouvert les yeux sur la situation et je comprends mieux l'attitude de Tom. D'une certaine manière il me voit comme le grain de sable qui pourrait faire dérailler le mécanisme, sauf qu'il l'aime bien ce grain de sable. Je me sens plus sereine maintenant que j'y vois plus claire.

Georg me conseille de dormir pour me reposer et récupérer puis il quitte la chambre à son tour. Je l'écoute et m'endors profondément en quelques minutes seulement.

...

Je me suis levée il a y une dizaine de minutes et je suis dans les couloirs en train de chercher les garçons. Je descends dans le hall et regarde de tous les cotés pour les retrouver, du coup je ne fais pas vraiment attention à où je mets les pieds. Inévitablement je percute quelqu'un de plein fouet, sous le choc je suis tombée et sur mon bras gauche en plus, je me relève péniblement un peu sonnée. Sans même regarder la personne qui est en face de moi je m'excuse.


Moi: excusez moi je ne regardais pas où j'allais
...: je sais que j'ai pas été très agréable tout à l'heure mais c'était quand même pas au point que tu me vouvoies maintenant? Si?


Je lève les yeux pour voir Tom qui se moque de moi.


Moi: ça va, si j'avais su que c'était toi je ne me serais même pas excusé.


Au son de ma voix qui est loin d'être railleur, il comprend qu'il m'a blessé dans la chambre. Il baisse les yeux et moi aussi. Mon bras me lance, c'est horrible, je regarde le bandage et vois qu'il commence à prendre une teinte rouge. En tombant la faible croûte qui a eu le temps d'apparaître a dû se ré ouvrir. Tom suit mon regard et fait la même constatation que moi.


Moi: Bon j'y vais
Tom: mais attends tu saignes, on peut pas laisser ça comme ça.
Moi: moi non mais toi oui


Je m'avance vers les ascenseurs pour remonter dans la chambre mais Tom m'attrape par le bras, et bien sûr pas le bon.


Moi: Tom lâche moi! Tu me fais mal
Tom: désolé, allez viens je vais refaire ton pansement
Moi: je sais très bien le faire toute seule
Tom: j'y tiens


Devant sa mine sérieuse j'accepte son aide. Dans un silence de mort nous remontons à l'étage, je suis mal à l'aise à ce moment ci, Tom semble lui aussi l'être. C'est sûrement dû à notre petit moment de froid d'y a quelques heures et les explications si précieuse de Georg que j'ai toujours en tête. Arrivé dans la chambre Tom se dirige vers la trousse à pharmacie que nous avez donné le docteur du commissariat. Il en sort de l'alcool à quatre vingt dix degré et une bande propre ainsi que des compresses. Il s'assoit sur le lit près de moi et se met à défaire le coton parsemé de couleur carmin. Je le laisse faire et l'observe. Une fois qu'il a posé la bande sur le chevet il entreprend de faire disparaître le sang qui s'est écoulé de mon entaille, il imbibe un bout de compresse avec l'alcool et le tamponne sur mon bras. Je grimace sous la piqûre que me produit son geste mais il fait cela avec tellement de soin que je ne dis rien. Lorsqu'il a fini il enroule la bande propre là où était l'ancienne. Une fois fait il place ma main dans la sienne, son geste me surprend mais je ne la retire pas pour autant.


Tom: je suis désolé Alexandra, vraiment désolée. Pour tout ce qui arrive et pour tout ce qui arrivera.

Ce peu de mot me donne chaud au coeur, il m'apporte du réconfort à sa manière. Ça me touche beaucoup venant de lui. Impulsivement je le prends dans mes bras, sous la surprise il se raidit mais je le sent se détendre peu à peu pour finalement venir caller sa tête dans mon cou. Alors que nous allions défaire notre étreinte quelqu'un fait irruption dans la pièce. Instinctivement on se détache l'un de l'autre quelque peu gêné d'avoir été surpris dans ce moment d'intimité rare. Je lève les yeux vers l'intervenant et croise ceux de Bill, il nous regarde suspicieux mais ne montre aucune réaction. L'espace de quelques secondes un blocage presque intemporelle a lieu, comme si le temps s'était arrêté pour pouvoir admirer la scène. Puis comme un second souffle l'arrêt sur image se remet en mode lecture.

Bill: ça va mieux Alex? Tu t'es reposée?
Moi: oui j'ai dormi un peu...




