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chapitre 52: il n'y a pas de fumée sans feu

chapitre 52: il n'y a pas de fumée sans feu
Mes fesses posées sur le canapé du salon je m'ennuie fermement, il n'y a malheureusement pas d'autres termes. Je regarde les autres soumis au même supplice, apparemment le mot « supplice » ne leur correspondraient pas pour nommer ce moment. Des sourires francs accrochés au visage ils rient de ce film d'enfance défilant à l'écran. Chacun est plongé dans ces souvenirs imagés s'affichant ostensiblement sur un écran de télévision. Je n'ai vécu aucun des instants les rendant nostalgiques, je n'ai pas cette impression de flash back qu'ils ont. Je lance un regard vers Samantha (qui a été invité à manger ce midi par Simone) mais elle semble tout aussi heureuse de revivre ce passé que le reste de la famille Kaulitz. J'ai la sensation de ne pas appartenir à ce monde, d'être un intrus dans cette famille qui n'est pas la mienne et dont je doute qu'elle le deviendra un jour...

Soudain, je sens Bill s'agiter à coté de moi, un voile d'inquiétude s'est posé sur son visage. Il tripote sans pause ses doigts, il jette des regards furtifs à Samantha qui les ignorent magnifiquement. Qu'est-ce qui lui prend d'un coup? Pourtant la séance retour en arrière semblait bien lui plaire jusque là.


Bill: Maman je pense que c'est bon là, on pourrait peut être arrêter le film. On le connaît par c½ur maintenant.


Elle regarde son fils surprise, sans comprendre le pourquoi de sa soudaine envie de stopper la diffusion de la vidéo. J'avoue que je suis dans le même cas qu'elle.


Simone: mais pourquoi? Il est presque fini de toute façon et on arrive à la période fin de collège, il y a même Sam non?
Bill: heu... je sais plus.
Simone: il faut savoir il y a trente secondes tu me disais que tu le connaissais par c½ur.


L'art et la manière de coincer les gens, je crois qu'elle est tout simplement experte dans ce domaine. Autant jusque là je m'en plaignais autant je m'en réjouîs actuellement.


Bill: joues pas sur les mots, moi je vais faire un tour. Alex tu viens?


J'allais lui crier aux oreilles un « oui » sorti du c½ur pour m'extirper de cet instant non des plus agréable, quand j'aperçois l'image du film qui me cloue sur place. De mes yeux écarquillés j'ai du mal à intégrer la nouvelle qui s'offre à moi. D'abord la surprise, puis l'impression qu'on m'ait cachée une partie de la vérité et enfin une once de trahison traverse mon esprit. Tour à tour, mes yeux passent de Bill à Sam. Respectivement anxieux et stoïque, ils ne bougent pas. C'est donc moi qui prends la poudre d'escampette. J'entends la porte claquer derrière moi et m'engouffre dans la rue. Pour aller où? Très bonne question.

De simple ami qu'ils sont, mais bien sûr. N'y l'un ni l'autre n'a craché le morceau durant tout ce temps, peut être parce que ce n'était pas important ou au contraire ça l'était tellement que le cacher était la meilleure chose à faire. Bravo je n'ai rien vu, à contre c½ur je remercie Simone de nous avoir imposer ce maudit film.

Des bruits de pas précipités derrière moi m'indiquent que quelqu'un vient à mon encontre. Pas besoin de se retourner pour savoir de qui il s'agit.


Moi: tu comptais me le dire quand? Jamais?
Bill: c'était il y a longtemps...
Moi: c'était sérieux?
Bill: pas vraiment, on était jeune. Il n'y a absolument plus rien entre nous maintenant je te le promets.
Moi: alors pourquoi ne rien m'avoir dit?
Bill: j'en ai discuté avec Sam et on était d'accord pour dire que ça ne servirait à rien que tu le saches.
Moi: après tout ce n'est pas important de savoir que son copain est sorti avec une amie à vous relativement proche il y a quelques années.
Bill: le prend pas mal.
Moi: et comment veux-tu que je le prenne? Le pire je pense est de l'apprendre ainsi, autant tu me l'aurais dit clairement dès le début ça ne m'aurait sans doute pas dérangé. Mais là ça a l'allure d'un secret et tout ce qui est secret à un fond inavouable...
Bill: je te dis que cette histoire est oubliée depuis longtemps.
Moi: pour toi peut être mais pour Sam qu'est-ce que tu en sais?
Bill: ne sois pas stupide, c'était il a plus de trois ans!


