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chapitre 53: Vivre tue mais aimer aussi

chapitre 53: Vivre tue mais aimer aussi
ça y est!!!!!!! je l'ai enfin ce maudit bac^^ Les choses sérieuses peuvent commencer lol.

édit: Je pars demain matin tôt donc je ne pense pas poster de suite d'ici la fin de semaine prochaine. J'espère que vous ne m'en voulez pas. En tout cas bonne vacances à toutes. et Claire je débarque!!!!! Attention à toi!!!!!!^^
un ENORME bisous.

Me revoilà, comment ça va? Moi impeccable. J'ai passé une super semaine et tout ça a été possible grâce aux Tokio Hotel, qui l'aurait cru? Pas moi si on me l'avait dit y'a 1an^^. Sinon j'ai été accepté finalement à mon IUT, ça veut dire que l'année prochaine je prends le large lol.
Bon parlons de chose sérieuse: la suite, elle arrive sous peu, j'en ai déjà écrit un bout.
À très vite!




La fête bat son plein. La musique a pris possession des corps sans discrimination. De jeunes demoiselles dansant avec peu de retenues ne déplaisent pas à leurs homologues masculins. Les inhibitions sont levées grâce au liquide alcoolisé coulant à flot. Je suis moi-même touchée par ce fléau, ma sobriété est loin derrière moi depuis quelques heures déjà, celle des jumeaux aussi. Il n'y a que Sam, invitée elle aussi, qui semble y avoir réchappé.

Les douze coups de minuits ont été sonnés depuis un temps infini à mes yeux. La maison investie pour l'occasion, vibre sous les basses des amplificateurs placés à des points stratégiques. Heureusement qu'elle est en périphérie de la ville. La nuit est perturbée par les flashs lumineux des projecteurs de couleurs.

Un verre dans une main et l'autre posée dans le dos de mon copain je m'agite sur le salon improvisé en piste de danse. Ses mains se baladent sans gêne sur mon corps en mouvement, ses lèvres s'attardant dans mon cou. Nous sommes tout deux dans un sacré état, il faut l'avouer. Lorsque je laisse mon regard floue se balader sur la salle je n'y vois que notre reflet. Des corps en ébullition, des bouches en fusion et des esprits en adéquations.

Une véritable bulle d'ivresse a pris place et ne semble pas prête d'éclater. Les jeunes pour la plupart saoules vivent un instant d'euphorie totale. Bill ne faisant pas exception à la règle, se déhanche au rythme des slaves sonores. Quelques fois il perd l'équilibre mais la retrouve la seconde d'après. À vrai dire il n'a pas bu qu'un seul verre. Qu'importe la nuit est à nous.

......

Les heures s'écoulent sans que personne ne suive son débit. L'horloge du salon indique bientôt les cinq heures de la nouvelle journée. Peu à peu la maison se vide de ses occupants, certains rentrant dans un état douteux, d'autres préférant dormir à la belle étoile. Tom est affalé dans le canapé à coté de Jeff, il dort comme un bébé la bouche entre ouverte. Il reste deux ou trois personnes proches de Jeff dans la maison, dont j'ai fait la connaissance succinctement au cours de la soirée. Quant à Bill et Sam je ne les vois pas. Je les cherche des yeux mais aucune trace d'eux, à croire qu'ils ont disparu.

Je demande à un certain Jérémy dormant à moitié s'il n'a pas vu mon copain. Il me répond qu'il croit l'avoir aperçu il y a une petite demie heure monter dans une des chambres. Ni une ni deux je m'engouffre dans l'étage supérieur de la maison. J'ouvre la première porte mais ne l'y vois pas, derrière la seconde non plus. Je pose alors mon dévolu sur la dernière.

La pièce s'offre à mes yeux, lentement ils s'habituent à l'obscurité environnante. Puis je distingue un lit et deux corps se mêlant l'un à l'autre dans une totale folie. Mes yeux se plissent instinctivement pour me frapper d'horreur. Je secoue la tête en espérant que ma vue me joue des tours mais en vain. C'est impossible! Je m'appuie à la porte dans le but de soutenir mes jambes qui menacent de me lâcher. Le résultat est un bruit sourd contre le mur après le choc de la porte contre celui-ci. L'effet est immédiat, les deux amants stoppent tous mouvements, les corps de Bill et Samantha semblent figés dans le marbre.


Bill: merde! C'est pas ce que tu crois Alex!

Je n'ai pas besoin de beaucoup plus pour me jeter en trombe dans les escaliers. Les larmes se mélangent au choc dû à la scène que je viens de voir. Prise de tremblement incontrôlable je manque de louper une marche. Ma respiration régulière n'est plus qu'un lointain souvenir. Mon coeur, quant à lui, se soumet à la lame qui le transperce de part en part. Une bombe vient de m'éclater au visage, l'incrustant de ses perles salées.