Coucou tout le monde, me revoilà! Comme tous les dimanche me direz vous^^
Alors? Ce chapitre? Bon comme me l'a fait remarquer une lectrice je demande toujours vos avis en pensant que ça pourrait ne plus vous plaire mais c'est parce qu'on ne sait jamais hein! XD
En apparence on a l'impression qu'il se passe rien de bien important mais en réalité vous avez plusieurs indices, prolepses exactement (je me rappelle même de mes cours de français de l'année dernière! Un exploit^^), qui révèlent un peu la suite.
Sinon un immense merci pour toutes celles qui vivent avec moi cette aventure et qui me laissent des coms adorables, merci beaucoup. Ça me motive vraiment beaucoup!

Et j'ai une petite demande à vous faire: alors voilà serait-il possible que toutes les personnes qui lisent ma fic me laissent un com (enfin plus si vous voulez bien sûr^^). Même celles qui n'en laissent jamais, c'est pas grave si c'est le seul, c'est pas ce qui compte. En fait j'aimerais savoir combien de personnes me suivent^^

Bisous

# Posté le dimanche 06 avril 2008 07:12

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:58

chapitre 44: les batailles ne sont d'autres que les braises d'anciens combats

Coucou

Alors voilà je tiens à m'excuser de ne pas avoir publié ce week end, normalement j'essaye de m'y tenir mais là j'ai vraiment pas pu. Je viens de commencer mes vacances et j'ai PLEIN de choses à faire, en gros ce qu' en période de cours je peux pas faire.
En plus pendant celles ci je publierais pas énormément par rapport aux autres. Parce que je commence mes révisions de Bac T____T et je prépare mon permis, donc tous les jours je vais conduire en ville pour m'entrainer.
Encore des vacances super reposantes ^^

Pour vous rassurer quand même, une partie du chapitre est déjà écrit, j'essayerais de le finir et le publier demain. Mais encore une fois ce n'est pas sûre, j'ai un rendez vous médical et une session de recrutement pour mon boulot de cet été. (heu... je sais pas si je vous ai vraiment rassuré là^^)

bisous, bonnes vacances pour celles qui y sont et bon courage pour les autres XD

PS: tiré de critique-2-fic, je la trouve vraiment belle comme vidéo! les paroles de la chansons peuvent correspondre avec ce que certaines fans pourraient ressentir pour eux. Parfois je me demande si j'en fais partie...




Je suis dans le bar de l'hôtel avec Bill à ma table, nous ne discutons pas vraiment. Chacun de nous deux a les mêmes préoccupations en tête: les conséquences de nos actes. Je m'imagine des dizaines de scénarios plus ou moins probables. Je ne sais vraiment pas comment les fans vont réagir même si j'en ai une petite idée tout de même. J'espère juste que ça ne touchera pas mes proches, je suis la seule responsable et ils n'y sont pour rien. Je tourne marginalement ma cuillère dans ma tasse de café, Bill tripote sa serviette en papier. Puis brusquement il me pose une question que je trouve totalement hors de propos.

Bill: est-ce que tu m'aimes? Réfléchis bien avant de me répondre, prends ton temps
Moi: mais pourquoi tu me demandes ça?
Bill: réfléchis y s'il te plait, c'est important
Moi: mais Bill évidemment que je t'ai...
Bill: Alex s'il te plait, je ne veux pas que tu t'aperçoives quand il sera trop tard quand réalité tes sentiment pour moi ne sont pas si profond que tu le pensais. Si tu te rends compte que c'est le cas je préfère que ça soit maintenant que lorsqu'il sera trop tard.


Je vois mieux où il veut en venir alors je me plis à ses exigences. Je ferme les yeux et fais le vide en moi, me concentrant uniquement sur cette question et mes sentiments. Au début tout est flou, je perçois plusieurs sensations mais toutes incohérentes et diffusent. Puis le brouillard commence à se dissiper mais une nappe persiste. En apparence je l'aime c'est certain mais au fond est-ce bien ce que je ressens? J'essaye de me monopoliser sur mes sentiments et fixe l'image de Bill souriant lors de notre premier baiser dans mon esprit. Je me focalise entièrement sur ce visage me le rendant unique. Lorsque j'y arrive enfin et que plus rien ne me semble réel appart lui, je sens un flot de pulsions m'envahir. Un flot incessant et tellement puissant que j'ai peur de me noyer dedans. Je suis soulevée par lui et semble flotter sur un nuage si doux. Inconsciemment un sourire s'affiche sur mes lèvres, lorsque j'ouvre les yeux il ne m'a toujours pas quitté.


