« Retour au blog de toumentd1vieficth31

épilogue: Lα vérité est parfois plus cruelle que n'importe quel mensonge... Alors cachons la.

épilogue: Lα vérité est parfois plus cruelle que n'importe quel mensonge... Alors cachons la.
La nuit a étendu son voile sur ma vie. De son épais brouillard elle a enveloppé mon esprit. Un combat pour la vie, un combat pour la mort. Piégée dans les abîmes de l'inconnu je nage dans des eaux troubles. Le coma m'a ouvert ses portes. Coincée dans un monde nouveau je reste amarré au mien, je ne veux pas le quitter. Mon esprit éveillé bataille avec mon corps endormi. Six mois que le duel est engagé.

De temps à autre le son de quelques mots me parvient, parfois même des phrases entières. Je ressens la présence d'âmes m'entourant. Je perçois tellement de choses si confuses... c'est comme voir le monde défiler derrière une vitre floûtée. De n'être qu'unique spectatrice d'une vie qu'on nous refuse.

Je veux quitter ces songes. J'aimerais tant sentir à nouveau l'odeur des fleurs, regarder le soleil se lever ou encore frémir sous la brise fraîche du matin. J'espère revivre le bonheur d'une simple journée entre ami, la joie de danser, l'amertume de perdre à un jeu débile. Des instants à l'allure si anodine mais qui gagnent leurs grandeurs une fois perdues.

Je veux vivre! Vivre pour moi et moi seule! Laissez moi une dernière chance. Permettez moi de prouver ma valeur.
La vie est de l'or à l'état brute, il suffit de la façonner pour qu'elle devienne un diamant. Je ne m'en rends compte que maintenant, lorsque je suis sur le point de la voir filer entre mes doigts.

Mon c½ur se met à palpiter plus fort. Le brouillard s'agite, tourbillonne autour de moi. Une chaleur m'envahie, prête à me submerger. Je la sens s'écouler dans mes veines à une vitesse fulgurante, se propageant dans chaque cellule me constituant.

Mon appel aurait-il été entendu?

Puis une lumière aveugle me frappe de plein fouet. Tout me m'apparaît blanc, sans couleur, sans vie. Mes yeux s'entre ouvrent et s'épanouis à la vue du soleil brillant de mille feux. Depuis si longtemps je rêve de ce moment. Le bout du chemin est enfin là. La vie ne m'a pas quitté en fin de compte.

Difficilement je devine une chambre d'hôpital, ces murs blancs en sont si caractéristiques. Ensuite la silhouette de plusieurs personnes s'incruste sur ma rétine encore novice. Un couple d'une quarantaine d'année me regarde avec un sourire béa accroché à leurs lèvres. À coté d'eux une petite fille aux traits doux et au regard pétillant m'observe elle aussi, accompagné d'un garçon de quelques années de plus son aîné. Mes yeux se tournent enfin sur le dernier occupant de la pièce, un jeune homme au regard profond cerné de noir et au visage angélique. Je m'attarde sur ses traits, je ne saurais dire pourquoi. Alors que je suis plongé dans ma contemplation, la femme quadragénaire se jette littéralement dans mes bras les larmes au bord des yeux.


Elle: Oh ma chérie! Tu es enfin parmi nous, nous avons eu tellement peur pour toi.

Son geste me surprend, ses mots aussi. Interdite je n'ose faire un mouvement mais ma langue, elle, se délit.

Moi: excusez moi mais qui êtes vous?

Je la sens se raidir puis défaire cette étreinte pour le moins incongrue. Elle plisse les yeux hébétée, apparemment ne comprenant pas vraiment ma question.

Elle: enfin chérie je suis ta mère! Là c'est ton père, ta s½ur, ton frère et ton petit ami. Voyons! Tu ne nous reconnais pas?

Mon regard se pose sur chacun d'entre eux. Je les détaille un à un, les scrutant avec toute la minutie dont je suis capable. Mais malheureusement leur visage ne met absolument pas familier. Je fouille dans ma mémoire n'y trouvant qu'un immense espace vide, tous mes souvenirs se sont envolés. Il n'y a plus rien...

Mon soit disant petit ami se lève alors et vient placer ses mains entre les miennes. Ses yeux se plongent dans mes pupilles encore mal habituées à la luminosité.


Lui: ne t'inquiète pas. Nous sommes ensemble maintenant. Tout va redevenir comme avant, absolument tout.

Il me sert dans ses bras. Je me sens comme protéger, en sécurité. J'y suis bien. Je ne me rappelle pas de lui mais pourtant j'ai l'impression de le connaître depuis toujours. Un sourire se dessine au coin de mes lèvres.

Après tout, qui n'a jamais rêver de tout oublier pour pouvoir recommencer une nouvelle vie?


Fin




Et voila l'épilogue... la fin d'une histoire... la fin d'un moment unique...


pix: prise ici
# Posté le dimanche 20 juillet 2008 17:51
Modifié le dimanche 20 juillet 2008 19:33

« Article précédent : chapitre 53: Vivre tue mais aimer aussi

Article suivant : La fin d'une belle histoire »