Dans un fracas je glisse au bas de l'escalier. Je le dévale d'une façon peu appropriée, pour finalement me cogner la tête contre le chambranle de la porte du salon. Les larmes cohabitent désormais avec le sang s'écoulant de la plaie légère tout juste formée sur mon front. Par réflexe je tente de me relever, c'était sans compter sur l'aide de mon corps rendu épave. Les pleures m'étoufferaient presque, la douleur aussi.

Certainement alerté par ce vacarme le jumeau du meurtrier de mon coeur vient m'aider. Tom m'attrape par les épaules et me remet debout.


Tom: Alex, qu'est ce que tu as? Pourquoi es-tu dans cet état?

J'entends à peine ce qu'il me dit, ses paroles me paraissent tellement lointaine, comme venues d'un autre monde. Seule la voix me hurlant que l'homme que j'aimais m'a trahi parvient jusqu'à mes oreilles. N'étant réactive à aucun de ses appels, Tom entreprend de me secouer.

Tom: Alex! Parle moi!

Mon attention est déjà tournée vers autre chose. En haut des marches la silhouette de Bill se dessine, il a au moins eu la décence de s'être habillé d'un jean, laissant tout de même son torse nu, il court maintenant dans ma direction.

Bill: Alex je te jure que c'était qu'une erreur monumentale! J'étais pas dans mon état normal! C'est l'alcool, j'étais complètement bourré. Je voulais pas le faire, jamais je ne t'aurais fait du mal intentionnellement. Je t'aime trop pour ça!

Il approche sa main de mon visage pour le caresser, ma réaction est de le repousser violemment. Comment ose-t-il me dire ça les yeux dans les yeux? En guise de réponse je lui donne une gifle. Il se masse la joue alors que je le foudroie du regard. Entre deux sanglots j'arrive à articuler:

Moi: tu n'es qu'un salopard! Tu entends? Un SALAUD! Comment fais-tu pour avoir le culot de dire que tu m'aimes après ça?!

Les larmes cessent enfin de couler. Après l'état de choc vient la colère. Ce sentiment qui vous fait voir rouge, qui vous rend haineux et qui appelle le dégoût en renfort. J'observe Bill mais je ne vois plus l'être angélique que j'ai aimé de tout mon coeur, je n'arrive pas, à n'avoir, qu'un brin de pardon à lui accorder. Tom nous regarde ne comprenant pas la situation.

Tom: mais qu'est ce qu'il vous arrive à tout les deux?
Moi: tu préfères lui dire ou je m'en charge?
Bill: Alex...
Moi: ok je m'en charge. Ce fumier vient de me tromper!


Ma voix est éraillée par la haine. Voila ce qui empêche mes larmes de couler pour l'instant, c'est l'unique échappatoire que j'ai trouvé dans ses circonstances. La stupéfaction prend place dans les yeux de Tom. Il ne dit pas un mot, jusqu'à ce que l'information soit digérée.

Tom: QUOI? Bill dit moi que c'est pas vrai?

N'ayant d'une tête baissée pour réponse de la part de son jumeau, il en déduit l'évidence.

Tom: mais qu'est ce qui t'as pris bordel? T'es devenu cinglé ou quoi?! Et puis c'est qui cette fille?

La question ne reste pas longtemps en suspend. Ladite fille se présente au sommet de l'escalier seulement habillée de la chemise que portait Bill ce soir.

Tom: Sam? Non c'est pas possible! Bill je croyais que ça n'irait jamais jusque là hein, que tu ne ferais souffrir personne. Tu ne m'as pas écouté et voila le résultat. Tu n'es qu'un abruti fini!

Bill ne rétorque rien au sermon de son frère, que pourrait-il dire après tout? La conversation que j'ai surpris hier tournée donc autour d'un flirt entre Sam et Bill. Et je n'ai rien vu, Tom si mais pas moi. J'ai été aveugle, tellement aveugle...

Aucune once de regret ne se lit sur le visage de Sam toujours en haut de l'escalier, juste de la satisfaction. Un plaisir malsain l'habite et la rend suffisante, détestable. Je ne comprends pas son comportement, contrairement à Bill elle ne le vit pas comme une faute, une erreur, un acte horrible de sa part... Elle semble heureuse.

Sans aucune forme de cérémonie je monte les quelques marches qui nous séparent.