Moi: oui je t'aime... et toi?


Le début de ma phrase lui redonne le sourire mais la fin le surprend.


Moi: toi aussi penses'y bien. Tu mets beaucoup en jeu dans notre histoire, plus que moi peut être. Alors je veux aussi que tu sois sûr de ce que tu ressens.


À son tour il s'exécute et plonge dans une réflexion personnelle. Je vois son visage se crisper par intermittence puis se détendre. Il prend plus de temps que moi, beaucoup plus même. Intérieurement cela m'inquiète. Puis il ouvre les yeux serein et me dis les mêmes mots que moi il y a quelques minutes. Chacun est maintenant sûr de ce qu'il ressent, je m'avance éventuellement pour Bill mais pas pour moi.

Je sens mon téléphone vibrer dans ma poche, je le sors et vois que c'est Mel qui m'appelle.


Moi: allo
Mel: coucou, alors comment tu vas? Ton bras va mieux?
Moi: oui le médecin du commissariat s'est occupé de ça très bien
Mel: tant mieux! Et sinon quelles sont les nouvelles du front?
Moi: on va dire pas super. David l'a très mal pris
Mel: c'était à prévoir
Moi: oui et le reste du groupe n'était pas ravi non plus
Mel: hum je vois...

Je sens qu'elle veut me dire autres choses mais hésite.

Moi: Mel qu'est ce qu'il y a?
Mel: rien pourquoi?
Moi: ne me mens pas, même au téléphone je le sens
Mel: on va dire que de notre coté les nouvelles ne sont pas géniales non plus... vas sur you tube et tape « la salope Kaulitz »
Moi: rien que le titre ne prévoit rien de bon
Mel: et si tu lis les commentaires faits sur la vidéo ça va se confirmer. Des élèves dans le gymnase avaient des caméras à l'origine pour le spectacle et ils ont tout filmé. Une vraie catastrophe.
Moi: ok je vais voir, merci de m'avoir prévenue
Mel: tu ne diras pas ça quand tu l'auras vu
Moi: dis pas n'importe quoi c'est pas ta faute. Bisous
Mel: bisous et bon courage
Moi: merci bye

Je raccroche et parle de ma conversation à Bill. Nous montons dans la chambre où tout le monde est présent, même David. Lorsque Bill réalise qu'il est là il reste de marbre, je lui donne un coup de coude pour le faire avancer et le pousse à ce qu'il aille s'excuser. Je n'aime pas particulièrement David mais Bill est allée trop loin, il n'avait pas à dire ça et une gifle de la part de David n'aurait pas été volée. Il le sait très bien mais voilà l'avouer lui écorcherait la bouche.

Bill: excusemoij'auraispasdûdireça


Il est allé tellement vite que nous n'avons compris que le sens de ses mots mais c'est déjà énorme pour lui. David ne lui en demandera pas plus sachant l'effort énorme qu'il a dû fournir pour laisser échapper ces quelques mots. Il lui adresse un faible sourire pour accepter ses excuses. Je vois le visage des garçons se détendrent maintenant qu'il n'y a plus de tension entre leur manager et leur chanteur. Malheureusement je coupe cet instant relativement réjouissant avec mon annonce.


Moi: apparemment il y aurait une vidéo de ce qui s'est passé au gymnase cette après midi sur you tube
Georg: tu sais ça comment?
Moi: c'est Mélanie qui m'a appelé pour me prévenir. Et le titre est "la salope Kaulitz"
Georg: sympas
Moi: très
Gustav: on va voir le carnage
Georg: c'est parti


Georg s'installe sur la chaise de bureau et allume l'ordinateur portable posé dessus. Un fois fait il ouvre une page internet et tape dans la barre de recherche you tube, lorsque le site c'est affiché il inscrit le titre que je viens de lui donner. Plusieurs vidéos s'affichent mais une seule retient mon attention et celle de Bill. Sur celle là on peut voir comme image illustrative le groupe au moment où nous dansions Maria Maria, en plus le costume va en faire parler plus d'une alors que le style hip hop des autres chorégraphies n'aurait pas été incendié. Georg clique sur la vidéo que lui indique Bill et elle se lance. Au début on peut voir la fin de la danse avec un cercle rouge m'entourant pour me désigner, Tom ne se retient pas de lancer une réflexion.