Je me mure dans le silence. Les images du film repassent devant mes yeux. Un couple qui se roule dans l'herbe entre chatouilles et baisers sans évincer les rires. La scène respire le bonheur, la joie de vivre. On ne peut pas oublier ce genre de moment, c'est impossible. Chaque histoire est gravée dans son esprit comme dans son corps. Le temps fait son oeuvre mais jamais n'efface le passé.

Bill prend ma main dans la sienne, je ne m'y oppose pas. Il nous ramène chez lui sans un mot. Sam est étrangement rentrée chez elle à notre arrivée, prétextant une urgence. Quant à Tom il n'a pas bougé du salon, j'intercepte un regard de reproche entre lui et son frère. Une ambiance lourde de ressentiment s'impose à la pièce. Gordon s'est éclipsé pour bricoler et Simone s'est réfugiée dans la cuisine pour préparer un gâteau.


Tom: Andréas a appelé pendant que vous n'étiez pas là. Ce soir y'a une fête d'organisée par les anciens du collège chez Jeff. On est invité et Andréas m'a assuré qu'il n'y aurait que des anciens qu'on connaît donc pas de groupies en vue. Ça vous dit d'y aller?
Bill: pourquoi pas, ça nous rappellera des souvenirs.
Moi: j'espère que ces souvenirs ne sont pas du genre de tout à l'heure.


Ma réflexion jette un froid, mais qu'importe, je veux qu'il comprenne que mentir n'est pas la meilleure solution, quitte à retourner le couteau dans la plaie. Pour réchauffer l'atmosphère Tom allume la télévision et commence à zapper de chaînes en chaînes. Alors qu'il trouve une émission qui plait à tout le monde, Simone m'appelle pour que je vienne l'aider. Je me plie à ses exigences et me dirige vers la cuisine.


Simone: est ce que vous pourriez me préparer une crème anglaise pour accompagner le gâteau s'il vous plait?
Moi: oui si vous voulez.
Simone: je vous ai préparé les ingrédients, ils sont sur la table.
Moi: merci.


Je m'applique à la tâche, chacune occupée à sa préparation nous ne parlons pas. De temps en temps je la surprends à m'observer, mais dès que nous croisons nos regards elle se détourne loin d'être gênée. Ma crème commence à prendre forme, son gâteau est prêt à être enfourné. Elle s'approche de moi et vient voir où j'en suis.


Simone: elle a une belle consistance et couleur, je pense qu'on peut la mettre au réfrigérateur.


Je m'exécute. Une fois la crème à sa place je m'apprête à sortir de la cuisine.


Simone: Alexandra.
Moi: oui?
Simone: vous vous doutez bien que je ne vous ai pas demandé de venir pour faire cette crème.


Et voilà, le moment que je redoutais pointe le bout de son nez. Je me retourne vers elle et la voit en train de ranger les spatules, cuillères et autres condiments utilisés à la préparation effectuée. Puis sur le ton de la conversation elle me dit.


Simone: ils sont restés près d'un an ensemble. Ils étaient vraiment heureux et amoureux puis la célébrité de mon fils les a séparé, ils ont pris leur distance. Chacun a suivi son chemin.
Moi: pourquoi me dîtes vous cela?


Elle me répond avec un sourire assuré.


Simone: Peut être pour que l'histoire ne se recommence pas ou alors qu'elle continue.