Moi: tu n'es qu'une garce! Je croyais qu'on était amie.
Sam: tu croyais mal. Tu n'es qu'une idiote qui n'a rien vu pour moi, rien de plus.
Moi: rien vu à quoi?
Sam: à tout! Tu crois que c'est par hasard qu'on est devenu ami? Tu crois que c'est par bonté d'âme que je t'ai soutenu lorsque tu avais des problèmes? Je n'ai fait cela que pour me rapprocher de Bill. La vie nous a séparé mais grâce à toi j'ai inversé la tendance. Merci Alex j'ai eu ce que je voulais.


Hébétée et désorientée je ne sais pas quoi répondre. Elle m'a manipulé depuis le début et j'ai été aveugle. Je ne me suis doutée de rien. Je me sens stupide face à ma naïveté. Tout ça n'était que poudre aux yeux. Le voile se lève et je reste sur la touche.
Dans un murmure à peine audible quelques mots s'échappent de ma bouche.


Moi: c'est un cauchemar...
Sam: parle pour toi. Je le vois plutôt comme un magnifique rêve et tellement bon en plus, il assure vraiment au lit ton mec.


(musique)*Son rire noir m'enflamme les tympans. Je ne peux littéralement pas en supporter plus. Je descends les escaliers aussi rapidement que je les ai grimpé, je m'élance vers la porte d'entrée en espérant que sortir de cette maison me donnera un second souffle. Tom tente de me retenir, mes yeux suppliant l'en dissuadent. Je veux partir loin du lieu du crime, du lieu où tout a basculé.

Dans le petit jour qui se lève je marche le long de la route. Les rayons du soleil percent la nuit de ses armes flamboyantes, je n'arrive même pas à les apprécier. La colère redescend doucement, je n'arrive plus à la retenir. Je sais ce qui va suivre: les pleures, la douleur, la tristesse, la souffrance mais comment l'empêcher? J'étouffe in extrémiste un sanglot. Ça y est je ressens cette lame harceler mon coeur, je la ressens le taillader. J'avance sans savoir où je vais, peu importe. Je les revois en train de coucher ensemble, ça me dégoûte. Comment en est-on arrivé là? Quand se sont-ils rapprochés? Quand ont-ils commencé à flirter? Quand notre couple a été perdu? Je ne trouve pas les réponses, je ne sais même pas. Pourtant je l'aimais tant, j'aurais tout donné pour lui, tout sacrifié. Je pensais que lui aussi mais ce n'est pas le cas, ce soir me l'a prouvé. Les larmes prennent place sur mes joues sans demander mon accord. Et voila la souffrance apparaît, elle me saute à la gorge, refusant de lâcher prise. Je ne lutte pas, à quoi bon? Je ne peux plus me battre, mes forces m'ont abandonné, l'envie aussi. Je n'ai plus aucun but, plus aucune foi. Je ne vivais dernièrement que pour lui et je l'ai perdu. Je pourrais certainement le récupérer en pardonnant, mais ce n'est pas possible. Si au lieu de Samantha son amante avait été une groupie d'une nuit, une histoire sans lendemain, avec l'alcool pour circonstances atténuantes j'aurais pu ne serais-ce qui songer, mais ce n'est pas le cas. C'est plus profond, plus sérieux. Quand j'y repense je me suis vraiment trompée sur toute la ligne. Mél avait raison depuis le début, d'entrée de jeu elle m'avait dit qu'il y avait quelque chose qui clochait avec Sam, elle avait vu juste. Sam m'a très bien cerné, je ne suis qu'une idiote...

Mes pas me mènent vers le centre de la ville, je marche depuis une heure je pense. Je dois être pitoyable à voir, mon maquillage a certainement coulé à force de pleurer, je grelotte dans la fraîcheur du matin. Je daigne lever les yeux plus haut que le trottoir et aperçois une pancarte publicitaire "Tokio Hotel le phénomène", tu parles d'un phénomène... Juste à coté une autre attire mon attention, c'est pour un circuit automobile. Je m'en approche et me rends compte qu'il s'agit de celui où mon oncle en est le gérant. Une certaine excitation m'enivre, voila ce dont j'ai besoin pour oublier l'espace d'un instant, l'ivresse de la vitesse fera l'affaire. Je saute dans le premier taxi venu et lui indique l'adresse. Une fois à destination, lorsque je comptais le payer je m'aperçois que je n'ai rien sur moi. Ne sachant pas quoi faire je lui explique brièvement que j'ai dû partir précipitamment de chez moi. Je m'attends alors à tout sauf à ce qui suivit.


Chauffeur: Mademoiselle ne vous inquiétez pas pour cela, je vois bien que ça ne va pas. Vos traces de larmes sur vos joues et vos yeux rouges parlent pour vous. Si jeune et vous paraissez déjà avoir tant vécu... Un chagrin d'amour c'est cela? Encore et toujours la même rengaine. " Le coeur de l'homme parfait est comme une mer dont on ne peut découvrir les lointains rivages. " c'est un proverbe chinois. Celui qui l'a écrit avait tout compris. Prenez bien soin de vous et n'abandonnez pas.