Tom: t'es sacrément sexy là dedans! J'aurais bien voulu être là
Bill: Tom!
Tom: bé quoi c'est vrai


Bill soupire d'exaspération alors que j'ai les yeux rivés sur l'écran de l'ordinateur. Quand la chanson est terminée il y a une coupure et la vidéo saute tout de suite au moment de l'hystérie. La porteuse de la caméra a une vue plongeante sur tout le spectacle, on voit l'amas de personne concentré en un même point, puis un zoom sur Bill qui est largement reconnaissable et ensuite sur moi accrochée à son tee shirt. Je ne me rappelle pas la scène et vu l'expression de mon visage je suis terrifiée. Nos visages sont affolés, c'est vraiment la panique. À la fin du mini film un commentaire est ajouté où critiques et insultes fusent. J'ai droit à tous les noms possibles et imaginables. Et enfin elle s'arrête.

Intérieurement je suis blessée c'est vrai. Tant d'animosité, de haine alors que je n'ai rien fait. Ces filles me détestent sans me connaître, elles me jugent sans même s'être demandé qui je suis, quelle est mon histoire. Cette jalousie les rend aveugle et animale, pire que des fauves en cage. Je ne comprends pas et ne comprendrais sûrement jamais.

Chacun a braqué ses yeux sur moi, ils attendent tous une réaction mais je ne satisfais pas leur attente. Je donne l'image de ne pas avoir été affecté. Alors que Gustav va me demander comment ça va je m'empresse d'attraper la souris pour lire les commentaires postés sur cette vidéo. Mon action le coupe dans son élan. Ils sont tous haineux et dégradant. Tous? Peut être pas, un seul me soutient. Essayant tant bien que mal de démontrer aux autres que je ne suis pas celle qui disent et que leur attitude est stupide. Un malheureux commentaire noyait dans une foule d'injure...

Un silence lourd pèse, ils pensent tous la même chose mais ne savent pas quoi dire. Il n'y a pas besoin de mot, tout est très clair. Leurs fans me haïssent et si je les ai en face elles n'hésiteront pas à me le faire payer. Je tente d'encaisser le coup comme je peux. J'ai l'impression d'étouffer, d'être étudié, de ne pas être libre de mes mouvements. Après un bref "je vais faire un tour" je sors de la chambre et vagabonde où mes jambes veulent bien me mener. Aucun ne me suis et je préfère.

Il faut que je m'endurcisse, ce genre de vidéo ne doit pas me déstabiliser autant, c'est ridicule. Je vais certainement devoir affronter bien pire alors la faiblesse n'a plus sa place maintenant.
Mon portable sonne une nouvelle fois, je décroche et ai ma mère au bout du fil. Elle me demande où je suis, si j'ai fini ma représentation et surtout comment ça s'est passé. Elle ne sait rien de la catastrophe, j'ai envie de la laisser dans l'illusion du mensonge mais me ravise presque aussi tôt. À contre coeur je lui raconte donc le bourbier dans lequel je me suis mise. Suite à un bref silence elle me dit sur un ton ferme.


Maman: tu rentres à la maison
Moi: mais maman...
Maman: TOUT DE SUITE

Je ne discute plus, ma mère est d'un naturel calme alors le fait qu'elle crie me fait me raviser immédiatement de toute protestation. Je raccroche pas vraiment rassurée face à ce qui va m'arriver en rentrant chez moi. Je me décide à remonter à l'étage pour prévenir les garçons de mon départ. Je prends les marches plutôt que l'ascenseur, j'ai toujours en moi cette sensation d'étouffement et cet espace clos n'arrangera rien. Pendant que je monte je croise David qui fait le trajet inverse, lorsqu'il arrive à ma hauteur il ralenti et s'apprête à dire quelque chose mais finalement se ravise et accélère. Quelques marches plus loin il s'arrête à nouveau et gravit la demi-douzaine de marche qui nous sépare. Je ne dis rien malgré son attitude étrange et attends qu'il prenne la parole.

David: voilà par rapport à ce qu'a dit Bill sur mon adultère...


En disant ces mots il grimace, comme s'il lui était encore douloureux de s'avouer sa faute, de mettre des mots sur sa trahison. Il repris contenance et poursuit.


David: ça serait bien si tu n'en disais pas un mot. Si les médias l'apprenaient ils s'en donneraient à coeur joie et le groupe n'a pas vraiment besoin de ça en ce moment, ni ma femme...