Ses énigmes m'énervent, j'en ai marre de jouer à la devinette. Je quitte la cuisine sans un regard pour elle. Mais qu'attent-elle à la fin? Pourquoi rien ne peut être facile et clair à la fin? Les ombres s'accumulent sans apercevoir de main salvatrice, le brouillard s'épaissi et moi je m'y perds. Dans mes pensées, je monte les marches menant à la chambre de Bill. Je pose ma main sur la poigné de la porte mais la retire dès que j'entends des voix tonner à l'intérieur. Les reconnaître ne s'avère pas bien dure. Je tends l'oreille trop curieuse pour passer mon chemin.


Tom: tu joues avec le feu.
Bill: arrête de t'inquiéter pour rien.
Tom: et toi, inquiètes toi un peu plus. Si tu continues comme ça tu vas y perdre plus qu'y gagner.
Bill: c'est toi qui me dis ça?! T'es pas gonflé appart ça.
Tom: Pense ce que tu veux mais elle t'aime sincèrement et tu vas tout bousiller.
Bill: je maîtrise la situation.
Tom: tu ne maîtrises rien du tout Bill! Tu vas en faire souffrir plus d'un dans cette histoire.
Bill: ça n'ira jamais jusque là.
Tom: je l'espère pour le bien de tous...


Sur ces derniers mots la porte s'ouvre brusquement devant moi, Tom y apparaît. Il me regarde quelques secondes puis secoue la tête désabusée pour finalement disparaître dans sa chambre. À pas feutrés je m'introduis dans la chambre et vient m'asseoir à coté de Bill. Leur échange a soulevé beaucoup de questions, moi qui trouvais qu'il y avait déjà assez d'interrogations comme cela.


Moi: ça ne va pas avec Tom?
Bill: si si, il se mêle juste de ce qui ne le regarde pas.
Moi: vous vous disputiez pourquoi?
Bill: J'ai pas trop envie d'en parler.
Moi: comme tu voudras.


Je me lève et le laisse dans sa chambre. Je crois bien que tous les habitants de cette maison ont besoin d'être un peu seul pour réfléchir, moi la première. Je sors dans le jardin, le temps est au beau fixe, une brise légère fait voleter les quelques feuilles tombées de leurs arbres. Les rayons du soleil caressent ma peau de sa douce chaleur. Je me laisse glisser au sol et m'allonge sur l'herbe. Le vent chante à mes oreilles une mélodie réconfortante, elle m'emporte loin. Loin de ces tracas de tous les jours, loin de ces questions à l'envergure si peu existentielle qui pourtant me taraudent, loin de ma vie qui a changé si vite, loin de moi...

......

Une main douce parcourt ma joue, j'ouvre les yeux et suis éblouie de la luminosité environnante. Des yeux noisettes cernés de noir croisent les miens.


Bill: il faudrait que tu te prépares, on va pas tarder à y aller.
Moi: ok, j'y vais de ce pas.


Un baiser furtif et me voilà partie direction sa chambre pour me changer. Peut être que cette fête me changera les idées après tout. Un cocktail de musique, de danse et d'alcool, quoi de mieux pour penser à autre chose?



Et voila un nouveau chapitre
Qu'en pensez vous? (question très originale je sais^^)
Sinon des nouvelles du front: heu assez confus en gros, pour mon bac j'ai droit au repéchage -_-', de toute façon je m'y attendais un peu, pour ce que j'ai travaillé c'est le retour de baton que je méritais. Mais bon il me manque pas beaucoup de points donc mardi soir normalement je serais fixée. Et pour la suite je sais pas, ça dépend de beaucoup de chose. Ce qui est sûr c'est que vendreid, le 11 donc, je pars une semaine chez une amie que j'ai rencontré grâce à Tokio Hotel, rien que pour ça je les remercie d'être là^^. Je pars une semaine donc y'aura sûrement pas de suite pendant cette période, sauf si je me débrouille mais je sais pas encore comment, à réfléchir^^
sur ce bisoussssssss à toutes et encore des mercis à vous crier^^

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 20:03

Modifié le lundi 07 juillet 2008 06:09

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