J'aurais voulu suivre ses conseils mais c'est trop tôt. Le deuil n'est pas pour aujourd'hui, l'enterrement non plus, il n'est l'heure que de la découverte de la mort de la chose chérie...
Je sonne à la porte du circuit encore fermé vu l'heure matinale à laquelle je m'y présente. Quelques minutes plus tard vient m'ouvrir un employé que je connais depuis plusieurs années déjà. Il me fait entrer sans me poser de question, même si je sais que ça le démange. J'attrape les premières clés accrochées au tableau derrière la réception et me dirige vers le hangar où les voitures sont stationnées. Tout cela est mécanique, comme une machine je monte au bord d'une de ces voitures de courses que j'ai tant de fois conduite. Le bruit du moteur ronronne alors que je sors du bâtiment pour rouler à mon aise sur l'asphalte qui m'attend.

Les vitesses s'enchaînent par automatisme, les virages sont pris quelques fois un peu trop rapidement, un peu trop serrés, un peu trop risqués. Mes yeux fixent la route mais mon esprit est ailleurs, je vois sans voir. Perdue loin de tout je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à lui, à eux. En faisant cela je me fais du mal, je le sais, mais c'est comme ça. Les moments heureux en sa présence me sautent au visage, comme un vieux film qu'on ne se lasse pas de regarder. Nos rires, nos joies, nos "je t'aime", nos gestes tendres... Cette impression de n'avoir besoin que de lui, cette sensation de se perdre dans ses yeux aux allures d'océan, ce désir de vivre pour lui. Tout cela n'est plus, balayé, pillé, jeté au quatre vents... Il ne me reste plus que mes yeux pour pleurer et ils le font très bien. Ce que j'avais tant redouté dès le début et finalement arrivé, je suis devenue dépendante de lui, dépendante de notre amour. Je suis comme une droguée qu'on sèvre brutalement. Je ne le supporterais pas, je suis trop faible pour cela. Il m'a apporté tant, pour tout me reprendre si vite.

Je t'aimais si fort espèce de sale con! Je t'aime si fort espèce de sale con. Je t'aimerais si fort espèce de sale con...

Le soleil se cache derrière les nuages noirs menaçant de nous déverser une pluie diluvienne. Déjà quelques gouttes solitaires viennent s'écraser sur le pare brise de la voiture lancée à plus de 210 Kms/h. à vrai dire je m'en fous, il pourrait tomber une averse digne de l'apocalypse que ça ne changerais pas grand chose. En fait je me fous de tout, plus rien n'est important. La seule chose qui l'était m'a trahi, m'a détruite, m'a anéanti... Les verbes à ajouter à la liste ne me manquent pas. L'air dans l'habitacle de la voiture me semble rare, j'étouffe parce que je ne t'ai plus au près de moi.

La ligne droite sur laquelle je me trouve me permet de faire monter le compteur à près de 230kms/h. Le virage de sorti se rapproche de plus en plus mais mon pied droit ne se décolle pas pour autant de la pédale d'accélération. La pluie assiège désormais le ciel et la route. Je vois bien le mur bordant ce tournant périlleux, en réalité je ne vois plus que lui. La distance nous séparant régresse dangereusement, alors que l'aiguille du compteur affiche toujours la même vitesse. Je sais pertinemment ce que je dois faire, mais est ce que devoir implique forcément vouloir?

Subitement les personnes importantes dans ma vie apparaissent dans mon esprit confus, les sentiments que j'éprouve pour eux s'y mêlant.

Samantha, Mélanie, Le mur, Sara, Tom, Maxime, Le mur, Quentin, Maman, Le mur, Georg, Le mur, Papa, Le mur, Gustav, Le mur, Bill, LE MUR.

C'est à peine si je ressens le choc de la carrosserie contre le béton armé. C'est à peine si je vois ma vie défiler. C'est à peine si je me sens partir. C'est à peine si je ferme les yeux pour la dernière fois. C'est à peine si je t'aime...



Et voila le dernier chapitre de ma fiction, il ne reste plus que l'épilogue maintenant...
Je n'ai pas voulu vous dire quand la fin approchait parce que j'avais peur de la gâcher.
Comme toujours j'aimerais savoir ce que vous en pensez, peut être encore plus fort que d'habitude^^.
La chute vous plait? N'oubliez pas que l'épilogue n'est pas encore là XD
Allez grossss bisous et milles mercis pour tout.

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 08:50

Modifié le samedi 19 juillet 2008 15:33

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