Ces derniers mots avaient été murmurés. Il n'y avait aucune forme d'impératif ni de supériorité dans la voix comme à son habitude, à mon égard, c'est comme si il me demandait un service. Du coup le rapport de force est inversé. Pour la première fois il ne m'attirait aucune antipathie, uniquement de la compassion.


Moi: bien sûr, je comprends. Tu peux compter sur moi je ne dirais rien.


Il m'observe quelques instants puis lance en partant.


David: je me suis peut être trompé sur toi


Ces paroles me surprennent, aurait-il enfin compris que je ne suis pas celle qu'il pense? En fin de compte il serait peut être possible que David et moi ne nous détestions pas toute notre vie. Cette pensée me réchauffe le coeur, je n'ai jamais aimé être en froid avec mon entourage et que je le veule ou non David en fait parti.

Arrivée devant la porte de la chambre j'y frappe. Tom vient m'ouvrir, je ne dis pas un mot et rentre. Georg et Gustav sont encore sur l'ordinateur a navigué, Bill quant à lui est allongé sur le lit, il se lève et s'approche de moi. Il me frôle le bras de ses doigts fins et je ne sais pour quelle raison me prend dans ses bras. Au début je me laisse faire, ne répondant pas vraiment à son étreinte mais ça me fait un bien fou, que je ne soupçonnait pas. Alors à mon tour j'enroule mes bras à son dos et niche ma tête dans son cou, je le sers autant que lui pour qu'il comprenne à quel point j'ai besoin de lui en ce moment précis. Il semble lire dans mes pensées et commence à me bercer comme un enfant qu'on tente d'apaiser, il chantonne aussi une chanson qui semble douce à mon oreille. Je ferme les yeux me laissant aller tout contre lui. Je me sens protégée du monde entier dans ses bras frêles.

Mais il faut que je parte, ma mère certainement inquiète m'attend. Je desserre mon étreinte et il sait alors qu'il peut me relâcher. Il m'offre son plus beau sourire pour me rassurer, auquel je réponds avec mon maigre entrain.


Moi: il faut que je rentrer chez moi
Bill: mais pourquoi?
Moi: ma mère m'a appelé et elle veut absolument me voir à la maison, je lui est rapidement expliqué ce qui s'est passé...
Bill: elle doit s'inquiéter
Moi: oui et j'ai peur d'en prendre pour mon grade aussi
Bill: mais non elle doit avoir peur et de te savoir près d'elle la rassurera. Au début de notre carrière ma mère nous appelé à la fin de chaque concert ou même sorti pour savoir si nous allions bien.


Je souris en m'imaginant la scène: tous les soirs Tom et Bill au téléphone essayant de calmer leur mère mourrant d'inquiétude. Ça ne devait pas être facile pour elle non plus, en y pensant.
Je pris congé d'eux même si j'aurais bien voulu rester plus longtemps avec Bill mais vu les récents évènements j'avais cru comprendre qu'ils ne repartiraient pas tout de suite.

......

Je suis assise à la table de la cuisine, mes parents sont en face de moi et le silence est roi. Ma mère a mis au courant mon père qui semble de marbre. Je sens qu'une discussion plus que sérieuse va prendre son départ, je ferais n'importe quoi pour être ailleurs qu'ici, je ne rêve que de m'enfuir.


Maman: déjà montre moi ton bras
Moi: mais c'est bon, le médecin s'est déjà occupé de moi
Maman: je veux quand même voir ça

Je souffle d'énervement et commence à défaire mon bandage, très vite elle le fait à ma place. Une fois qu'elle a examiné la coupure sous toutes les coutures elle me rebande le bras.

Maman: elle t'a pas loupé mais la blessure est belle, ça va

Ma mère se rassoit à coté de mon père, j'ai l'impression d'être devant un inquisitoire. Je suis prête à entendre ma sentence, il ne manque plus que le marteau pour la faire sonner.

Maman: on a eu très peur pour toi, je ne veux pas qu'il t'arrive encore des mésaventures comme celle ci.
Moi: moi non plus mais qu'est ce que tu veux qui j'y fasse?
Maman: je sais bien que tu n'y es pour rien...
Papa: mais lui si.
Moi: pardon?
Papa: t'as très bien entendu! Il m'avait promis qu'il te protègerait, qu'il s'occuperait de toi comme il faut, qu'il ne laisserait rien t'arriver. Il a menti.
Moi: mais papa il n'a rien voulu de tout ça
Papa: peut être mais finalement c'est arrivé et sans lui tu n'aurais jamais vécu ça.
Moi: sans lui je n'aurais jamais connu ce que s'est que d'aimer non plus.

Mes paroles les stoppent dans leur argumentation. Ils savent à quel point il est important à mes yeux, ils savent tout ce qu'il m'a apporté, tous les tumultes qu'agitent mon coeur lorsque je suis dans ses bras. Le pour et le contre est très dur à départager.
Je vois bien qu'au fond il l'apprécie mais la sécurité de leur fille ne peut être oublié.


Moi: vous savez on en a parlé tout les deux. Je sais très bien ce que je risque à être avec lui et lui à être avec moi. Bill aussi s'expose à des risques, son groupe et donc son métier vont sûrement pâtir de tout ce tapage médiatique. Mais on veut pas se laisser abattre, on veut se battre pour nous, pour ce qui nous semble juste. Vous m'avez toujours appris à ne pas abandonner devant les difficultés et s'est bien ce que je compte faire.

Je les regarde, n'attendant qu'une chose: leur appuie. Ils se fixent et un sourire apparaît sur leurs visages respectifs puis mon père lève les yeux vers moi et me dit.

Papa: je suis fier de toi

Ces mots là j'ai tant rêvé de les entendre sortir de sa bouche et aujourd'hui s'est chose faite. Je me lève et vais les enlacer, leur soutien mets tellement important. Maintenant je peux avancer sereinement. La seule possibilité que je n'avais pas prise en considération est que j'allais embarquer dans ce tourbillon plus que moi même, beaucoup trop de personnes allaient être impliquées contre leur grès et le mien...


Encore désolée pour le retard mais la suite est longue pour me faire pardonner^^
Ma session de recrutement c'est bien passé pour celles que ça intéresse XD
J'espère une nouvelle fois que ça vous a plu!
bisous

# Posté le dimanche 13 avril 2008 15:43

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:59

Petit coup de gueule

Petit coup de gueule
Alors voilà y'a quelque chose qui commence vraiment à me taper sur le système.

Le nombre de commentaire face aux visites!

Elles augmentent régulièrement alors que les lectrices qui font signe de vie non.

Quand je vois entre 25 et 30 visites pas jour, je me dis bien que c'est pas les 6 ou 7 lectrices qui me disent ce qu'elles en pensent à chaque fois, qui repassent plusieurs fois par jour. Sachant que quand je les préviens elles ne viennent pas dans la minute. (Heu... les filles ne s'est pas du tout un reproche hein! D'ailleurs merci à vous d'être là et de le DIRE surtout)

Je n'écris pas pour avoir un nombre monumental de coms. C'est bien pour ça que je ne mets pas de chiffre à atteindre pour avoir la suite. Ça ne m'intéresse pas d'avoir 200 coms avec écrit « trop bien! J'attends la suite avec impatience ». Ce que je voudrais c'est des avis divers, différents, qui critiquent (positivement ou négativement). Un seul com me suffit s'il y a tout ça dedans, bien sûr je ne suis pas contre plusieurs^^.

Et puis d'écrire me prend énormément de temps. Il me faut environ 3 bonnes heures pour faire un chapitre, sans compter la mise en page et la prévention des lectrices. Et 3 heures c'est quand je suis motivée et inspirée!

Surtout que cette année je n'ai pas vraiment tout le loisir de perdre mon temps, j'essaye d'être régulière. Un chapitre par semaine c'est bien non?

J'ai l'impression que tout ce temps je le gâche, que j'écris pour rien. Bien entendu j'aime ça, je le fais pour moi aussi parce que j'aime m'évader. Mais c'est comme un roman de librairie qui ne serait pas lu... parfois je me dis que je ferais mieux d'arrêter de publier et d'écrire uniquement pour moi. Comme ça je n'aurais plus de contrainte de temps...

Franchement dîtes moi ce que vous en penser. Si je divague ou pas! Même si je sais que ce sera toujours les mêmes qui donneront leurs avis. Et je m'excuse, si vous vous êtes sentis agressés, c'était pas le but.

J'en profite pour dire aux lectrices qui me suivent et me donnent leurs opinions un immense MERCIIIIII. Sans elles j'aurais sûrement arrêté depuis longtemps.

Bisous

Et la suite quand je serais à nouveau de bonne humeur, ce qui ne va pas tarder^^

# Posté le mardi 15 avril 2008 05:15

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 14:03